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Les propriétaires des garderies non subventionnées en colère

12/02/2013 09:44 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Près de 350 garderies privées non subventionnées ont fermé leurs portes aujourd'hui. Des manifestations se déroulent à Québec et à Montréal pour dénoncer la décision du gouvernement provincial de créer des nouvelles places à 7 $ en tenant à l'écart les garderies non subventionnées.

Des 15 000 nouvelles places en garderie d'ici 2016 annoncées par la ministre de la Famille, Nicole Léger, 85 % seront allouées à des centres de la petite enfance (CPE) et 15 % à des garderies privées subventionnées. Les 700 garderies non subventionnées, qui offrent des places à un tarif de 35 $ à 40 $ par jour, ne font pas partie du plan du gouvernement Marois.

Les propriétaires de ces garderies non subventionnées se disent victimes d'injustice. Ils souhaitent au contraire que les 15 000 nouvelles places attribuées leur soient accordées.

La propriétaire de la garderie Petits Ratons à Québec, Julie Desmeules, explique que les garderies non subventionnées ont déjà les installations et les permis du ministère de la Famille. Une subvention du gouvernement leur permettrait de conserver leur clientèle. « Les enfants qui sont dans nos garderies, on ne se cachera pas que ce sont des enfants qui sont déjà en attente de place à 7 $ », explique Mme Desmeules.

Si la situation ne change pas, elle envisage des fermetures de garderies comme la sienne. « On ne sera pas capable de survivre, c'est sûr. J'ai des familles qui ont deux enfants ou trois enfants et advenant le cas qu'ils aient des places subventionnées à 7 $, c'est sûr qu'ils vont partir. »

« Vraies nouvelle places »

Cette solution ne créerait pas de nouvelles places proprement dites, mais les propriétaires de garderies non subventionnées répliquent que le gouvernement réalisera des économies substantielles qui pourront par la suite être réinvesties dans le réseau. Julie Desmeules affirme que ces économies pourraient atteindre près de 260 millions $.

Les 700 garderies non subventionnées du Québec n'ont pu participer à l'appel d'offres pour l'attribution des nouvelles places créées par le gouvernement. La ministre de la Famille a justifié sa décision en disant vouloir créer de « vraies nouvelles places » en garderie.

Les manifestations ont débuté dès midi sur la colline Parlementaire à Québec et devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois, sur la rue Sherbrooke, à Montréal.

Une pétition sera aussi déposée devant l'Assemblée nationale.

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