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La STL présente son premier autobus électrique

14/01/2013 01:01 EST | Actualisé 15/03/2013 05:12 EDT

Un premier autobus entièrement électrique sillonnera les rues de Laval dès le printemps prochain, a annoncé la Société de transport de Laval (STL) lundi.

La STL a reçu le premier véhicule à la fin de l'année dernière, mais elle doit procéder à une série de tests avant de le mettre en service. Il s'agira d'une première québécoise et canadienne, selon la STL.

Le véhicule mesure 12 mètres, soit la taille d'un autobus urbain régulier au Québec, a été construit par la firme américaine Design Line au coût de près de 1 million de dollars, le double d'un véhicule à essence du même genre. La facture a été acquittée, en grande partie, par Québec.

L'autobus est alimenté par une batterie à recharge lente dont l'autonomie est estimée à plus de 200 kilomètres. Une autonomie toute théorique toutefois. « Cette autonomie va dépendre des conditions climatiques, explique le directeur général de la STL, Guy Picard. Ça va dépendre du nombre d'arrêts qu'on fait, du nombre de passagers... Est-ce que le système de chauffage est en fonction, est-ce que la climatisation est en fonction... Donc, tout ça, c'est pour tester le véhicule. »

Le président du conseil d'administration de la STL, Jean-Jacques Beldié, estime que l'expérience de son organisme sera bénéfique à toutes les sociétés de transport qui souhaitent électrifier leur réseau de transport en commun.

Le projet-pilote de la STL a été développé en partenariat avec le ministère des Transports du Québec, Hydro-Québec et la Société de gestion et d'acquisition de véhicules de transport. L'ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, avait lancé un projet de 73 millions de dollars, l'hiver dernier, pour développer des autobus électriques au Québec. M. Charest promettait à ce moment de convertir l'ensemble des flottes d'autobus de la province à l'électricité d'ici 2030.

Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, a précisé que le gouvernement vise une électrification graduelle du transport collectif au Québec au cours des prochaines années. Son collègue député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, a déclaré qu'il s'agissait d'un pas de plus vers l'indépendance énergétique de la province.

L'autobus électrique a réussi à faire l'unanimité autour de lui. En plus des politiciens et de l'organisme Transport 2000 qui se réjouissaient de la mise à l'essai de ce premier autobus électrique, le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle, applaudissait également le projet. « Laval, ouvre la voie carrément non seulement au Québec, au Canada, mais en Amérique du Nord aussi. C'est remarquable. »

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