Giuseppe Borsellino a été pressé de questions sur ses liens avec le crime organisé et a été confronté à diverses allégations faites à son endroit par plusieurs témoins clés de la commission Charbonneau. Le procureur Simon Tremblay, qui mène l'interrogatoire, a eu fort à faire pour naviguer entre les contradictions, les trous de mémoire et les réponses évasives du grand patron de Construction Garnier.

L'après-midi a été essentiellement consacré aux liens que Borsellino entretient avec le crime organisé, et plus précisément avec le clan mafieux Rizzuto. Le témoin a confirmé que ses parents étaient originaires de Cattolica Eraclea, le même village sicilien que le patriarche du clan, Nicolo Rizzuto père, mais a plaidé qu'il n'avait jamais entretenu de liens avec la mafia, du moins pas sciemment.

Il a cependant admis avoir été au mariage de Léonardo Rizzuto, le fils de Vito Rizzuto, le 19 juin 1999. Il avait d'abord hésité à reconnaître sa présence à cet événement, mais a dû l'admettre après que le procureur Simon Tremblay lui a fait valoir que la GRC avait relevé son numéro de plaque d'immatriculation sur les lieux. Il a cependant dit qu'il n'était présent que parce qu'il connaissait quelqu'un dans la famille de la mariée.

« Je suis au courant que j'étais là. Comme je vous l'ai dit, ma mémoire n'est pas bonne. Ça c'est les conséquences de l'événement », a t-il plaidé, faisant allusion à une mystérieuse agression qu'il a subie en juillet 2009. L'affaire avait été évoquée plus tôt.

Il a par la suite reconnu avoir fréquenté le café Consenza, connu comme le quartier général du clan Rizzuto. Il a d'ailleurs décrit les lieux, à la demande de la commission, en soutenant n'être jamais allée dans la pièce du fond, celle où des échanges d'argent entre des entrepreneurs et des membres du clan Rizzuto avaient lieu, selon des vidéos filmées lors de l'opérations Colisée. La GRC avait d'ailleurs noté la présence de véhicules de sa compagnie lors de cette opération.

Giuseppe Borsellino soutient qu'il a déjà payé des billets pour des événements sociaux reliés au financement de l'Association Cattolica Eraclea, mais qu'il n'a jamais versé d'argent au clan Rizzuto ou à d'autres entrepreneurs. « Je n'ai jamais payé de cotes. J'aurais mieux aimé donner les clefs de mon entreprise », a-t-il affirmé.

Au sujet de Vito Rizzuto, il dira l'avoir croisé au club de golf Le Blainvillier dont ils étaient tous les deux membres, sans plus.

Une agression aux motifs qui échappent à Borsellino

Un peu plus tôt, le patron de Construction Garnier a raconté qu'il avait été battu à la sortie de son bureau par trois hommes en juillet 2009. Bien qu'il a subi des fractures et que son visage a dû être reconstruit lors d'une intervention d'une durée de sept heures, il n'a jamais porté plainte à la police, préférant, dit-il, poursuivre ses affaires habituelles.

Le procureur et les commissaires l'ont longuement interrogé sur les raisons expliquant cette agression. Borsellino a évoqué pêle-mêle une multitude d'hypothèses pouvant l'expliquer : un contrat qu'il n'aurait pas dû obtenir, des comptes impayés, le fait qu'il venait de faire d'importants investissements dans des équipements de pavage, etc. Il n'a pas exclu que l'affaire soit liée à la mafia non plus.

Il a alors admis que la mafia pouvait avoir infiltré dans des entreprises de construction, tout en prenant bien soin de dire qu'il n'avait aucune preuve de ça, et qu'il n'en a jamais été témoin. L'information, a-t-il dit, lui venait des médias, ou de « rumeurs » que lui rapportaient des amis.

Des contrats de Garnier qui soulèvent des question sur le Rive-Nord

Giuseppe Borsellino a aussi interrogé sur ses liens avec la Ville de Laval, où se trouve le siège social de Garnier Construction. Il a dit avoir fait une poignée de contrats, mais sans plus. Il a allégué que les plans et devis, préparés par des firmes de génie privés, n'étaient pas bons, ce qui l'empêchait de faire des profits.

Il a admis qu'il était un bon ami de l'entrepreneur René Mergl, qui lui a des contrats à Laval, mais a affirmé qu'il ne lui a jamais demandé comment lui s'y prenait pour faire des affaires avec la Ville. « Il s'arrange avec ses affaires », a-t-il dit. « Je n'ai pas à lui demander. C'est comme ça. », a-t-il fait valoir.

Le procureur Simon Tremblay a aussi fait une longue démonstration visant à prouver que Giuseppe Borsellino avait offert un tracteur en 2000 à Daniel Mayer, maire de Lachute et président de la Régie intermunicipale Argenteuil-Deux-Montagnes. Documents à l'appui, le procureur Tremblay a suggéré que le cadeau avait été offert dans le cadre d'un contrat de gestion des déchets que Garnier avait obtenu à la Régie.

Le témoin a nié toute irrégularité dans cette histoire. Il a admis avoir loué un tracteur Kubota pour un prix plus élevé qu'il n'aurait dû - près de 35 000 $ pour six mois, ce qui équivaut au prix d'un tracteur neuf -, et qu'il l'avait retourné au locateur. Il a soutenu que le maire l'avait informé que son frère se cherchait un tracteur, et qu'il lui avait dit qu'il venait d'en retourner un, mais sans plus.

Le procureur Tremblay traque les contradictions de Borsellino

Le procureur Simon Tremblay a, ce matin, fait ressortir de nombreuses contradictions dans le témoignage de Giuseppe « Joe » Borsellino.Le procureur est revenu sur une série de contrats de Garnier Construction avec la Ville, évoqués hier, dont l'annulation présumée par Montréal aurait décidé M. Borsellino à inviter l'ex-grand patron des travaux publics Robert Marcil en Italie, en 2008.

M. Borsellino a soutenu aujourd'hui encore que l'objectif de l'invitation était d'améliorer ses relations avec la Ville.

Mais passant les contrats les uns après les autres, le procureur Tremblay a plutôt fait ressortir que sept d'entre eux provenaient en fait de l'arrondissement St-Laurent, et donc ne relevaient pas de M. Marcil qui oeuvrait à la Ville-Centre.

« Sur les dix contrats qui justifient vos mauvaises relations avec la Ville seulement trois contrats relevaient de M. Marcil » — Le procureur Simon Tremblay

Il a aussi fait remarquer qu'un des contrats à Montréal, pour la mise aux normes d'une pataugeoire, n'avait en fait pas été annulé, mais que Garnier avait plutôt été disqualifié, sa soumission n'étant pas conforme. La commission a par ailleurs démontré que M. Borsellino a bien obtenu le contrat pour un égout boulevard Gouin en 2005, mais un an plus tard. Il avait été annulé dans un premier temps, mais par souci d'économie.

M. Borsellino admet sinon avoir truqué un contrat sans Gilles Surprenant, qu'il a présenté hier comme l'organisateur de la collusion. Ce contrat pour un collecteur d'égout sur le boulevard Maurice-Duplessis a été annulé parce que son coût s'est révélé 83 % plus élevé que l'estimation initiale.

Le procureur Tremblay conclut que le voyage en Italie était en fait une récompense à M. Marcil pour le contrat de 5,5 M$ de 2007 pour réparer de toute urgence une conduite d'eau sur la rue Sherbrooke. M. Borsellino rejette catégoriquement cette hypothèse.

Me Tremblay a par la suite interrogé M. Borsellino sur quelque onze contrats obtenus par Garnier à la Ville de Montréal, qui ont été identifiés comme ayant été truqués par Gilles Surprenant, sinon Michel Leclerc ou Lino Zambito.

Le propriétaire de Garnier reconnaît que la plupart étaient truqués, mais ne se rappelle jamais des montants remis à l'ingénieur Surprenant et, pour un nombre moindre de contrats, à l'ingénieur Luc Leclerc.

M. Borsellino estime avoir peut-être donné, en tout, 100 000 $ à Gilles Surprenant entre 1995 et 2003-2004. Il dit avoir alors arrêté de le payer : « nous avons décidé (Garnier) de ne plus faire affaire avec lui » a-t-il dit, après avoir pourtant soutenu plus tôt qu'il n'avait pas le choix.

La commissaire Charbonneau lui suggère que c'est plutôt parce que les prix étaient désormais assez gonflés, ce qui rendait superflu le rôle de M. Surprenant.

Il juge par ailleurs que le montant de 115 000 $ en pots-de-vin mentionné par Luc Leclerc, ex-ingénieur à la Ville de Montréal, a du sens. Il croit l'avoir payé sur environ 80 % des contrats que M. Leclerc a faits avec Garnier. Il précise qu'il a aussi fait des travaux à rabais au restaurant de la fille de Luc Leclerc. Il affirme lui avoir aussi déjà donné « quelque fois » la clé d'un appartement qu'il détient à Montréal.

Giuseppe Borsellino a par ailleurs affirmé qu'il avait très probablement déjà donné de l'argent à Gilles Vézina, qui dirige l'équipe chargée de la surveillance des travaux à la Ville de Montréal. Soucieux de tempérer ses propos, il a ensuite ajouté : « c'est sûr que je ne m'en souviens pas ».

Borsellino nie avoir intimidé quiconque

En fin de matinée, Giuseppe Borsellino a nié avoir intimidé qui que ce soit pour obtenir un contrat. Il a notamment contesté la version des faits livrés par l'entrepreneur Michel Leclerc de Terramex, au sujet d'un contrat d'aménagement sur la place Jacques-Cartier, dans le Vieux-Montréal, en 1997.

Michel Leclerc a raconté que Borsellino lui avait demandé de ne pas soumisionner parce qu'il « avait décidé que c'était à lui ». L'entrepreneur disait que, devant son refus, Borsellino l'avait prévenu qu'il s'en venait à ses bureaux. Leclerc avait alors fui pour la fin de semaine, mais avait réalisé au retour, lundi matin, qu'un camion de Garnier était stationné devant ses bureaux.

Borsellino soutient qu'il a effectivement appelé Leclerc pour lui demander de déposer une soumission de complaisance dans ce dossier et qu'un camion de sa compagnie s'était bel et bien posté devant les locaux de Terramex, mais nie l'avoir intimidé ou harcelé.

Pressé de questions par le procureur Tremblay et la commissaire Charbonneau, il a expliqué que les gens qui étaient dans le camion avaient pour mission de déterminer si Michel Leclerc allait bel et bien soumissionner pour ce contrat. Il dit que Garnier avait préparé deux prix : un gonflé, en cas où Terramex ne soumissionnait pas; et l'autre réel, si le contrat devait être accordé en libre compétition.

Lors de son témoignage à ce sujet, Michel Leclerc avait aussi dit que Joe Borsellino était même allé jusqu'à sonner chez son associé à Rawdon lors de la fin de semaine. La commission ne l'a cependant pas interrogé à ce sujet.

Borsellino a également nié d'autres allégations de Michel Leclerc. Il a notamment démenti l'avoir intercepté dans son camion quelques mois plus tard pour le convaincre de lui laisser un contrat que Terramex a obtenu. Il a dit lui avoir offert un prix pour faire le travail à sa place, mais a démenti lui avoir offert 50 000 $ pour qu'il se « tasse ». Il dit n'avoir jamais offert d'argent à un entrepreneur à cette fin.

L'entrepreneur a aussi nié toute participation à un système de collusion dans le domaine de l'aménagement des parcs. Michel Leclec avait affirmé qu'il faisait partie des instigateurs de ce système.

Le procureur Tremblay a aussi demandé au témoin s'il avait déjà intimidé le promoteur immobilier David Owen pour qu'il retire une offre d'achat pour un terrain situé à l'angle de Charlotte et Berger. Borsellino a nié toute l'histoire. Il dit avoir simplement demandé à David Owen de ne pas présenter d'offre s'il n'était pas intéressé. « Je n'ai pas intimidé M. Owen », a-t-il assuré.

Le procureur Tremblay a tendu une autre perche au témoin. Il lui a demandé si sa compagnie ou lui ont pu faire un dépôt de 1,84 million de dollars dans une succursale de la Banque Nationale le 25 novembre 2004. Le témoin a répondu qu'il ne se souvenait pas de ça.

« Et si vous avez un document prouvant le contraire, vous allez dire oui? », lui a alors lancé la commissaire Charbonneau, visiblement impatientée par les trous de mémoire et les réponses évasives du témoin.

Milioto dans la salle d'audiences

L'ex-dirigeant de Mivela Construction, Nicolo Milioto, assiste aux audiences de la commission Charbonneau mercredi. Il était également présent mardi. Son témoignage semble imminent, bien que la commission assure qu'il ne sera pas appelé à la barre après le témoignage de Borsellino.

L'enquêteur Eric Vecchio a déclaré l'automne dernier que Nicolo Milioto était l'intermédiaire entre les entrepreneurs en construction et le clan mafieux Rizzuto. Il a d'ailleurs été aperçu 236 fois au café Consenza, quartier général du clan, lors de l'opération Colisée.

Lino Zambito a déjà affirmé que c'est à lui qu'il remettait une ristourne de 2,5 % destinée à la mafia, et une autre de 3 % pour Union Montréal. Michel Leclerc et Martin Dumont ont tous deux dit qu'ils avaient été intimidés par Milioto.

Par ailleurs, le débat entre les avocats des médias, et les procureurs du Directeur des poursuites criminelles et pénales et de la commission sur l'opportunité de lever en tout ou en partie l'ordonnance de non-publication qui touche plusieurs témoignages portant sur l'affaire Faubourg Contrecoeur devrait avoir lieu jeudi.

Une telle ordonnance frappe actuellement une partie des témoignages de Michel Lalonde, PDG de Genius, et de Joseph Farinacci, ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, ainsi que l'ensemble du témoignage de Jacques Victor, un spécialiste en appel d'offres.

Mardi, M. Borsellino a reconnu que des entrepreneurs montréalais ont fait de la collusion pour se répartir des contrats de la Ville dès 1995 et que le système a pris de l'ampleur au tournant du siècle. Il soutient cependant que l'idée de mettre en place le système revient à Gilles Surprenant, un ingénieur qui a longtemps préparé les plans et devis pour les projets d'égouts à la Ville avant de prendre sa retraite en novembre 2009.

Les commissaires et le procureur Simon Tremblay n'ont pas caché qu'ils doutaient fort de cette version des faits, très différente de celle livrée par Gilles Surprenant lui-même en octobre dernier.

En matinée, la commission avait mis en évidence les liens étroits entre Giuseppe Borsellino et l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Des écoutes électroniques réalisées pendant l'opération Diligence ont clairement établi que les deux hommes brassaient des affaires ensemble.

Le procureur Tremblay s'est longuement attardé au voyage en Italie que Giuseppe Borsellino a fait à l'automne 2008 avec Jocelyn Dupuis, Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

Il a révélé que Daniel Toutant, PDG du consortium qui exploite le pont de l'autoroute 25 reliant Montréal et Laval, s'était joint au groupe à Florence, où il a passé deux nuits. Des documents d'une agence de voyages présentés par la commission indiquent que Borsellino a payé sa chambre d'hôtel.

Le nom de Giuseppe Borsellino avait été évoqué à plusieurs reprises devant la commission Charbonneau par de nombreux témoins.

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  • François Beaudry

    Le ministère des Transports du Québec avait été mis au parfum dès 2002-2003 par une taupe de l'existence d'un vaste stratagème de collusion impliquant des entrepreneurs de la grande région de Montréal, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/05/05/francois-beaudry-commission-charbonneau_n_5266575.html" target="_blank">a rappelé François Beaudry, un ancien du MTQ</a> qui s'était déjà longuement confié à l'émission <em>Enquête</em>.

  • Florent Gagné

    L'ancien sous-ministre estime que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/25/commission-charbonneau-florent-gagne_n_5212672.html" target="_blank">les critiques adressées au MTQ quant à son manque de vigueur</a> dans la lutte à la collusion au fil des ans sont injustes.

  • Paul-André Fournier

    L'ex-directeur des travaux pour le MTQ à Montréal admet, à la suite de son subordonné Claude Paquet, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/24/ceic-bpr-fraude_n_5206017.html" target="_blank">avoir négocié avec les plus bas soumissionnaires</a> pour deux contrats accordés dans le dossier de la réfection du rond-point l'Acadie afin d'obtenir des réductions de prix, à la demande du sous-ministre adjoint Liguori Hinse, voire du sous-ministre.

  • Robert Marcil

    L'ex-employé de la Ville de Montréal Robert Marcil a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/23/robert-marcil-plaide-coupable-ordre-ingenieurs-commission-charbonneau_n_5198734.html" target="_blank">plaidé coupable d'infractions déontologiques</a> devant le comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs. Il avait témoigné devant la CEIC en février et avait reconnu son «manque de jugement».

  • Claude Paquet

    L'ancien chef de service des projets à la direction territoriale de Montréal du ministère des Transports du Québec a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/17/commission-charbonneau-peche-claude-paquet-ex-cadre-mtq_n_5169126.html" target="_blank">contrevenu aux règles du MTQ</a> dans le dossier de la réfection du rond-point L'Acadie, évoqué par Lino Zambito devant la commission Charbonneau.

  • Jocelyn Dupuis

    L'ex-secrétaire du conseil exécutif de la FTQ-Construction, Alain Pigeon, soutient que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/16/proces-dupuis-syndicat_n_5159982.html" target="_blank">la haute direction était bien au fait des dépenses extravagantes</a> de son ex-directeur général, Jocelyn Dupuis, et fermait les yeux car les sommes réclamées en trop «allaient au bien-être des travailleurs» de la centrale.

  • Guy Desrosiers

    La perte d'expertise au ministère des Transports du Québec et son recours massif aux firmes de génie dans les années 2000 ont eu pour conséquence que<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/15/commission-charbonneau-contrats-mtq_n_5152533.html" target="_blank"> le MTQ n'arrivait plus à assurer un véritable suivi de ses travaux</a>, et donc à contrôler leurs coûts, a fait ressortir l''enquêteur de la commission Guy Desrosiers.

  • Serge Daunais

    Le directeur général de Pavages Maska admet qu'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/14/commission-charbonneau-contrats-mtq_n_5146078.html" target="_blank">il y a eu de la collusion dans le pavage par le passé</a> et que des entreprises s'entendent encore pour ne pas empiéter sur leurs territoires respectifs.

  • Nicolas Hains

    L'ingénieur Nicolas Hains a dressé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/11/commission-charbonneau-contrats-ministere-des-transports_n_5132349.html" target="_blank">un portrait critique de son passage comme estimateur</a> au bureau de Montréal de Construction DJL devant la commission Charbonneau.

  • Marcel Roireau

    Le président de l'entreprise DJL <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/10/commission-charbonneau--apres-sintra-la-commission-entend-djl_n_5125020.html" target="_blank">nie avec véhémence avoir fait de la collusion</a> avec Sintra pour se partager le marché du pavage au Québec et soutient que si DJL est plus présente dans certaines régions, et moins ailleurs, c'est uniquement en fonction d'occasions d'affaires.

  • Normand Bédard

    L'ex-président de Sintra <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/09/commission-charbonneau-sintra-normand-bedard-mtq_n_5116956.html" target="_blank">reconnaît avoir fait de la collusion</a> pour se partager des contrats de pavage, notamment ceux attribués par le ministère des Transports du Québec dès les années 1980.

  • Joe Borsellino

    L'ex-dirigeant de Garnier, Joe Borsellino, avait des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/13/commission-charbonneau-joe-borsellino-liens-rizzuto_n_4958006.html" target="_blank">relations personnelles et professionnelles avec le clan Rizzuto</a>, ont révélé des écoutes électroniques.

  • Martin Cloutier

    Le chef de service à l'Agence du revenu du Québec estime que la fausse facturation des entreprises et les travailleurs au noir entraînent des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/10/des-histoires-de-fausse-facturation-au-menu-de-la-commission-charbonneau_n_4934221.html" target="_blank">pertes fiscales de 3,5 milliards de dollars par année</a> pour Québec.

  • Bernard « Rambo » Gauthier

    Le représentant du local 791 des opérateurs de machinerie lourde pour la Côte-Nord a dû admettre qu'il a avait<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/26/commission-charbonneau-bernard-gauthier_n_4858378.html" target="_blank"> fait appel à l'intimidation</a> pour arriver à ses fins dans le cadre des travaux pour la centrale hydroélectrique La Romaine. Son supérieur immédiat, le directeur général du local 791, Bernard Girard, l'avait rencontré dans ses premières années pour discuter de son « agressivité ».

  • Marcel Pouliot

    L'entrepreneur de l'Estrie a raconté à la commission <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/27/commission-charbonneau--et-si-tas-pas-de-soupe-tas-plus-de-travaux----marcel-pouliot_n_4867807.html" target="_blank">ses déboires récents sur le chantier de La Romaine</a>, un cocktail fait de mauvaises surprises, de tensions avec Bernard Gauthier et de bris mystérieux d'équipements coûteux.

  • Pierre Laprise

    Le chantier de La Romaine sur la Côte-Nord s'est révélé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/25/intransigeance-rambo-entreprise-fernand-gilbert-commission-charbonneau_n_4849971.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise FGL du Saguenay. Bris d'équipements à répétition, embauche à la merci de Bernard « Rambo » Gauthier, travailleurs intoxiqués... du jamais vu en 25 ans selon Pierre Laprise.

  • Jean-François Sabourin

    L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/24/bernard--rambo-gauthier-homme-cle-sur-la-cote-nord_n_4846798.html" target="_blank">enquêteur Sabourin</a>, qui a rencontré près d'une centaine de témoins dans la région entre 2009 et 2011, a expliqué que Bernard « Rambo » Gauthier avait la volonté de contrôler l'embauche pour le chantier de La Romaine.

  • Normand Pedneault

    L'entrepreneur du Saguenay a raconté comment ses frères ont été molestés, après qu'il ait refusé de plier devant les exigences du représentant du local AMI Michel Bézeau et de Bernard « Rambo » Gauthier, représentant du 791. Ils demandaient le renvoi de ses travailleurs du Saguenay en échange de ses hommes. M. Pedneault a éclaté en larmes en racontant <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/20/entrepreneurs-battus-cote-nord-ftq-construction-rambo_n_4815729.html" target="_blank">cet épisode</a>.

  • Daniel Gagné

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/19/commission-charbonneau-le-president-de-linternational-contre-interroge-par-la-ftq-construction_n_4815152.html" target="_blank">Daniel Gagné</a> a révélé avoir appris en mars 2010 que la FIPOE (syndicat des électriciens, FTQ-Construction) aurait conclu des ententes secrètes avec deux poids lourds de l'International, soit Gérard Cyr, le puissant gérant d'affaires du local 144 (tuyauteurs), et Donald Fortin, directeur général de la centrale syndicale.

  • Rock Savard

    L'entrepreneur du Saguenay <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/18/commission-charbonneau-un-entrepreneur-du-saguenay-a-la-barre-des-temoins_n_4808170.html" target="_blank">Rock Savard</a> a raconté à la CEIC comment il a été contraint d'acheter la paix sur un chantier de la Côte-Nord en concluant une entente avec les représentants locaux de la FTQ-Construction, Bernard « Rambo » Gauthier et Michel Bézeau.

  • Serge Larouche

    L'entreprise Ganotec a versé environ 1,2 million de dollars entre 2000 et 2006 à Gérard Cyr, alors président du CPQMC-International et patron du local 144, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-international-ganotec_n_4775741.html" target="_blank">selon le témoignage de son PDG Serge Larouche</a>.

  • Paul Faulkner

    La commission Charbonneau a fait le point sur le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-interesse-international_n_4773080.html" target="_blank">fonctionnement de l'International</a> avec le directeur général du Conseil provincial du Qc des métiers de la construction.

  • Michel Comeau

    L'enquêteur <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/11/commission-charbonneau-enregistrements-commandes-ken-pereira_n_4766593.html" target="_blank">Michel Comeau</a> a rapporté que plusieurs grutiers québécois ont été payés à ne rien faire sur le chantier de la centrale de Péribonka. Il a rencontré quelque 70 personnes en un an afin de prendre la mesure de la discrimination sur les chantiers et de la violence qui y règne.

  • Jacques Sainte-Marie

    Le chantier d'Hydro-Québec à Péribonka aurait été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/17/commission-charbonneau-retour-sur-les-grutiers-de-la-ftq-construction-payes-a-ne-rien-faire_n_4802696.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise allemande Bauer, ce qui aurait entraîné des coûts supplémentaires de plus de 4 M$ indemnisés par la société d'État. Selon Jacques Sainte-Marie, ex-directeur de projet pour Bauer, les doléances des délégués syndicaux étaient constantes, surtout sur le partage des tâches, avec, en arrière-plan, la volonté de « faire sortir les étrangers du chantier ».

  • Eugène Arsenault

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/13/commission-charbonneau-eugene-arsenault_n_4781313.html" target="_blank">Eugène Arsenault</a>, dont le nom est ressorti en marge des allégations portées par Serge Larouche contre le syndicaliste Gérard Cyr, a confirmé que le PDG de Ganotec lui avait confié en 2005 que Léopold Gagnon, alors patron de l'entreprise, versait de l'argent comptant au président de l'International.

  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)