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Refus du test d'alcoolémie : le procès du député Goldring a débuté à Edmonton

17/01/2013 05:21 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT

La première journée du procès du député fédéral Peter Goldring, accusé d'avoir refusé de se soumettre à un test d'alcoolémie, a été consacrée au témoignage du policier qui avait arrêté le député d'Edmonton Centre-Est.

Le 4 décembre 2011, des policiers avaient interpellé le véhicule de l'élu, qui revenait d'un événement de collecte de fonds au profit du Parti conservateur, dont il ne fait aujourd'hui plus partie.

Devant la cour, jeudi, l'agent Trevor Shelrud a affirmé que Peter Goldring s'était enfermé dans sa Ford Explorer, refusant de le reconnaître et parlant dans son téléphone cellulaire.

Selon le policier, l'homme s'était montré râleur et dédaigneux et criait qu'il était au téléphone.

Trevor Shelrud a ajouté qu'il lui aurait alors parlé sévèrement, demandant de faire descendre la vitre de sa portière et de déverrouiller cette dernière.

Après avoir vérifié que le suspect était effectivement un député fédéral, l'agent aurait décidé d'appeler son superviseur, le sergent Conrad Moschansky, au lieu de briser la vitre de la portière, comme la loi le permet dans ce genre de situation.

Conrad Moschansky était alors intervenu, brisant la vitre pour ouvrir la portière. Peter Goldring fut sorti du véhicule, menotté et placé en état d'arrestation.

Doute de la défense

Dino Bottos, avocat de la défense, a demandé pourquoi la conduite supposément belliqueuse du député n'avait pas été mentionnée dans les notes prises par Trevor Shelrud la nuit de l'arrestation.

Pour Bottos, M. Goldring posait simplement des questions pour savoir pourquoi les policiers le faisaient sortir de son véhicule.

Le témoignage du policier a été donné dans le cadre d'un voir dire, autrement dit, lors d'une audience dans le cadre du procès, ce qui veut dire que le juge doit déterminer si cette preuve sera admissible au procès ou non.

Le député Goldring avait déjà plaidé non coupable et affirmé qu'il n'avait consommé qu'une bière la nuit où il avait été arrêté.

Le 13 décembre 2012, le juge Larry Anderson avait rejeté la requête de la défense d'obtenir l'enregistrement des communications entre les agents une heure avant qu'ils ne procèdent à l'arrestation de Peter Goldring.

Le juge avait expliqué que la révision de 200 communications policières liées à la nuit du 4 décembre 2011 n'avait révélé aucune communication mentionnant le député.

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