Éthylomètres obligatoires au Québec : faut-il prendre la France en exemple?

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Faut-il rendre les éthylomètres obligatoires au Québec, comme c'est par exemple le cas en France? Voilà la question sur laquelle se penche la Table québécoise de la sécurité routière, qui profite de la période des Fêtes pour lancer le débat sur la question.

En France, l'éthylomètre est obligatoire pour tous les automobilistes depuis juillet 2012. Des contraventions seront d'ailleurs données aux contrevenants à compter de 2013.

Le modèle français fait réfléchir la Table québécoise de la sécurité routière. « Est-ce qu'il y a quelque chose de plus qu'on peut faire pour sensibiliser les conducteurs à l'importance de conduire de façon sobre? Il y a cette mesure-là qui nous arrive de la France. On va l'étudier », affirme Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière.

Pas la panacée

Pour l'organisme de prévention Éduc'alcool, le modèle français est intéressant. Rendre obligatoires les éthylomètres ne réglerait cependant pas tout. « C'est une mesure qui est utile, mais ce n'est pas une panacée. Elle peut aider, mais elle ne remplace pas le cerveau », dit Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool.

« Si les gens ne se mettent qu'à compter sur les machines, qu'arrive-t-il si la machine se perd, si elle est brisée? », s'interroge M. Sacy.

D'autres outils sont à la disposition des conducteurs, comme une application mobile qui mesure le taux d'alcoolémie. Éduc'alcool prône avant tout le jugement. « Il faut toujours garder sa tête sur ses épaules », fait valoir son directeur général.

La Table québécoise de la sécurité routière va se pencher sur la question en 2013. L'organisme décidera par la suite s'il émet des recommandations.

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