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Achat d'Astral par Bell: oui, mais à certaines conditions

04/03/2013 04:43 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Le Bureau de la concurrence du Canada a conclu un accord avec Bell et lui intime de se départir de sa participation financière dans 13 chaînes de télévision payantes et spécialisées d'Astral Media (TSX:ACM.B).

Ce sont les restrictions qu'impose le Bureau de la concurrence à Bell pour que ce dernier puisse aller de l'avant dans son projet d'achat d'Astral. La transaction souhaitée au départ par BCE (TSX:BCE), la maison mère de Bell, était de 3,38 milliards de dollars.

Cette décision majeure pour l'avenir du paysage médiatique canadien est tombée à la clôture des marchés, lundi. Il s'agit d'une étape majeure pour unir Bell à Astral, a affirmé en substance George Cope, président et chef de la direction de BCE.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) doit annoncer cette semaine la tenue de nouvelles audiences publiques sur cette transaction.

The Family Channel, Teletoon, Teletoon Retro, Disney XD, the Cartoon Network, Disney Jr. (français et anglais), Historia, Séries+, Télétoon, Télétoon Rétro, MusiquePlus et Musimax sont les chaînes dont Bell doit se désaisir.

Bell conserve en revanche des chaînes telles que le Movie Network (qui regroupe notamment HBO Canada, Canal D, Canal Vie et Super Ecran).

Le commissaire de la concurrence par interim, John Pecman, a déclaré que ces éléments de l'accord étaient essentiels pour que les consommateurs puissent avoir accès à une offre diversifiée et concurrentielle. « Les consommateurs qui paient pour la programmation télévisuelle veulent un plus grand choix, des produits plus novateurs et des prix raisonnables », affirme John Pecman.

Rappelons qu'en octobre dernier, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s'était opposé à cette offre d'achat de Bell à l'égard d'Astral Média. Le président du CRTC, Jean-Pierre Blais, avait alors statué que « BCE n'a pas apporté de preuve convaincante que la transaction profiterait aux Canadiens ».

À la suite de ce refus, Bell avait formulé une nouvelle proposition au CRTC à la mi-novembre dans l'espoir de pouvoir enfin s'emparer d'Astral. Avec cette proposition renouvelée, le géant des télécommunications canadien affirmait qu'il répondait aux préoccupations du CRTC, notamment en ce qui a trait au critère des parts d'auditoire.

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