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Partage non autorisé d'information au ministère de la Santé de la C.-B.

14/01/2013 07:44 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

Le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique a confirmé lundi que l'information médicale de citoyens a été partagée sans l'autorisation nécessaire pour des besoins de recherche à au moins trois occasions.

Chaque fois, l'information a été partagée à l'aide d'une clef USB et ne comprenait pas le nom, le numéro d'assurance sociale ou l'information financière des individus.

La province enverra toutefois une lettre à 38 000 Britanno-Colombiens touchés par un de ces échanges pour leur faire part de la situation.

L'information de ces citoyens a été recueillie dans le cadre de l'enquête de Statistique Canada sur la santé dans les collectivités canadiennes.

Dans le cadre d'une entente, cette information a été partagée avec le ministère provincial de la Santé, mais ce dernier n'était pas autorisé à la partager avec de tiers partis.

Sept personnes ont été congédiées par la province à l'automne 2012, à la suite d'une enquête interne.

Cette enquête aurait révélé des pratiques inappropriées quant à la gestion de l'information médicale des citoyens.

Depuis, le ministère de la Santé a embauché une firme de consultants chargée de réviser ses pratiques en matière de protection de l'information et a imposé une formation supplémentaire sur le sujet à ses employés.

Deux autres enquêtes en cours

Cette affaire fait également l'objet d'une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ainsi que du bureau de la commissaire à l'information et à la protection de la vie privée.

La commissaire Elizabeth Denham a d'ailleurs déclaré lundi que l'enquête de son bureau s'intéressait aux trois partages d'informations confirmés par le ministère de la Santé, mais qu'elle comprenait également une révision plus large des pratiques de partage d'information du ministère en ce qui a trait à la recherche.

« Notre enquête sera terminée dans les prochaines semaines et nous publierons alors le rapport de nos conclusions et recommandations », a-t-elle ajouté.

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