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Lendemain de tempête dans le nord-est des États-Unis

10/02/2013 01:17 EST | Actualisé 11/04/2013 05:12 EDT

Les citoyens de la Nouvelle-Angleterre ont commencé l'éreintante tâche de se sortir d'une puissante tempête qui a laissé quelque 90 cm de neige au sol.

Quelque 350 000 résidences et commerces étaient toujours privés d'électricité dimanche, une amélioration par rapport au bilan de samedi qui faisait état de 650 000 clients sans courant. Certains d'entre eux risquent toutefois de demeurer dans le froid et le noir pendant plusieurs jours.

Plusieurs équipes d'Hydro-Québec se sont rendues dans les États frappés par la tempête afin d'aider leurs confrères américains à rétablir le courant.

Les aéroports de New York et Boston ont repris leurs activités, alors que le transport par train devait revenir à la normale dimanche. Les opérations de déblaiement des routes étaient en cours.

Les réseaux ferroviaires doivent rester suspendus dimanche dans plusieurs États, dont le Connecticut et le Massachusetts. Les trains ont en revanche recommencé à rouler à un rythme limité, entre New York et Boston.

La circulation automobile a été interdite dans plusieurs États samedi, dont au Massachusetts et au Rhode Island.

Des voitures ont été ensevelies dans des bancs de neige. Certains résidants ont été confrontés à une neige si lourde et si imposante qu'ils ne pouvaient pas ouvrir les portes de leur demeure.

Le gouverneur de l'État du Rhode Island, Lincoln Chafee, a averti que le danger existait toujours, même si les chutes de neige avaient cessé.

Aidée par des vents soufflant, par endroits, à près de 130 km/h, la tempête a été particulièrement intense dans le populeux corridor de l'Interstate 95 entre la ville de New York et l'État du Maine. La ville de Milford, au Connecticut, a été ensevelie sous plus de 96 cm de neige, tandis qu'il en est tombé plus de 81 cm à Portland, au Maine, effaçant un record datant de 1979. Bon nombre de communautés de l'État de New York et de la Nouvelle-Angleterre ont reçu plus de 60 cm.

Mais au final, la tempête aura été moins pire que ce qu'avaient craint les météorologues, et moins sévère que le « Blizzard de 1978 », à laquelle se réfèrent encore les résidants de longue date de la Nouvelle-Angleterre lorsque vient le temps de mesurer l'ampleur d'une tempête de neige.

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