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Lance Armstrong a avoué à Oprah Winfrey qu'il s'est dopé (VIDÉO)

14/01/2013 03:08 EST | Actualisé 16/03/2013 05:12 EDT

Lance Armstrong a avoué à Oprah Winfrey durant une entrevue réalisée lundi qu'il s'est injecté des drogues de performance afin de remporter le Tour de France, a indiqué à l'Associated Press une source au fait de la situation.

Cette personne a requis l'anonymat puisque l'entrevue ne sera diffusée que jeudi, sur la chaîne télévisée de Winfrey.

Plus tôt lundi, Armstrong s'était excusé auprès des dirigeants de sa fondation de lutte contre le cancer Livestrong avant de participer à cette entrevue, avait indiqué à l'Associated Press un témoin direct de cette rencontre.

Cette personne a requis l'anonymat puisque la conversation devait rester privée.

Armstrong, qui a perdu ses sept titres du Tour de France l'an dernier après qu'il eut été éclaboussé par des accusations de dopage, a discuté avec les dirigeants de la fondation et leur a dit «je m'excuse». Le témoin de la scène a raconté que l'Américain avait retenu des sanglots à quelques reprises durant son discours, et que plusieurs employés avaient pleuré.

Cette personne a aussi indiqué qu'Armstrong s'était excusé pour avoir laissé tomber les membres de sa fondation et pour l'avoir placée en position précaire. Le Texan n'a toutefois pas avoué clairement qu'il avait consommé des drogues de performance. Il a ajouté qu'il tentera de redorer la réputation de la fondation Livestrong, et a supplié le groupe de poursuivre ses efforts pour venir en aide aux patients atteints d'un cancer ainsi que leurs familles.

Après la rencontre, Armstrong, son équipe d'avocats et des conseillers se sont réunis dans un hôtel du centre-ville d'Austin pour participer à une entrevue.

Le cycliste devait faire une confession partielle à Winfrey à propos de son rôle de contributeur principal à un système perfectionné d'utilisation de drogues de performance conçu pour dominer le Tour de France, a révélé une source au fait de la situation à l'AP.

Winfrey et son équipe avaient auparavant indiqué qu'ils filmeraient l'entrevue, qui sera diffusée jeudi, à son domicile. Il semble cependant que le lieu de l'entrevue ait été déplacé à l'hôtel. Des équipes de journalistes locales et internationales se sont établies devant la villa de style espagnol du cycliste avant le lever du jour, espérant y observer Winfrey ou Armstrong.

L'Américain a néanmoins trouvé un moyen de se soustraire aux caméras de télévision pour effectuer son jogging matinal lundi, en dépit de la foule massée devant sa résidence. Il est retourné chez lui en coupant au travers de la cour d'un voisin et en sautant une clôture.

Durant son jogging matinal dimanche, Armstrong a discuté avec l'AP pendant quelques minutes pour dire «je suis calme, je suis confortable et je suis prêt à parler ouvertement.» Il a cependant refusé de donner les détails de sa confession à Winfrey.

Depuis les sanctions de la justice sportive, Armstrong a perdu la plupart de ses sponsors et a dû couper les ponts avec Livestrong, la Fondation de lutte contre le cancer qu'il avait créée en 1997 après avoir vaincu la maladie.

«Parjure»

Les aveux de celui qui fut pendant sept ans l'impitoyable patron du peloton du Tour de France pourraient avoir de nombreuses ramifications juridiques.

Outre l'argent de ses primes de victoire qu'il pourrait devoir rendre, il pourrait s'exposer à des poursuites pénales qui pourraient le conduire en prison, selon certains juristes.

"Le pire qui puisse lui arriver est qu'il soit reconnu coupable de parjure", explique le professeur de droit Michael McCann.

L'ancienne athlète Marion Jones, qui avait avoué s'être dopée devant Oprah Winfrey en 2008, avait passé six mois en prison pour avoir menti aux enquêteurs.

Et si ces aveux allaient plus loin, Armstrong, accusé par l'Agence américaine antidopage (Usada) d'avoir participé au "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport", pourrait être poursuivi pour d'autres motifs.

Source: AFP

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