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Victimisation à l'école : un lien génétique

16/01/2013 12:33 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT
SRC

Le rejet par les pairs et la victimisation à l'école primaire seraient fortement influencés par la génétique, montrent des travaux réalisés par des universitaires québécois.

Michel Boivin, de l'Université Laval, et ses collaborateurs de l'UQAM et de l'Université de Montréal ont testé plus de 800 jumeaux à trois reprises à la maternelle, en première année et en quatrième année.

Cet échantillon était composé à 41 % de « vrais » jumeaux monozygotes, partageant 100 % de leurs gènes, et à 59 % de faux jumeaux, qui partagent en moyenne 50 % de leur bagage génétique.

Chaque participant, ses camarades de classe et son enseignant ont été soumis à des tests visant à mesurer le rejet par les pairs et la victimisation.

Les observations

Les résultats montrent que chaque paire de jumeaux présentait d'importantes similarités en matière de difficultés relationnelles.

Selon les analyses, ces similitudes étaient attribuables à plus de 73 % à des facteurs génétiques.

En outre, les relations difficiles ne s'estompent pas entre la maternelle et la quatrième année. Cette persistance serait encore attribuable à des facteurs génétiques, selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Child Development.

Selon eux, il est possible de repérer dès la maternelle les jeunes qui risquent d'avoir des rapports difficiles avec leurs pairs, ce qui permet d'intervenir rapidement auprès de ceux-ci.

Des rapports difficiles à l'enfance peuvent entraîner :

  • des problèmes scolaires;
  • des ennuis de santé;
  • de la dépression, de l'anxiété des idées suicidaires.

Les chercheurs Ginette Dionne (de l'Université Laval), Frank Vitaro, Alain Girard, Daniel Pérusse et Richard Tremblay (de l'Université de Montréal) et Mara Brendgen (de l'UQAM) ont aussi participé à cette recherche.