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Charme : séduire par le rire

14/01/2013 03:16 EST | Actualisé 15/03/2013 05:12 EDT

Du 15 janvier au 2 février, le théâtre Premier Acte présente la pièce Charme de l'auteure et metteure en scène Joëlle Bond. Une comédie dramatique originale, récipiendaire de la bourse Première oeuvre de Première ovation en 2009.

L'histoire commence en 1966 au moment où Line Ducharme s'inscrit à des cours de personnalité féminine dans l'espoir de donner un nouveau sens à sa vie. Une décision, a priori banale, qui aura pourtant des répercussions sur trois générations de femmes.

Line délaissera sa fille au profit de son épanouissement personnel. Parce qu'elle a souffert de cet abandon, la fille de Line compensera en devenant une mère protectrice. Plus près de nous, en 2000, la dernière femme de cette lignée, Dominique, à la veille de son mariage, remet ses choix en question et cherche une direction à donner à sa vie.

« C'est une grande fresque féminine. L'histoire de femmes qui ne sont pas satisfaites de leur condition, et qui veulent s'épanouir », précise Joëlle Bond.

Une quête qui, selon l'auteure, appartient aux femmes de toutes les générations : de la parfaite ménagère des années 60 à la femme indépendante d'aujourd'hui. Modèles ou libérées, dit-elle, les femmes ont toutes cette même préoccupation de faire les bons choix pour être heureuses.

Parce que la profondeur n'interdit pas la légèreté, c'est dans un décor kitch des années 60 que l'auteure a décidé de faire s'incarner ces femmes. « Le décor, c'est comme une grosse maison de poupée, avec du tapis rose et orange ». L'emballage est clinquant, mais le jeu réaliste. « Ce n'est pas du théâtre d'été », insiste l'auteure, qui signera sa première mise en scène.

Un spectacle qu'elle qualifie d'éclaté, dans lequel la comédie musicale et les gros punchs côtoient la sobriété et l'émotion.

« Vous allez rire. Ça va être le party, mais la pièce est aussi chargée de moments touchants et intimes. En fait, on espère faire rentrer les gens dans l'histoire par le rire, puis ils s'attacheront aux personnages et ça deviendra touchant », conclut Joëlle Bond.

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