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Saint-Valentin: le mariage d'une jeune femme avec l'assassin de sa sœur jumelle choque l'Argentine

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ARGENTINE FAIT DIVERS
Victor Cingolani (à gauche) a été condamné à 13 ans de prison pour le meurtre de la soeur d'Edith Cassas (à droite). | Nuevo Dia

SAINT VALENTIN - Décidément, la Saint-Valentin cru 2013 abonde de faits-divers pour le moins macabres. Après Oscar Pistorius qui a tué sa petite-amie, voici une étrange histoire en provenance d'Argentine. Dans la petite ville de Pico Truncado, au sud de Buenos Aires, une jeune femme de 22 ans a célébré la fête des amoureux en épousant... l'homme condamné pour le meurtre de sa sœur jumelle.

"La cérémonie entre Victor Cingolani et Edith Casas a été brève, elle a duré entre 15 et 20 minutes. Il y a avait des proches du marié, mais pas d'elle", a indiqué une source aux services de l'état civil de cette ville pétrolière de 20.000 habitants.

Condamné à 13 ans de prison

À la sortie de la mairie, malgré un important dispositif de sécurité, une vingtaine de personnes ont lancé des pierres et des œufs sur le marié. Sous les huées de la foule, Victor Cingolani a été raccompagné jusqu'à la prison par plusieurs gardiens, appuyés par des agents de la police anti-émeute.

Âgé de 28 ans, l'homme a été condamné à 13 ans de prison en 2010 pour l'assassinat de Johana Casas, la sœur jumelle de sa nouvelle épouse. Lui et son complice, Marcos Diaz, avaient été les amants de la défunte.

"Johana est avec dieu, Edith avec le diable"

"Je veux former une famille avec Victor parce que je l'aime. Il est innocent, que le véritable coupable paie pour le meurtre de ma soeur!", a clamé devant la presse Edith Casas avant la cérémonie.

"Pour moi, les jumelles sont mortes. Johana est avec dieu et Edith avec le diable", a déclaré mercredi 13 février à une télévision locale Valentin Casas, le père des deux jeunes femmes, convaincu de la culpabilité de son nouveau beau-fils.

La justice a autorisé le mariage après que des examens médicaux réclamés par la mère de la jeune promise avaient conclu qu'elle ne souffrait d'aucun trouble psychologique. La cérémonie était normalement prévue pour le mois de décembre mais avait été suspendu en raison de la requête de la mère.