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Le français approximatif de certains candidats à la chefferie du PLC

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GEORGE TAKACH
Capture d'écran

La qualité du français sur les sites Web de plusieurs candidats à la chefferie du Parti libéral du Canada (PC) laisse à désirer. Parmi ces aspirants au poste éventuel de premier ministre d'un pays bilingue, près de la moitié présente un site qui comprend des fautes de grammaire importantes ou des traductions littérales dignes d'un traducteur automatique.

La palme de la traduction littérale revient à George Takach, un avocat spécialisé en technologie chez McCarthy Tétrault, qui affirme parler couramment le français.

Dans sa notice biographique, on peut lire les passages reproduits ici tels quels:

«Il est marié à ou avec Barbara Anderson et ils ont trois enfants adultes entre eux

«À l'âge d'onze, désireux de contribuer à sa famille, George a obtenu son premier poste comme moniteur du ski la fin de semaine en hiver.»

« Entrepreneur dans l'âme qui comprend qu'il n'y a pas de substitut pour le travail dur, il a ensuite lancé une entreprise de peinture en bâtiment quand il était à l'université.»

«Après avoir fini à l'université et à la faculté de droit, George a pris ses talents et ses compétences juridiques à Bay Street [...]»

«Tandis que des autres politiciens passaient leur carrière en se concentrant sur de se faire réélire, George a passé la sienne en se faisant le champion de l'innovation et comment elle peut alimenter à la fois la croissance économique et d'une meilleure société.»

«Il a aidé les inventeurs, les chercheurs et les investisseurs à mettre des nouveaux produits sur le marché, ce qui ont littéralement transformé notre façon de vivre.»

Une autre section de son site Web s'intitule «Ce qu'il croit», traduction littérale de la formule «What He Believes», en anglais.

Pour sa part, le site Web Deborah Coyne, qui s'est fait connaître pour son opposition à l'accord du lac Meech en 1990, offre une navigation en anglais uniquement et certaines sections n'ont pas d'équivalent en français. Dans sa section «En français», la candidate reconnaît d'emblée cette lacune et affirme vouloir rectifier la situation au cours de sa campagne à la chefferie.

Malheureusement, son message aux francophones contient quelques fautes de français.

«Bonjour et bienvenue à mon site Web. Au fur et à mesure que progresse ma campagne, mon objectif est de vous proposer un site entièrement bilingue. Entre-temps, vous y trouverez une série de vidéos, de plateformes et de blogues importants qui élaborent ma vision de Un Canada pour tous les Canadiens.»

Toutefois, les textes publiés par Deborah Coyne sont offerts dans les deux langues et dans un français acceptable.

David Bertschi, lui, propose d'expliquer ses motivations politiques dans une section intitulée: «Raisons que je me présente».

Un bandeau déroulant sur la page d'accueil a même renommé la section: «Rasions que je me presente» (sic).

Le site d'une autre candidate, Martha Hall Findlay, fait également preuve de quelques maladresses linguistiques. Sur un bandeau déroulant sur la page d'accueil, on peut lire: «Pourquoi appuyer Martha Hall Findlay pour la chef du Parti libéral?».

Sa fiche biographique, d'un français généralement acceptable, contient tout de même ces formules malheureuses:

«Elle est subvenue à ses propres besoins durant ses études universitaires, travaillant comme serveuse, puis dans le secteur de la construction (principalement comme menuisier) et comme entraîneure de jeunes skieurs de compétition.»

«Cette expérience, ses nombreux voyages au Canada tout entier, en plus de sa vie et son travail à l’étranger ont aidé Martha à apprécier le merveilleux pays dans lequel nous vivons et, en fait, l’ont poussée à se décider à contribuer à la vie politique canadienne.»

Étonnamment, c'est une candidate née en Afrique du Sud et résidant à Vancouver, Joyce Murray, qui offre la meilleure qualité du français parmi les candidats anglophones.

En terminant, soulignons que nous n'avons pas relevé les fautes grammaticales qui, bien que peu nombreuses, parsèment les sites Web de plusieurs candidats.

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