Les tiers partis à Québec unissent leurs forces à celle de la Fondation Rivières pour dénoncer le projet de minicentrale hydroélectrique de Val-Jalbert.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, et le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, encadraient le porte-parole de la Fondation Rivières, Pierre Leclerc, lors de la conférence de presse qu'ils ont tenue pour dénoncer les incohérences économiques, écologiques et sociales du projet de Val-Jalbert.

M. Khadir a souligné que les projets de minicentrales hydroélectriques, qu'il estime économiquement non rentables et socialement réprouvés, pourraient servir des intérêts politiques. Il s'appuie sur les travaux de la Commission parlementaire sur les surplus énergétiques pour prouver l'inutilité de ces projets. Il estime également que le projet rapportera plus d'argent aux entreprises privées qui géreront la minicentrale une fois construite qu'aux gens de la région.

Devant l'illogisme de ces projets, M. Khadir insinue que les firmes d'ingénieurs - qui ont contribué au financement de partis politiques - auraient pu jouer un rôle dans la décision gouvernementale de développer le projet.

M. Khadir invite les journalistes à examiner les firmes qui ont participé au développement du projet. Il rappelle que selon une présentation de son parti il y a deux ans, la firme Axor - qui a reconnu sa culpabilité auprès du Directeur général des élections du Québec pour des infractions en vertu de la loi sur le financement politique - s'était avérée très active dans le lobbying pour les minicentrales.

Le porte-parole de la Fondation Rivières, Pierre Leclerc, ajoute que des plaintes ont été déposées auprès du ministère des Affaires municipales alléguant des irrégularités dans l'attribution de contrats par le promoteur de la centrale, la Société d'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean. M. Leclerc a, pour sa part insisté sur le désaveu du projet par plus de la moitié de population de la région en plus de déplorer les torts qui sont infligés à l'environnement par l'assèchement de la rivière.

M. Leclerc rejette du revers de la main les explications de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, selon lesquelles le projet de Val-Jalbert est maintenu parce qu'il avait reçu toutes les autorisations requises sous le règne du Parti libéral du Québec (PLQ) « Nous voyons bien au contraire que c'est un faux prétexte et que ce gouvernement trompe toute la population en justifiant sa décision de cette manière », avance M. Leclerc.

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