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Marc Garneau critique sévèrement Justin Trudeau pour sa déclaration sur la clarté référendaire

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CP

OTTAWA - Le candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC) Marc Garneau a ajouté le manque d'expérience et de maturité à la liste des manquements présumés du meneur de la course, Justin Trudeau.

M. Garneau, qui, la semaine dernière, avait accusé M. Trudeau d'avoir bien peu à offrir, sinon des platitudes, affirme désormais que son rival a inutilement mis en colère les souverainistes québécois.

Selon lui, Justin Trudeau a fait une «erreur de débutant» lorsqu'il a suggéré qu'au moins 66 pour cent des Québécois devraient voter en faveur de la souveraineté avant que le gouvernement fédéral n'accepte de négocier une sécession.

M. Trudeau a fait cette remarque — avant de la clarifier par la suite — en réponse à une question d'un étudiant de l'Université McGill, mercredi.

Selon M. Garneau, M. Trudeau aurait simplement dû réitérer son appui envers la Loi sur la clarté référendaire, qui stipule qu'une «majorité claire» est nécessaire, et enchaîner ensuite sur les questions économiques qui intéressent beaucoup plus les Québécois.

Cela, a-t-il dit, aurait été une approche plus «mature».

«Je crois qu'il s'agissait d'une gaffe de débutant de la part de Justin, le fait de se retrouver coincé là-dedans», a dit M. Garneau lors d'une entrevue, jeudi.

«Ce qu'il a fait, c'est de donner une occasion aux souverainistes de s'indigner», a-t-il ajouté.

«Je crois qu'une approche plus mature, si je peux me permettre, aurait consisté à se concentrer sur les questions qui importent vraiment aux yeux des Québécois... et ne pas se laisser entraîner dans tout cela.»

Justin Trudeau a été entraîné sur le terrain référendaire après avoir été interrogé à propos de l'idée néo-démocrate consistant à remplacer la Loi sur la clarté par une autre indiquant qu'une seule majorité simple serait nécessaire pour enclencher des négociations sur une sécession.

«Nous devrions au moins avoir le même pourcentage nécessaire pour modifier la constitution du Nouveau Parti démocratique, qui est de 66 pour cent», a-t-il déclaré.

Plus tard, le politicien a spécifié qu'il appuyait la Loi sur la clarté qui, dit-il est basée sur le conseil de la Cour suprême, selon qui le seuil «est une décision politique qui devrait être prise en temps et lieu» après un vote de référendum, en tenant compte du taux de participation et d'autres facteurs.

La première ministre québécoise Pauline Marois a qualifié de provocation la remarque de Justin Trudeau. Le ministre des Affaires intergouvernementales Alexandre Cloutier a pour sa part parlé d'une déclaration «irresponsable», «anti-démocratique», contraire à la loi et à l'histoire québécoises, en plus d'être irrespectueuse des Québécois.

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