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Tablettes, médias sociaux, applications: attention, la prudence est de mise

02/01/2013 04:12 EST | Actualisé 04/03/2013 05:12 EST
AP
FILE - In this Oct. 10, 2011 file photo, a magnifying glass is posed over a monitor displaying a Facebook page in Munich. Facebook is proposing to end its practice of letting users vote on changes to its privacy policies, though it will continue to let users comment on proposed updates. The world's biggest social media company said in a blog post Wednesday, Nov. 21, 2012, that its voting mechanism, which is triggered only if enough people comment on proposed changes, has become a system that emphasizes quantity of responses over quality of discussion. Users tend to leave one or two-word comments objecting to changes instead of more in-depth responses. (AP Photo/dapd, Joerg Koch, File)

MONTRÉAL - Lisez-vous l'ensemble des conditions d'utilisation d'un site Web ou d'une application avant de cliquer sur «J'accepte»? Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas les seuls.

Les tablettes et les téléphones dits «intelligents» se sont retrouvés sous plusieurs sapins à Noël; les grands-mamans comme les nouveaux-nés sont sur Facebook, mais attention, avertit le Commissaire à l'information et à la protection de la vie privée (CIPVP), tout ne devrait pas être partagé sur la Toile.

Comme l'explique Jean-Sébastien Chouinard, chef d'équipe en stratégie Internet chez Adviso, les paramètres des sites comme Facebook font en sorte que plusieurs informations — localisation, photos, statuts ou liens partagés par ses utilisateurs, notamment — sont publics par défaut.

Il revient donc aux internautes de connaître les moyens de limiter l'audience avec laquelle ils souhaitent partager l'information qu'ils placent en ligne, d'où l'importance de lire les conditions d'utilisation, comme le suggère le CIPVP.

Ici, par contre, l'excuse du manque de temps risque d'être valable. Les chercheuses Aleecia M. McDonald et Lorrie Faith Cranor, de l'université Carnegie Mellon, à Pittsburgh, ont estimé en 2008 que la lecture des conditions d'utilisation des sites que les internautes américains consultent le plus souvent prendrait environ 201 heures par an, ou un peu plus de 25 journées de travail complètes!

La famille Zuckerberg, dont le plus célèbre, Mark, a créé Facebook, s'est elle-même fait prendre au jeu. La soeur du fondateur, Randi Zuckerberg, a publié le soir de Noël une photo de famille sur le populaire réseau social, mais elle a mal réagi quand l'une de ses «amies» Facebook a diffusé le cliché sur son fil Twitter.

«J'ai envoyé cette photo à mes amis Facebook seulement. Ce n'est pas "cool" que tu la places sur Twitter», a écrit Randi Zuckerberg, sur Twitter justement. L'affaire semble finalement s'être réglée à l'amiable: la photo a été retirée et Mme Zuckerberg s'est félicitée d'avoir engagé un débat en 140 caractères sur «l'étiquette virtuelle».

«Il n'y a pas de mode d'emploi», déplore M. Chouinard. «Ça se fait par essais et erreurs. Les conditions d'utilisation, à la base, c'est pour le côté légal, pas pour le côté fonctionnel. Facebook offre un service d'aide pour l'utilisation, mais ce n'est pas très facile d'y avoir accès.»

Le CIPVP conseille donc de passer en revue «régulièrement» les paramètres de confidentialité des réseaux sociaux. Il ajoute qu'il vaut mieux peser le poids de ses commentaires avant de les rendre publics, être très prudent quand vient le temps de diffuser des renseignements personnels et avoir des mots de passe variés et difficiles à deviner.

«Puisque nous passons de plus en plus de temps en ligne, il est nécessaire de faire preuve de diligence pour protéger notre vie privée et la confidentialité de nos renseignements personnels sur le Web afin d'éviter le vol d'identité et la fraude», lit-on dans un communiqué du CIPVP.

Et au passage, peut-être vaut-il mieux accompagner un cadeau comme une tablette électronique de quelques mises en garde.

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