En cette veille de Noël, le lock-out dans la Ligue nationale a atteint un seul psychologique : celui des 100 jours.

Le 16 septembre dernier, sur les coups de minuit, se déclenchait le troisième lock-out de l'ère Gary Bettman. Plus de trois mois plus tard, toutes les formules semblent avoir été testées : avec médiateur, avec joueurs et propriétaires, avec seulement Bettman, Bill Daly et les frères Fehr.

De toutes ces formules, aucune ne semble avoir mieux fonctionné que celle des joueurs avec les propriétaires. Les 4 et 5 décembre, à New York, un groupe formé de six propriétaires et d'une vingtaine de joueurs s'est réuni pendant d'interminables heures. Les progrès semblaient si réels que les numéros 2 des deux parties, Bill Daly et Steve Fehr, ont donné un point de presse commun dans la nuit du 4 au 5 décembre.

Le feu des partisans a été attisé au maximum le 6 décembre au soir, quand Donald Fehr a annoncé aux médias qu'un accord était imminent et que les deux parties avaient trouvé un terrain d'entente sur les questions financières.

Ces espoirs sont vite partis en fumée. À peine 30 minutes plus tard, Bettman et Daly y vont de leur sortie la plus émotive du conflit et fustigent leurs vis-à-vis pendant de longues minutes. Leur colère était visiblement authentique, puisque plus de trois semaines plus tard, les négociations n'ont toujours pas repris. Des rencontres - séparément - avec les médiateurs constituent l'essentiel des événements depuis.

En surface, Fehr a pourtant raison. Les désaccords ne semblent pas être irréconciliables au point où une autre saison serait sacrifiée. Mais la LNH semble tenir obstinément à certains points, notamment la durée maximale des contrats (7 ans si un joueur demeure avec la même équipe, 5 ans pour les autres). « C'est la montagne sur laquelle nous mourrons », a dit Daly à cet effet.

Le même Daly a mentionné la semaine dernière que dans les faits, le partage des revenus à 50-50 entre joueurs et propriétaires ne tenait plus la route, en raison des diverses façons pour les joueurs de subtiliser de l'argent « à l'extérieur du système ».

Le résultat net de ce fiasco est un total de 625 matchs perdus. On approche même les 200 jours sans hockey de la Ligue nationale, soit depuis que les Kings de Los Angeles ont soulevé la Coupe Stanley le 11 juin. Ce triste anniversaire sera marqué vendredi prochain.

Depuis l'arrivée de Bettman au poste de commissaire de la LNH, le circuit a sacrifié 2323 matchs, soit l'équivalent de deux saisons complètes.

À la maison, en Europe et sur Twitter

Les joueurs se sont éparpillés un peu partout sur la planète depuis leur démonstration de solidarité de septembre dernier, quand ils étaient plus de 280 à New York aux côtés de Donald Fehr pour des rencontres.

L'Europe a attiré plus de 180 patineurs, un chiffre appelé à augmenter si la saison est annulée. Les circuits russe, finlandais et tchèque ont attiré le plus grand nombre de joueurs.

D'autres sont demeurés à la maison. De Candiac à Southpointe, en passant par l'Arizona et le Minnesota, des groupes de joueurs se forment pour faire des entraînements et garder la forme tant bien que mal. À ces séances s'ajoutent quelques matchs amicaux, La Tournée des joueurs de septembre et octobre étant l'exemple le plus probant.

Mais qu'ils soient en Europe ou en Amérique, les lock-outés convergent vers Twitter, terrain exploré pour la première fois au hockey en période de conflit de travail.

« Félicitations à Gary Bettman pour son troisième lock-out de suite. Statistique impressionnante pour une personne sans habiletés athlétiques », avait écrit John Michael Liles au déclenchement du conflit.

Avec des propriétaires tenus au silence (Jim Devellano a mis son grain de sel en qualifiant les joueurs de bétail, et s'est fait mettre à l'amende) et des joueurs libres de s'exprimer, Twitter est vite devenu un champ de tir sur Bettman. Les critiques sont dures et ont parfois dépassé les bornes. On n'a qu'à penser au message malhabilement relayé par Dave Bolland, message qui réclamait la mort de Bettman.

À moins que l'une ou l'autre des parties ne mette de l'eau dans son vin, une dernière formule de négociations pourrait être testée dans la dernière ligne droite : celle des tribunaux. En autorisant les dirigeants à explorer la voie de la dissolution du syndicat, c'est vers cette tendance que penche l'AJLNH.

En attendant, le décompte va se poursuivre. Plus il approchera des 120 jours, plus il sera simple d'annuler la saison plutôt que l'organiser.

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  • Chris Simon contre Patrick Roy

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  • Andrei Kovalenko

    25 novembre1992 (Rick Stewart /Allsport)

  • Curtis Leschyshyn

    28 mars 1995 (Rick Stewart /Allsport)

  • Owen Nolan

    28 mars 1995 (Rick Stewart/ALLSPORT)

  • Mike Ricci

    28 mars 1995 (Rick Stewart/ALLSPORT)

  • Uwe Krupp

    28 mars 1995 (Rick Stewart/ALLSPORT)

  • Peter Forsberg

    28 mars 1995 (Rick Stewart/ALLSPORT)

  • 28 mars 1995 à Buffalo, New York (Rick Stewart/ALLSPORT)

  • Peter Forsberg

    28 mars 1995 (Rick Stewart/ALLSPORT)

  • Joe Sakic

    23 mars 1995 (Rick Stewart/ALLSPORT)

  • Uwe Krupp

    6 Mar 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Marc Crawford

    20 mars 1995 (Robert Laberge/ALLSPORT)

  • Marc Crawford

    20 mars 1995 (Robert Laberge/ALLSPORT)

  • Mike Ricci

    6 mars 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • 6 mars 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Wendel Clark

    27 février 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Wendel Clark

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    31 janvier 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Valeri Kamensky

    31 janvier 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Uwe Krupp

    31 janvier 1995 (ALLSPORT/ALLSPORT)

  • Stéphane Fiset

    24 janvier 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Joe Sakic

    24 janvier 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Peter Forsberg

    24 janvier 1995 (Robert Laberge/ALLSPORT)

  • 24 janvier 1995 (Robert Laberge /Allsport)

  • Ron Sutter

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  • Scott Young

    11 avril 1993 (Rick Stewart /Allsport)

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    11 avril 1993 (Rick Stewart /Allsport)

  • Owen Nolan

    11 avril 1993 (Rick Stewart /Allsport)

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  • Stéphane Fiset

    (Robert Laberge /Allsport)

  • Stéphane Fiset

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    20 janvier 1984 (AP Photo/Elise Amendola)