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États-Unis: l'État de New York agit pour resserrer le contrôle des armes

15/01/2013 07:13 EST | Actualisé 17/03/2013 05:12 EDT
AP
Atlas Tactical co-owner/operator Brooke Stallings handles an assault rifle that is for sale in her shop near Newport, Va. on Tuesday Dec. 18 2012. The shop sells guns and gun supplies, and has seen a recent increase in sales. The reaction to the Connecticut school shooting can be seen in gun stores and self-defense retailers across the nation: Anxious parents are fueling sales of armored backpacks for children while firearms enthusiasts are stocking up on assault rifles in anticipation of tighter gun control measures. (AP Photo/The Roanoke Times, Matt Gentry) LOCAL TV OUT; SALEM TIMES REGISTER OUT; FINCASTLE HERALD OUT; CHRISTIANBURG NEWS MESSENGER OUT; RADFORD NEWS JOURNAL OUT; ROANOKE STAR SENTINEL OUT

WASHINGTON - Le président des États-Unis, Barack Obama, révélera mercredi les détails de son plan pour freiner la violence causée par les armes à feu, a annoncé la Maison-Blanche, tandis que les élus de l'État de New York ont adopté mardi la loi la plus stricte du pays sur le contrôle des armes.

L'administration Obama souhaite agir rapidement dans ce dossier, dans la foulée de la fusillade du mois de décembre dans une école primaire du Connecticut, qui a fait 27 morts, dont 20 enfants. Après les événements, Barack Obama avait déclaré qu'il s'agissait du pire jour de sa présidence.

La Maison-Blanche a annoncé que le président Obama ferait une apparition publique mercredi avec des enfants qui lui ont écrit des lettres après la fusillade. Il s'agit clairement d'une tentative du président de faire appel au public, face à l'opposition des groupes de pression favorables aux des armes à feu.

M. Obama a admis que son plan devrait affronter l'opposition d'un Congrès profondément divisé, dont l'appui sera essentiel pour adopter des changements sur les armes à feu, comme l'interdiction des fusils d'assaut, la limitation des chargeurs de grande capacité et un renforcement des vérifications d'antécédents de toute personne qui veut acheter une arme.

Le président a déclaré que les élus devaient «examiner leur propre conscience». Mais le dossier des armes risque d'avoir du mal à se tailler une place dans le programme chargé du Congrès, qui doit se pencher sur plusieurs dossiers fiscaux urgents. Les républicains ont prévenu que toute action sur les armes à feu devrait attendre.

Le président Obama pourrait aussi recourir à ses pouvoirs exécutifs pour faire des changements sans l'approbation du Congrès.

En attendant des mesures fédérales sur le contrôle des armes à feu, des villes et des États ont décidé d'agir.

L'Assemblée de l'État de New York a facilement adopté, mardi, une loi prévoyant des restrictions plus sévères sur les fusils d'assaut et des mesures pour empêcher les personnes atteintes de maladie mentale qui font des menaces d'avoir accès aux armes. Le gouverneur Andrew Cuomo, qui avait fait campagne en faveur du projet de loi, l'a rapidement promulgué.

La mesure, adoptée par 104 voix contre 43, appelle aussi à des restrictions sur les munitions et les ventes d'armes.

Le projet de loi était soutenu par des membres des deux partis. Le leader républicain du Sénat de New York a déclaré que la loi ne contrevenait pas au deuxième amendement de la Constitution, qui garantit aux Américains le droit de posséder des armes.

La nouvelle loi stipule qu'une arme qui présente une seule caractéristique militaire sera dorénavant considérée comme étant un fusil d'assaut, alors que la version précédente de la loi exigeait deux caractéristiques.

Les ventes privées de fusils d'assaut devront faire l'objet d'une vérification d'antécédents, sauf si la vente se fait entre deux membres d'une même famille. Les ventes de fusils d'assaut par Internet seront interdites, et l'entreposage non approprié d'une arme à feu pourra mener à des accusations criminelles.

Les chargeurs ne pourront plus contenir que sept balles, contre dix présentement, et les propriétaires actuels de chargeurs de grande capacité auront un an pour les vendre à l'extérieur de l'État. Un citoyen trouvé en possession d'un chargeur contenant huit balles ou plus pourra faire l'objet d'accusations.

De plus, un thérapeute qui croit qu'un patient traité pour des problèmes de santé mentale a l'intention d'utiliser une arme pour commettre un crime devra le dénoncer aux autorités compétentes.

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