NOUVELLES

Mur budgétaire : Obama presse le Congrès de s'entendre

02/03/2013 01:46 EST | Actualisé 01/05/2013 05:12 EDT

Le président américain a profité de son allocution hebdomadaire à la radio et sur le web pour exhorter les élus républicains et démocrates au dialogue afin de sortir le pays de la crise budgétaire.

Barack Obama appelle les élus au Congrès à remplacer les compressions automatiques de 85 milliards de dollars dans le budget par une approche équilibrée qui combinerait une réforme de l'aide sociale à des coupes budgétaires « intelligentes ». Au cours des sept prochains mois, les compressions toucheront en particulier les secteurs de la défense, de la santé et de l'éducation.

« Ces compressions ne sont pas intelligentes. Elles nuiront à notre économie et nous coûteront des emplois. Et le Congrès peut les désactiver à tout moment, dès que les deux parties sont prêtes à faire des compromis », affirme d'entrée de jeu le président dans son allocution.

Les compressions sont entrées en vigueur vendredi soir puisque le président et le Congrès n'ont pas réussi à s'entendre avant la date butoir.

Vraisemblablement déçu, Barack Obama affirme dans son allocution que le gel budgétaire était la « dernière chose » dont avaient besoin les États-Unis, qui se remettent à peine de la « pire crise économique de nos vies ».

Le président américain met en garde contre un « effet d'entraînement » dans l'économie qui serait, selon lui, provoqué par les compressions dans les dépenses militaires et qui pourrait affecter jusqu'à 750 000 emplois.

Impact sur l'économie canadienne

Par ailleurs, le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a trouvé « regrettable » que les États-Unis soient plongés à nouveau dans une crise budgétaire. Il a suggéré aux Américains de mettre en place un projet économique aussi solide que celui du Canada.

Le ministre Flaherty s'est également dit inquiet, vendredi, de l'impact que pourraient avoir sur les exportations canadiennes les importantes compressions. Selon lui, elles pourraient entraîner la mise à pied d'agents frontaliers, ce qui ralentirait le commerce entre le Canada et les États-Unis.

PLUS:rc