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Jacques Duchesneau témoigne dans l'affaire Faubourg Contrecoeur

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JACQUES DUCHESNEAU
PC

Le procès pour atteinte à la réputation que le président de la firme de génie-conseil Groupe S.M. International Bernard Poulin a intenté contre La Presse et son ex-journaliste André Noël a repris lundi au palais de justice de Montréal.

Bernard Poulin allègue qu'il a été injustement associé à un présumé réseau de corruption à la Ville de Montréal et réclame 300 000 $ au quotidien montréalais et à son journaliste.

Les articles d'André Noël, qui portaient sur le dossier Faubourg Contrecoeur, s'appuyaient notamment sur des extraits de conversation téléphonique entre Bernard Poulin et l'ex-argentier du parti Union Montréal, Bernard Trépanier.

M. Noël, aujourd'hui enquêteur à la commission Charbonneau, est actuellement à la barre des témoins. Il poursuit le témoignage qu'il avait déjà entrepris, mais qu'il avait dû interrompre.

Plus tôt en matinée, l'actuel député caquiste de Saint-Jérôme, Jacques Duchesneau, a été appelé à la barre des témoins à titre d'ex-dirigeant de l'Unité permanente anticollusion, aujourd'hui intégrée dans l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

M. Duchesneau a notamment révélé qu'il avait reçu une enveloppe d'une source anonyme contenant pas moins de 200 conversations téléphoniques impliquant M. Poulin. Il a dit ne pas connaître la source de l'information.

Il a aussi dit qu'il n'avait pas lui-même consulté le rapport que la firme Amenatech, une division du groupe S.M., a écrit au sujet de la contamination du terrain, puisque son travail au sein de l'UAC consistait à examiner un système, plutôt qu'une cause précise.

Neuf personnes ont été accusées de fraude et de complot dans le dossier du Faubourg Contrecoeur. Il s'agit d'un terrain de l'est de la métropole que la Société d'habitation de Montréal (SHDM) a vendu à Construction Frank Catania et associés en 2007 pour qu'elle y construise 1800 logements.

Le terrain a été vendu 19 millions de dollars, mais la facture du groupe Catania a été réduite de 14,6 millions en raison notamment de frais de décontamination. Cette somme a été jugée excessive par le vérificateur général de la Ville de Montréal.

L'ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, l'homme d'affaires Paolo Catania, l'ex-président de la Société d'habitation de Montréal (SHDM), Martial Fillion, et l'ex-organisateur politique d'Union Montréal, Bernard Trépanier, ont notamment été arrêtés par l'UPAC dans ce dossier le 17 mai.

MM. Fillion et Trépanier avaient déjà témoigné au procès opposant M. Poulin à M. Noël et La Presse le 28 mai.

Bernard Poulin n'était pas présent dans la salle d'audience lundi matin.

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