DERMATOLOGIE - Un coup de déodorant, et ça repart. Après la douche, avant d'enfiler une chemise, après le sport ou entre deux rendez-vous, c'est tous les jours le même rituel. En spray, à bille, en stick ou en crème, il y en a pour tous les goûts. Et pas question d'essayer de s'en passer, sous peine de vivre sous la menace de voir surgir une odeur pestilentielle à chaque coup de chaud et recevoir par là même occasion une salve de commentaires désobligeants.

Pourtant, le déodorant ne serait pas si indispensable qu'on a bien voulu nous le faire croire. Repérée par le Figaro, une étude menée auprès de 6495 femmes britanniques a identifié un gène rare qui les conduit à ne pas avoir d'odeur sous les bras. Mieux encore, les chercheurs ont observé que si 5% des femmes qui produisent une odeur n'utilisent pas de déodorant, plus des trois quarts (78%) de celles qui n'en produisent pas y ont recours quotidiennement alors qu'elles pourraient s'en passer. Norme socio-structurelle oblige.

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Cette recherche originale, publiée le 17 janvier dans le Journal of Investigative Dermatology, a été menée par une équipe de scientifiques britanniques de l'université de Bristol. Ils ont constaté que 2% des femmes qu'ils ont testé - 117 femmes sur l'échantillon de 6495 - étaient les heureuses détentrices d'un gène rare qui leur permet de ne pas avoir d'odeur émanant des aisselles. Même en cas de fortes sueurs. Un miracle de la nature que ces femmes bien lunées ne semblent pas exploiter à sa juste valeur.

Le poids des convenances

Les chercheurs ont ainsi noté qu'un quart d'entre elles seulement se passaient de déodorant. Ce qui signifie que pour les trois quarts de ces femmes privilégiées, se badigeonner les aisselles ne répond à aucun besoin si ce n'est celui de ne pas disconvenir aux canons imposés par la société.

"Un quart de ces femmes doit consciemment ou inconsciemment se rendre compte qu'elles ne produisent pas d'odeurs et agissent en conséquence. Mais pour le reste d'entre elles, il semble qu'elles suivent simplement des normes socio-structurelles. Cela contraste avec ce que l'on peut observer en Asie du Nord, où la plupart des gens n'ont pas besoin d'utiliser de déodorant et ne le font pas", explique le professeur Ian Day dans le Journal of Investigative Dermatology.

Pour Santiago Rodriguez, l'auteur de l'étude, ces travaux ouvrent la porte à l'utilisation du dépistage génétique afin de limiter "les achats inutiles et l'exposition à des produits chimiques des personnes qui ne sont pas concernées par une mauvaise odeur corporelle".

Du reste, les scientifiques ont également remarqué que ces femmes privilégiées produisaient en général une cire d'oreille plus sèche que le reste de la population. L'étude du cérumen d'une personne pourrait donc bien être une piste à creuser pour découvrir si elle a vraiment besoin de déodorant ou non.

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