Giuseppe Borsellino a été pressé de questions sur ses liens avec le crime organisé et a été confronté à diverses allégations faites à son endroit par plusieurs témoins clés de la commission Charbonneau. Le procureur Simon Tremblay, qui mène l'interrogatoire, a eu fort à faire pour naviguer entre les contradictions, les trous de mémoire et les réponses évasives du grand patron de Construction Garnier.

L'après-midi a été essentiellement consacré aux liens que Borsellino entretient avec le crime organisé, et plus précisément avec le clan mafieux Rizzuto. Le témoin a confirmé que ses parents étaient originaires de Cattolica Eraclea, le même village sicilien que le patriarche du clan, Nicolo Rizzuto père, mais a plaidé qu'il n'avait jamais entretenu de liens avec la mafia, du moins pas sciemment.

Il a cependant admis avoir été au mariage de Léonardo Rizzuto, le fils de Vito Rizzuto, le 19 juin 1999. Il avait d'abord hésité à reconnaître sa présence à cet événement, mais a dû l'admettre après que le procureur Simon Tremblay lui a fait valoir que la GRC avait relevé son numéro de plaque d'immatriculation sur les lieux. Il a cependant dit qu'il n'était présent que parce qu'il connaissait quelqu'un dans la famille de la mariée.

« Je suis au courant que j'étais là. Comme je vous l'ai dit, ma mémoire n'est pas bonne. Ça c'est les conséquences de l'événement », a t-il plaidé, faisant allusion à une mystérieuse agression qu'il a subie en juillet 2009. L'affaire avait été évoquée plus tôt.

Il a par la suite reconnu avoir fréquenté le café Consenza, connu comme le quartier général du clan Rizzuto. Il a d'ailleurs décrit les lieux, à la demande de la commission, en soutenant n'être jamais allée dans la pièce du fond, celle où des échanges d'argent entre des entrepreneurs et des membres du clan Rizzuto avaient lieu, selon des vidéos filmées lors de l'opérations Colisée. La GRC avait d'ailleurs noté la présence de véhicules de sa compagnie lors de cette opération.

Giuseppe Borsellino soutient qu'il a déjà payé des billets pour des événements sociaux reliés au financement de l'Association Cattolica Eraclea, mais qu'il n'a jamais versé d'argent au clan Rizzuto ou à d'autres entrepreneurs. « Je n'ai jamais payé de cotes. J'aurais mieux aimé donner les clefs de mon entreprise », a-t-il affirmé.

Au sujet de Vito Rizzuto, il dira l'avoir croisé au club de golf Le Blainvillier dont ils étaient tous les deux membres, sans plus.

Une agression aux motifs qui échappent à Borsellino

Un peu plus tôt, le patron de Construction Garnier a raconté qu'il avait été battu à la sortie de son bureau par trois hommes en juillet 2009. Bien qu'il a subi des fractures et que son visage a dû être reconstruit lors d'une intervention d'une durée de sept heures, il n'a jamais porté plainte à la police, préférant, dit-il, poursuivre ses affaires habituelles.

Le procureur et les commissaires l'ont longuement interrogé sur les raisons expliquant cette agression. Borsellino a évoqué pêle-mêle une multitude d'hypothèses pouvant l'expliquer : un contrat qu'il n'aurait pas dû obtenir, des comptes impayés, le fait qu'il venait de faire d'importants investissements dans des équipements de pavage, etc. Il n'a pas exclu que l'affaire soit liée à la mafia non plus.

Il a alors admis que la mafia pouvait avoir infiltré dans des entreprises de construction, tout en prenant bien soin de dire qu'il n'avait aucune preuve de ça, et qu'il n'en a jamais été témoin. L'information, a-t-il dit, lui venait des médias, ou de « rumeurs » que lui rapportaient des amis.

Des contrats de Garnier qui soulèvent des question sur le Rive-Nord

Giuseppe Borsellino a aussi interrogé sur ses liens avec la Ville de Laval, où se trouve le siège social de Garnier Construction. Il a dit avoir fait une poignée de contrats, mais sans plus. Il a allégué que les plans et devis, préparés par des firmes de génie privés, n'étaient pas bons, ce qui l'empêchait de faire des profits.

Il a admis qu'il était un bon ami de l'entrepreneur René Mergl, qui lui a des contrats à Laval, mais a affirmé qu'il ne lui a jamais demandé comment lui s'y prenait pour faire des affaires avec la Ville. « Il s'arrange avec ses affaires », a-t-il dit. « Je n'ai pas à lui demander. C'est comme ça. », a-t-il fait valoir.

Le procureur Simon Tremblay a aussi fait une longue démonstration visant à prouver que Giuseppe Borsellino avait offert un tracteur en 2000 à Daniel Mayer, maire de Lachute et président de la Régie intermunicipale Argenteuil-Deux-Montagnes. Documents à l'appui, le procureur Tremblay a suggéré que le cadeau avait été offert dans le cadre d'un contrat de gestion des déchets que Garnier avait obtenu à la Régie.

Le témoin a nié toute irrégularité dans cette histoire. Il a admis avoir loué un tracteur Kubota pour un prix plus élevé qu'il n'aurait dû - près de 35 000 $ pour six mois, ce qui équivaut au prix d'un tracteur neuf -, et qu'il l'avait retourné au locateur. Il a soutenu que le maire l'avait informé que son frère se cherchait un tracteur, et qu'il lui avait dit qu'il venait d'en retourner un, mais sans plus.

Le procureur Tremblay traque les contradictions de Borsellino

Le procureur Simon Tremblay a, ce matin, fait ressortir de nombreuses contradictions dans le témoignage de Giuseppe « Joe » Borsellino.Le procureur est revenu sur une série de contrats de Garnier Construction avec la Ville, évoqués hier, dont l'annulation présumée par Montréal aurait décidé M. Borsellino à inviter l'ex-grand patron des travaux publics Robert Marcil en Italie, en 2008.

M. Borsellino a soutenu aujourd'hui encore que l'objectif de l'invitation était d'améliorer ses relations avec la Ville.

Mais passant les contrats les uns après les autres, le procureur Tremblay a plutôt fait ressortir que sept d'entre eux provenaient en fait de l'arrondissement St-Laurent, et donc ne relevaient pas de M. Marcil qui oeuvrait à la Ville-Centre.

« Sur les dix contrats qui justifient vos mauvaises relations avec la Ville seulement trois contrats relevaient de M. Marcil » — Le procureur Simon Tremblay

Il a aussi fait remarquer qu'un des contrats à Montréal, pour la mise aux normes d'une pataugeoire, n'avait en fait pas été annulé, mais que Garnier avait plutôt été disqualifié, sa soumission n'étant pas conforme. La commission a par ailleurs démontré que M. Borsellino a bien obtenu le contrat pour un égout boulevard Gouin en 2005, mais un an plus tard. Il avait été annulé dans un premier temps, mais par souci d'économie.

M. Borsellino admet sinon avoir truqué un contrat sans Gilles Surprenant, qu'il a présenté hier comme l'organisateur de la collusion. Ce contrat pour un collecteur d'égout sur le boulevard Maurice-Duplessis a été annulé parce que son coût s'est révélé 83 % plus élevé que l'estimation initiale.

Le procureur Tremblay conclut que le voyage en Italie était en fait une récompense à M. Marcil pour le contrat de 5,5 M$ de 2007 pour réparer de toute urgence une conduite d'eau sur la rue Sherbrooke. M. Borsellino rejette catégoriquement cette hypothèse.

Me Tremblay a par la suite interrogé M. Borsellino sur quelque onze contrats obtenus par Garnier à la Ville de Montréal, qui ont été identifiés comme ayant été truqués par Gilles Surprenant, sinon Michel Leclerc ou Lino Zambito.

Le propriétaire de Garnier reconnaît que la plupart étaient truqués, mais ne se rappelle jamais des montants remis à l'ingénieur Surprenant et, pour un nombre moindre de contrats, à l'ingénieur Luc Leclerc.

M. Borsellino estime avoir peut-être donné, en tout, 100 000 $ à Gilles Surprenant entre 1995 et 2003-2004. Il dit avoir alors arrêté de le payer : « nous avons décidé (Garnier) de ne plus faire affaire avec lui » a-t-il dit, après avoir pourtant soutenu plus tôt qu'il n'avait pas le choix.

La commissaire Charbonneau lui suggère que c'est plutôt parce que les prix étaient désormais assez gonflés, ce qui rendait superflu le rôle de M. Surprenant.

Il juge par ailleurs que le montant de 115 000 $ en pots-de-vin mentionné par Luc Leclerc, ex-ingénieur à la Ville de Montréal, a du sens. Il croit l'avoir payé sur environ 80 % des contrats que M. Leclerc a faits avec Garnier. Il précise qu'il a aussi fait des travaux à rabais au restaurant de la fille de Luc Leclerc. Il affirme lui avoir aussi déjà donné « quelque fois » la clé d'un appartement qu'il détient à Montréal.

Giuseppe Borsellino a par ailleurs affirmé qu'il avait très probablement déjà donné de l'argent à Gilles Vézina, qui dirige l'équipe chargée de la surveillance des travaux à la Ville de Montréal. Soucieux de tempérer ses propos, il a ensuite ajouté : « c'est sûr que je ne m'en souviens pas ».

Borsellino nie avoir intimidé quiconque

En fin de matinée, Giuseppe Borsellino a nié avoir intimidé qui que ce soit pour obtenir un contrat. Il a notamment contesté la version des faits livrés par l'entrepreneur Michel Leclerc de Terramex, au sujet d'un contrat d'aménagement sur la place Jacques-Cartier, dans le Vieux-Montréal, en 1997.

Michel Leclerc a raconté que Borsellino lui avait demandé de ne pas soumisionner parce qu'il « avait décidé que c'était à lui ». L'entrepreneur disait que, devant son refus, Borsellino l'avait prévenu qu'il s'en venait à ses bureaux. Leclerc avait alors fui pour la fin de semaine, mais avait réalisé au retour, lundi matin, qu'un camion de Garnier était stationné devant ses bureaux.

Borsellino soutient qu'il a effectivement appelé Leclerc pour lui demander de déposer une soumission de complaisance dans ce dossier et qu'un camion de sa compagnie s'était bel et bien posté devant les locaux de Terramex, mais nie l'avoir intimidé ou harcelé.

Pressé de questions par le procureur Tremblay et la commissaire Charbonneau, il a expliqué que les gens qui étaient dans le camion avaient pour mission de déterminer si Michel Leclerc allait bel et bien soumissionner pour ce contrat. Il dit que Garnier avait préparé deux prix : un gonflé, en cas où Terramex ne soumissionnait pas; et l'autre réel, si le contrat devait être accordé en libre compétition.

Lors de son témoignage à ce sujet, Michel Leclerc avait aussi dit que Joe Borsellino était même allé jusqu'à sonner chez son associé à Rawdon lors de la fin de semaine. La commission ne l'a cependant pas interrogé à ce sujet.

Borsellino a également nié d'autres allégations de Michel Leclerc. Il a notamment démenti l'avoir intercepté dans son camion quelques mois plus tard pour le convaincre de lui laisser un contrat que Terramex a obtenu. Il a dit lui avoir offert un prix pour faire le travail à sa place, mais a démenti lui avoir offert 50 000 $ pour qu'il se « tasse ». Il dit n'avoir jamais offert d'argent à un entrepreneur à cette fin.

L'entrepreneur a aussi nié toute participation à un système de collusion dans le domaine de l'aménagement des parcs. Michel Leclec avait affirmé qu'il faisait partie des instigateurs de ce système.

Le procureur Tremblay a aussi demandé au témoin s'il avait déjà intimidé le promoteur immobilier David Owen pour qu'il retire une offre d'achat pour un terrain situé à l'angle de Charlotte et Berger. Borsellino a nié toute l'histoire. Il dit avoir simplement demandé à David Owen de ne pas présenter d'offre s'il n'était pas intéressé. « Je n'ai pas intimidé M. Owen », a-t-il assuré.

Le procureur Tremblay a tendu une autre perche au témoin. Il lui a demandé si sa compagnie ou lui ont pu faire un dépôt de 1,84 million de dollars dans une succursale de la Banque Nationale le 25 novembre 2004. Le témoin a répondu qu'il ne se souvenait pas de ça.

« Et si vous avez un document prouvant le contraire, vous allez dire oui? », lui a alors lancé la commissaire Charbonneau, visiblement impatientée par les trous de mémoire et les réponses évasives du témoin.

Milioto dans la salle d'audiences

L'ex-dirigeant de Mivela Construction, Nicolo Milioto, assiste aux audiences de la commission Charbonneau mercredi. Il était également présent mardi. Son témoignage semble imminent, bien que la commission assure qu'il ne sera pas appelé à la barre après le témoignage de Borsellino.

L'enquêteur Eric Vecchio a déclaré l'automne dernier que Nicolo Milioto était l'intermédiaire entre les entrepreneurs en construction et le clan mafieux Rizzuto. Il a d'ailleurs été aperçu 236 fois au café Consenza, quartier général du clan, lors de l'opération Colisée.

Lino Zambito a déjà affirmé que c'est à lui qu'il remettait une ristourne de 2,5 % destinée à la mafia, et une autre de 3 % pour Union Montréal. Michel Leclerc et Martin Dumont ont tous deux dit qu'ils avaient été intimidés par Milioto.

Par ailleurs, le débat entre les avocats des médias, et les procureurs du Directeur des poursuites criminelles et pénales et de la commission sur l'opportunité de lever en tout ou en partie l'ordonnance de non-publication qui touche plusieurs témoignages portant sur l'affaire Faubourg Contrecoeur devrait avoir lieu jeudi.

Une telle ordonnance frappe actuellement une partie des témoignages de Michel Lalonde, PDG de Genius, et de Joseph Farinacci, ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, ainsi que l'ensemble du témoignage de Jacques Victor, un spécialiste en appel d'offres.

Mardi, M. Borsellino a reconnu que des entrepreneurs montréalais ont fait de la collusion pour se répartir des contrats de la Ville dès 1995 et que le système a pris de l'ampleur au tournant du siècle. Il soutient cependant que l'idée de mettre en place le système revient à Gilles Surprenant, un ingénieur qui a longtemps préparé les plans et devis pour les projets d'égouts à la Ville avant de prendre sa retraite en novembre 2009.

Les commissaires et le procureur Simon Tremblay n'ont pas caché qu'ils doutaient fort de cette version des faits, très différente de celle livrée par Gilles Surprenant lui-même en octobre dernier.

En matinée, la commission avait mis en évidence les liens étroits entre Giuseppe Borsellino et l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Des écoutes électroniques réalisées pendant l'opération Diligence ont clairement établi que les deux hommes brassaient des affaires ensemble.

Le procureur Tremblay s'est longuement attardé au voyage en Italie que Giuseppe Borsellino a fait à l'automne 2008 avec Jocelyn Dupuis, Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

Il a révélé que Daniel Toutant, PDG du consortium qui exploite le pont de l'autoroute 25 reliant Montréal et Laval, s'était joint au groupe à Florence, où il a passé deux nuits. Des documents d'une agence de voyages présentés par la commission indiquent que Borsellino a payé sa chambre d'hôtel.

Le nom de Giuseppe Borsellino avait été évoqué à plusieurs reprises devant la commission Charbonneau par de nombreux témoins.

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  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)