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Option nationale : français, gratuité scolaire et armée québécoise au menu

03/03/2013 07:13 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Les militants d'Option nationale réaffirment leur volonté que le français soit la seule langue officielle et commune au Québec, et souhaitent étendre l'application de la Charte de la langue française au niveau collégiale.

Dans le cadre du cadre du congrès du parti indépendantiste qui se tient ce week-end à Montréal, les militants ont également prôné la gratuité scolaire, et ce, du primaire jusqu'à l'université.

Les membres d'Option nationale ont aussi voté une résolution pour la création d'une armée québécoise qui aurait le mandat de protéger l'intégrité territoriale du Québec.

Parmi les autres sujets abordés figure le versement éventuel d'un salaire à M. Aussant, qui serait équivalent à celui d'un député, soit environ 87 000 $.

Jean-Martin Aussant a par ailleurs été soumis à un vote de confiance des militants, bien que l'issue de ce scrutin laisse peu doute quant à l'appui massif du chef d'Option nationale. Les résultats seront connus un peu plus tard au cours de la journée.

Candidat défait aux dernières élections générales dans la circonscription de Nicolet-Bécancour, Jean-Martin Aussant a déjà manifesté l'intention de se présenter à Montréal lors du prochain scrutin provincial.

Samedi, l'ancien premier ministre Jacques Parizeau s'est moqué des stratégies péquistes en matière de promotion de la souveraineté, affirmant notamment que sa carte de membre du parti avait été collée sur un morceau de bois pour éviter qu'il ne « la déchire ».

« Ça fait 15 ans que j'entends les chefs successifs du Parti québécois au pouvoir dire: "On va pas utiliser les fonds publics pour promouvoir la souveraineté". Ben si vous ne voulez pas utiliser les fonds publics pour promouvoir la souveraineté, pourquoi êtes-vous là? » a demandé l'ancien premier ministre péquiste à la foule de militants souverainistes.

« On se sert de l'appareil gouvernemental pour réaliser ses fins », a-t-il lancé.

M. Parizeau critiquait le fait que le Parti québécois veut promouvoir l'option souverainiste en tant que parti, mais que le gouvernement péquiste, de son côté, n'a pas l'intention d'utiliser les fonds publics pour le faire en tant que gouvernement.

Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, pense la même chose. Interrogé en point de presse à savoir si le gouvernement Marois avait la légitimité pour dépenser les deniers publics afin de mousser l'option souverainiste, M. Aussant a déploré que le gouvernement ne veuille pas parler activement de souveraineté. « Ça a vraiment l'air d'une tentative de garder les militants au PQ pour ne pas qu'ils s'en aillent », croit-il.

Fondé en octobre 2011, le parti Option nationale a obtenu un peu moins de 2 % des votes lors des élections générales du 4 septembre dernier. La formation politique compte quelque 8 000 membres.

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