POLITIQUE

L'ASSE nie qu'elle envisage le gel comme première étape vers la gratuité

11/02/2013 04:59 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT
Radio-Canada

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) déclare qu'elle est totalement opposée à un gel des frais de scolarité et réaffirme sa « volonté de marcher vers la gratuité scolaire », dans un communiqué publié lundi sur son site Internet.

L'Association étudiante réagissait ainsi à un reportage de Radio-Canada diffusé plus tôt qui affirme que l'ASSE travaille sur un « plan d'application de la gratuité scolaire » qui passerait dans un premier temps par un gel des droits de scolarité, et que cette proposition était en cours d'élaboration en vue du Sommet sur l'enseignement supérieur des 25 et 26 février.

Selon nos sources, l'ASSE travaille bel et bien en coulisse sur ce plan d'application de la gratuité scolaire. Cette proposition qui n'a pas encore été présentée aux membres sera discutée mardi à l'interne, en vue du Sommet.

L'ASSE affirme toutefois que « s'il a déjà été question d'un plan d'application, soit d'une façon de concrétiser la gratuité scolaire, ce dernier n'est jamais passé par un gel des frais de scolarité, mais plutôt par une réduction progressive des frais de scolarité financée par des alternatives fiscales ».

L'ASSE, qui représente 70 000 étudiants du cégep et de l'université, ajuste actuellement sa stratégie concernant le Sommet sur l'éducation.

Le gel comme une pente lente vers la gratuité scolaire

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) recommande de son côté que les frais soient gelés « dans une perspective de gratuité scolaire ». La Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui participera au Sommet, est également en faveur de la gratuité scolaire, mais juge nécessaire de commencer par imposer le gel s'il n'est pas possible d'établir cette gratuité maintenant.

De son côté, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, maintient que le gel demeure la solution la plus pragmatique, qui respecte à la fois la capacité de payer des étudiants et les finances publiques.

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