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Accrochage diplomatique entre Ottawa et Bamako

16/01/2013 11:30 EST | Actualisé 18/03/2013 05:12 EDT

Les relations diplomatiques se compliquent entre Ottawa et le gouvernement malien, au moment où le ministre des Affaires étrangères, John Baird, doit rencontrer mercredi à Ottawa des diplomates maliens et ivoiriens.

Selon l'envoyée spéciale de Radio-Canada au Mali, Sophie Langlois, une certaine controverse entoure les relations entre Ottawa et Bamako au sujet du soutien qu'a offert le Canada à la mission militaire française pour déloger les rebelles islamistes du nord du pays.

Le malaise proviendrait du fait que la présidence malienne a fait savoir dimanche, sur le réseau Twitter, que le Canada allait offrir une aide logistique aux Français, soit 24 heures avant qu'Ottawa ne fasse l'annonce officielle de l'envoi d'un avion militaire de transport CC-177 Globemaster III sur le lieu des opérations, au Mali.

Selon Sophie Langlois, le ministre Baird a demandé mardi à l'ambassadeur du Canada au Mali d'exercer de nouvelles pressions sur les autorités civiles et militaires maliennes pour leur rappeler leur promesse de s'engager sur la voie d'un retour à la démocratie dans le pays.

Le ministre Baird doit rencontrer mercredi l'ambassadrice du Mali au Canada, Traoré Ami Diallo, l'ambassadeur de France au Canada, Philippe Zeller, ainsi que l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Canada, N'Goran Kouamé, afin de discuter de la situation au Mali.

Rappelons que le Mali est toujours dirigé par une junte militaire qui a pris le pouvoir en mars 2012 en chassant le président Amadou Toumani Touré à la pointe du fusil et en dissolvant l'Assemblée nationale malienne. Ce coup d'État est survenu après que la rébellion touarègue eut mis les forces armées maliennes en déroute dans le nord du pays, avec l'aide de mouvements islamistes armés.

Pendant ce temps, l'avion de transport CC-177 des Forces canadiennes demeure au sol dans un aéroport militaire du sud de la France, en attendant d'être déployé au Mali.

D'après les informations obtenues par Sophie Langlois, la diplomatie canadienne aurait aussi profité de l'occasion pour rappeler à Bamako de ne plus annoncer ses missions militaires avant qu'elle ne le fasse elle-même.

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