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Je suis né un lundi... au Club Soda : nos humoristes font revivre les Lundis des Ha! Ha! (PHOTOS)

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30 ANS CLUB SODA
M-J Roy

Les plus grands noms de l’humour d’ici ont célébré les 30 ans du Club Soda et offert un beau cadeau au public, lundi, en faisant revivre, le temps d’une soirée, les défunts Lundis des Ha! Ha! et Lundis Juste pour rire.

Intitulé Je suis né un lundi… au Club Soda, l’événement était orchestré par trois pionniers de l’institution culturelle qui a non seulement marqué le Québec des années 1980, mais qui a aussi permis à plusieurs nouveaux visages de se faire connaître. Louis Saïa, à la mise en scène, et Louise Richer, à la direction artistique, ont donc fait un bond dans le passé pour recréer le meilleur de ces rendez-vous comiques. Michel Barrette, lui, a animé l’ensemble de main de maître, en parsemant ses interventions d’anecdotes savoureuses, tout en laissant l’espace nécessaire à ses invités pour briller.

La soirée a été ainsi truffée de bons moments. Bruno Landry, Marie-Lise Pilote et Sylvie Potvin ont ressuscité leurs personnages respectifs de Robert Cash le motivateur, la naïve Lauretta Tanguay et la Franco-Manitobaine Linda Gaudette. Sylvain Larocque nous a servi un monologue sur la langue française et toute sa complexité. Trois des membres de Rock et Belles Oreilles (Guy A.Lepage, André Ducharme et Bruno Landry) ont quelque peu modifié les vers de leur classique Ça rend rap pour y insérer des clins d’œil à la crise étudiante, aux carrés rouges et à d’autres sujets d’actualité.

Sur vidéo, Stéphane Laporte a raconté que c’est lors d’une de ses présences aux Lundis des Ha! Ha! qu’il a fait la rencontre d’André-Philippe Gagnon, avec qui il forme depuis « un vieux couple ». « Il cherchait un partenaire pour écrire ses textes, et moi, je cherchais quelqu’un pour réciter les miens. Ça fait maintenant 28 ans qu’on file le grand amour! », a relaté l’auteur, amusé, à propos de son grand complice. Ce dernier s’est ensuite amené sur scène pour y aller de quelques-unes de ses légendaires imitations, dont Ding et Dong, Richard Desjardins, Gino Vannelli, Boy George (rebaptisé « la Lady Gaga des années 1980 »), Men At Work, Barry White et l’incontournable homme-saxophone. Même le chanteur coréen Psy et son Gangnam Style ont eu droit à leur pastiche.

Le meilleur pour la fin

Encore plus vivante et déclinée devant un parterre bien réchauffé, la deuxième partie n’a souffert d’aucun temps mort et a semblé filer à la vitesse de l’éclair. Louise Richer et Michel Barrette ont semblé s’amuser follement en se glissant dans les peaux de Ti-Gus et Ti-Mousse. Derrière sa guitare, JiCi Lauzon a récolté des applaudissements nourris en modifiant ou en commentant des paroles de mélodies de Paul Piché, Richard Séguin et Plume Latraverse. L’artiste a aussi versé dans l’autodérision en se moquant gentiment de son passage dans le téléroman Virginie. « J’étais là aux débuts du Club Soda. J’ai fait 15 ans en humour et, 15 ans plus tard, je suis tombé dans Virginie. Ça, c’était beaucoup moins drôle. »

L’éméché directeur d’école internationale Édouard Blanchette, alias François Léveillée, a discouru pendant de longues minutes sur les travers de notre système scolaire et s’est notamment désolé du taux de décrochage… chez les profs. « L’an dernier, j’ai fait un burn-out sabbatique! », a-t-il lancé, convaincant. « Aujourd’hui, on a fait une journée porte ouverte; on n’avait pas le choix, les élèves l’ont arrachée! »

Accueillie comme une reine, Lise Dion a revisité un de ses anciens numéros, où elle maudissait le supplice que constitue une séance de magasinage de maillot de bain devant « une vendeuse anorexique qui a juste des biscuits soda dans son lunch ». Très attendu, comme en faisaient foi les cris de joie lorsqu’il est entré en piste, le Roger Goéland personnifié par Rémy Girard s’est fâché comme il le faisait jadis face à une assistance trop tiède à son goût devant sa sempiternelle chanson à répondre J’étais sur mon bateau.

En guise de finale, Normand Brathwaite et Claude Meunier ont offert un pot-pourri de pièces musicales variées, avant d’être rejoints par Simon Proulx, le chanteur des Trois Accords, qui a conclu le segment avec eux. Tous les artistes du collectif sont ensuite venus entonner à leurs côtés le mythique air Dors mon public, dors.

Je suis né un lundi… au Club Soda a été capté pour une diffusion ultérieure à la télévision de Radio-Canada. Quant aux célébrations entourant les trois décennies d’existence du Club Soda, elles se termineront ce samedi, 8 décembre, alors que se tiendra, à compter de 23h, un rassemblement en formule DJ Set mettant entre autres en vedette Poirier, Yann Perreau et Stefie Shock. Les tarifs de 1982 s’appliqueront sur l’entrée et les consommations tout au long de la fête.

Pour plus d’informations : www.clubsoda.ca ou (514) 286-1010.

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