TORONTO - Les employeurs canadiens contemplent un climat de recrutement favorable pour le premier trimestre de 2013, les meilleures prévisions d'embauche du prochain trimestre étant communiquées dans le secteur du transport et des services publics, et ce, d'après les derniers résultats de l'enquête de Manpower sur les perspectives d'emploi.

L'enquête menée auprès de plus de 1900 employeurs partout au pays révèle que 13 pour cent comptent embaucher du personnel au cours du premier trimestre 2013, alors que seuls sept pour cent estiment devoir réduire leurs effectifs.

Parmi les employeurs interrogés, 78 pour cent n'envisagent par ailleurs aucun changement et 2 pour cent n'ont toujours pas fixé leurs intentions en matière de dotation pour le trimestre à venir.

Sur une base désaisonnalisée, le chiffre de 13 pour cent représente une hausse modeste par rapport au trimestre précédent et un recul de 1 pour cent depuis un an.

Manpower précise que les employeurs du secteur des transport et des services publics sont les plus optimistes, 21 pour cent d'entre eux prévoyant recruter de nouveaux employés.

Les employeurs communiquent des activités d'embauche soutenues dans le secteur des services pour le premier trimestre, avec une prévision nette d'emploi de 16 pour cent, tandis que des activités d'embauche soutenues pour le prochain trimestre sont également transmises dans le secteur de la construction.

Sur une base régionale, ce sont les employeurs de l'Ouest canadien et des Maritimes qui annoncent les prévisions les plus favorables à l'échelle nationale. Les employeurs de l'Ontario entrevoient également un climat de recrutement respectable et ceux du Québec communiquent un rythme d'embauche plus modéré pour le prochain trimestre, avec une prévision nette d'emploi de 7 pour cent.

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  • 1. LA DETTE DES MÉNAGES

    La dette des ménages canadiens a atteint au nouveau sommet au troisième trimestre, incitant le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, à sonner l'alarme contre le plus grand risque interne à l'économie. Les Canadiens doivent près de 1,51 $ pour chaque dollar qu'ils gagnent, soit davantage que les Américains.

  • 2. LA PIÈGE DE LA CONSOMMATION

    Malgré leur endettement, les Canadiens continuent de consommer... avec de l'argent emprunté. Et ce, notamment parce que les taux d'intérêt sont bas, l'emploi demeure stable et que les Canadiens ne sentent pas la soupe chaude. Une arme à double tranchant, puisque la consommation soutient néanmoins l'économie. (FREDERIC J. BROWN/AFP/Getty Images)

  • 3. LES PROBLÈMES DE LA ZONE EURO

    Quand la Banque TD a revu ses prévisions de croissance à la baisse, elle a mis en cause les difficultés de la zone monétaire européenne comme l'un des principales raisons. Presque toute l'Europe devrait entrer en récession pour le première moitié de l'année. Le Canada devrait subir les contrecoups avec la baisse de la demande pour ses matières premières et ses produits d'exportation. Le marché de l'emploi devrait aussi en souffrir. (ERIC FEFERBERG/AFP/Getty Images)

  • 4. L'ESSOUFFLEMENT DE LA CHINE

    Les signes de ralentissement en Chine se multiplient, en raison des dettes des gouvernements locaux, de l'essoufflement de la production industrielle, de même que le marché immobilier. Ce ne sera pas la catastrophe, mais quand la Chine, devenue deuxième puissance industrielle, a le rhume, c'est tout l'Occident qui éternue. (Aaron tam/AFP/Getty Images)

  • 5. L'ACCROISSEMENT DES INÉGALITÉS

    Le fossé entre riches et pauvres se creuse au pays, et les analystes préviennent que la stagnation des revenus des ménages fera mal à l'économie. Même si l'écart n'est pas aussi grand qu'aux États-Unis, le pouvoir d'achat des Canadiens s'en trouve diminué. (ADRIAN DENNIS/AFP/Getty Images)