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Assurance-emploi : des centaines de personnes manifestent à Tracadie-Sheila

11/02/2013 06:59 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

Des centaines d'opposants à la réforme de l'assurance-emploi bloquent la circulation à Tracadie-Sheila, au Nouveau-Brunswick.

Les manifestants ont bloqué la rue Principale dès 7 h, lundi. Ils font aussi brûler des pneus pour attirer l'attention sur leur cause. Ils ont l'intention de manifester toute la journée.

Un millier de personnes se sont rassemblées le long de la rue Principale vers midi.

Des agents de la GRC surveillent attentivement les manifestants, notamment à l'aide d'un hélicoptère.

Les opposants à la réforme dans la région avaient promis d'intensifier leurs manifestations. Il s'agit de leur troisième manifestation en cinq jours dans cette ville de la Péninsule acadienne.

Dans les Maritimes, où l'on compte un grand nombre de travailleurs occupant un emploi saisonnier, les manifestations contre la réforme sont nombreuses.

En vertu des nouvelles règles, les prestataires doivent notamment mener une recherche d'emploi plus intensive. Ils doivent accepter un poste moins bien rémunéré, jusqu'à une heure en voiture de chez eux, sans quoi ils risquent de ne plus avoir droit à leurs prestations.

Le gouvernement fédéral présente la réforme comme un moyen d'aider les chômeurs à trouver du travail et de stimuler l'économie.

Les fédérations de travailleurs réclament l'abolition de la réforme

Les quatre fédérations des travailleurs de l'Atlantique ont lancé, lundi, un appel au gouvernement Harper contre la réforme de l'assurance-emploi.

Selon les présidents de ces organismes, la réforme encourage le travail à bon marché, et elle va réduire le salaire de tous les Canadiens.

Les fédérations veulent aussi que le gouvernement consulte le mouvement syndical et les travailleurs sur toute réforme à faire.

La campagne des fédérations, qui s'inspire de la Saint-Valentin, s'intitule « Ayez un coeur, M. Harper ». Le président de la fédération néo-brunswickoise, Michel Boudreau, recommande au premier ministre de réagir vite sinon, dit-il, les gens continueront d'être désespérés et auront recours à la violence.

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