POLITIQUE

La CAQ appuie le projet de loi sur l'intégrité du bout des lèvres

05/12/2012 10:30 EST | Actualisé 04/02/2013 05:12 EST
PC

La Coalition avenir Québec appuiera le projet de loi 1 du gouvernement Marois sur l'intégrité dans le système d'attribution des contrats publics, mais elle déplore de nombreuses lacunes.

Se disant inquiet du peu d'impact qu'aura le projet de loi péquiste sur la lutte contre la corruption, le porte-parole de la CAQ en matière de justice, Jacques Duchesneau, a annoncé mercredi que son parti allait présenter au printemps « un projet de loi massue » pour combler les lacunes du projet de loi 1 et engager un réel effort de lutte contre la corruption.

Selon Jacques Duchesneau, c'est avec « beaucoup de réticence » que son parti appuiera cette future loi, qui ne va pas assez loin, selon lui.

Selon lui, cette loi donne « la fausse illusion d'avoir réglé un problème », alors que le problème demeure selon lui entier et plus complexe que ne le suppose le gouvernement péquiste.

Parmi les omissions relevées par la CAQ dans le projet de loi 1, Jacques Duchesneau déplore l'absence de mesures qui visent les élus et les fonctionnaires corrompus.

La CAQ dénonce aussi le peu d'articles dans le projet de loi 1 qui s'adressent au monde municipal en dépit des nombreux scandales et de la corruption qui y sévit.

Le projet de loi péquiste sur l'intégrité des contrats publics n'offrirait par ailleurs qu'une « protection timide » aux dénonciateurs et aucune mesure qui vise les normes des contrats, qui demeurent, selon Jacques Duchesneau, toujours ambigus et difficiles à appliquer.

Pour la CAQ, le projet de loi 1 ne concerne que l'instauration d'un système de vérification des antécédents et de classement des entreprises, mais n'engage pas une réelle lutte contre la corruption dans l'appareil d'État et les pouvoirs publics.

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