POLITIQUE

L'ASSÉ fait toujours partie de la solution, dit Pauline Marois

17/01/2013 03:16 EST | Actualisé 19/03/2013 05:12 EDT
AP
Quebec Premier Pauline Marois talks to the media after meeting with French President, Francois Hollande, at the Elysee Palace in Paris, Monday, Oct. 15, 2012. (AP Photo/Francois Mori)

MONTRÉAL - L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) laisse toujours planer la menace d'un boycott du sommet sur l'éducation, mais le regroupement peut faire partie de la solution, a soutenu jeudi Pauline Marois.

«Consensus ne veut pas dire unanimité. Et moi, je souhaite que tous les partenaires soient là: étudiants, enseignants, directions d'universités, recteurs», a plaidé la première ministre en marge d'une annonce au Musée des beaux-arts de Montréal.

La proposition de «quitter le processus du sommet» doit être soumise au prochain congrès de l'ASSÉ, qui se tiendra les 2 et 3 février, a affirmé l'une des porte-parole du regroupement étudiant, Jeanne Reynolds.

Après avoir effectué des présentations lors des deux premières rencontres thématiques, l'organisation avait publié un «texte de réflexion» critique sur «la forme du sommet tel qu'il était».

«On sentait, dans les deux premières rencontres, qu'il y avait une recherche du consensus à tout prix et qu'il y avait une volonté d'éviter les débats. Pour nous, ces rencontres sont censées être justement le lieu de débat entre diverses opinions», a exposé Mme Reynolds en entrevue téléphonique.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, est également de ceux qui souhaitent que ces discussions mènent à un véritable débat en prévision du sommet qui se déroulera les 25 et 26 février à Montréal.

Rappelant que deux études aux conclusions divergentes avaient été déposées en prévision des échanges sur le financement universitaire — une première par les recteurs et une seconde par la Fédération québécoise des professeurs d'université (FQPPU) — le ministre s'est ainsi réjoui de voir réunies «les conditions propres à un débat».

«C'est ce qu'on voulait, c'est que les gens se mettent à croire à la démarche, soient actifs, et on voit que les interventions se multiplient», a déclaré le ministre Duchesne en point de presse à Sherbrooke, où s'ouvrira ce jeudi soir la troisième rencontre thématique en prévision du sommet sur l'éducation.

Selon Pauline Marois, les participants sont «dans un très bon esprit pour travailler au sommet» et «pour sortir du sommet en étant tous et chacun gagnants».

La rencontre thématique qui s'amorce en début de soirée à l'Université de Sherbrooke s'intéressera à la question de la gouvernance universitaire, mais surtout à celle du financement des universités.

Les discussions promettent d'être corsées — la question de la hausse des frais de scolarité est précisément celle qui a plongé le Québec dans une crise sociale au printemps dernier.

«Il faut une approche qui va favoriser le compromis. Il faut un ton qui ne soit plus celui de l'affrontement», a lancé Pierre Duchesne, qui en a profité pour demander au porte-parole de l'opposition en matière d'Enseignement supérieur, Gerry Sklavounos, d'adopter un ton moins belliqueux.

M. Sklavounos a dit jeudi «déplorer l'attitude» de M. Duchesne, qui «ne donne pas l’heure juste aux Québécois sur les coupures potentielles dans nos universités».

«Nous avons d’un côté un ministre de l’Enseignement supérieur sympathisant des carrés rouges qui impose des compressions de 124 millions $ dans les universités et de l’autre, nous avons un ministre des Finances qui dit vouloir investir 1,7 milliard $ au cours des sept prochaines années pour compenser l’annulation de la hausse des droits de scolarité», a déclaré le député libéral dans un communiqué.

«On a une obligation de réussite pour ce sommet. C'est notre jeunesse qui est en cause», a pour sa part plaidé Pauline Marois.

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