NEW YORK, États-Unis - Pauline Marois, qui bouclait vendredi après-midi sa mission américaine, a dressé un bilan positif des deux journées qu'elle a passées à New York.

Après avoir offert ses sympathies aux familles des enfants et des enseignants qui ont été affectées par la fusillade au Connecticut, la première ministre du Québec est revenue sur les moments forts de sa mission.

Elle s'est évidemment félicitée d'avoir pu rencontrer un certain nombre de gens d'affaires, de décideurs et de médias à qui elle a présenté les grandes orientations de son gouvernement. «J'ai tracé à larges traits le fait que nous allions être un gouvernement économiquement et socialement responsable», a-t-elle fait valoir.

Mme Marois, qui souhaite particulièrement encourager l'investissement privé, a par ailleurs précisé avoir rencontré des gens de deux entreprises qui comptent augmenter leurs investissements au Québec: CSX, une entreprise de chemins de fer, ainsi que des gens du groupe financier Morgan Stanley.

«[Ces derniers] ont actuellement un centre en développement des technologies de l'information à Montréal, dans la cité du multimédia, et ils sont éventuellement intéressés à augmenter le nombre d'emplois à ce centre», a-t-elle précisé.

Le fameux projet du Plan Nord de Jean Charest a également été un sujet important de discussion pour la première ministre aux Etats-Unis. À plusieurs reprises, elle a dû préciser que le projet, rebaptisé «Le Nord pour tous», n'était pas mort et qu'elle comptait seulement y apporter certaines modifications.

«Je veux faire la promotion de tout ce qui est intéressant au Québec», a-t-elle rappelé.

En entrevue, le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, a reconnu que les Américains, tant à Washington qu'à New York, voulaient savoir comment le gouvernement allait moduler le Plan Nord.

«Il y a eu un énorme effort de relations publiques sur le Plan Nord [par le gouvernement précédent], c'était important pour nous de dire qu'on est toujours intéressé par le développement du Nord, mais qu'on va moduler autrement un certain nombre d'éléments, en consultation avec nos partenaires», a-t-il dit.

Mme Marois a notamment annoncé qu'elle comptait tenir des consultations en février-mars sur la question d'un nouveau régime de redevances minières et qu'elle comptait prendre en compte le point de vue des Premières Nations et la question du développement durable.

Mme Marois, qui fêtait à New York les 100 jours de son gouvernement, a également profité de l'occasion pour se féliciter du travail accompli. «Je suis très fière de ce que nous avons réussi à accomplir comme gouvernement minoritaire», a-t-elle dit, citant par exemple la question du financement des partis politiques ou la fermeture de Gentilly.

La première ministre, qui ne s'était pas exprimé sur la controverse entourant l'invitation de nombreux délégués à Montréal par le ministre de la Culture Maka Kotto, a finalement pris la défense de son ministre. «C'est tout à fait normal que l'on puisse régulièrement rencontrer ses employés (…) de telle sorte que l'on puisse leur donner les orientations, surtout que nous sommes un nouveau gouvernement», a-t-elle conclu.

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  • Un gouvernement du Parti québécois ne <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/06/pq-integrite-elus_n_1749328.html" target="_hplink">demandera pas à ses élus de remplir la caisse électorale</a>, pas plus à ses ministres qu'à ses députés. L'effort reposera sur les militants.

  • Le Parti québécois a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/04/soins-domicile-parti-quebecois_n_1742718.html" target="_hplink">promis la création d'une politique nationale de soins et de services à domicile</a>. Pauline Marois veut regrouper et augmenter les services offerts aux personnes en perte d'autonomie qui souhaitent rester à la maison. La chef péquiste a promis d'ajouter 120 millions de dollars aux 380 millions déjà prévus par le gouvernement, pour atteindre une enveloppe de 500 millions d'ici cinq ans.

  • <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/03/marois-pq-banque-developpement-quebec_n_1737944.html" target="_hplink">Création d'une Banque de développement économique du Québec</a> dont le mandat serait de soutenir la croissance, d'aider les entreprises à démarrer, surtout en région et dans le domaine de l'économie sociale, en leur donnant accès à du capital de risque.

  • La chef du Parti québécois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/13/parti-quebecois-garderies-place-enfant_n_1772776.html" target="_hplink">«garantit» une place en garderie pour tous les enfants qui en ont besoin d'ici la fin du premier mandat d'un gouvernement péquiste</a>. Le PQ maintiendra le tarif à 7$ jusqu'à ce que l'objectif d'une place par enfant soit atteint.

  • Pauline Marois a promis de<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/02/charest-parle-economie-adversaires-le-ciblent_n_1733168.html" target="_hplink"> tenir un vaste sommet sur la gestion et le financement des universités</a> et d'abroger la loi 78, que la leader souverainiste juge «ignoble».

  • Un gouvernement Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/02/charest-parle-economie-adversaires-le-ciblent_n_1733168.html" target="_hplink">embauchera 600 professionnels supplémentaires d'ici 2015 afin de contrer le décrochage scolaire</a>. Le PQ évaluera aussi la possibilité d'implanter dans les milieux défavorisés la maternelle à quatre ans à temps plein, et verra à renforcer l'autonomie des établissements scolaires.

  • Un gouvernement péquiste <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/09/pauline-marois-pq-fonds-protection-entreprises_n_1760351.html" target="_hplink">reviendra à une forme de nationalisme économique à la Caisse de dépôt</a> en créant un fonds d'investissement stratégique de 10 milliards $, pour protéger les entreprises contre les prises de contrôle étrangères.

  • Pauline Marois a promis de faire <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/08/14/pq-propose-une-charte-laicite_n_1775508.html" target="_hplink">adopter une charte de la laïcité</a> dans les services publics advenant l'élection de son parti. La charte reposerait sur les principes de neutralité de l'État et de prépondérance de l'égalité entre les femmes et les hommes.