Le régime fiscal canadien est maintenant l'un des plus généreux du monde pour les entreprises. La firme PricewaterhouseCoopers (PwC) place le Canada au 8e rang mondial dans son classement 2012 de la compétitivité fiscale.

Ce classement, établi conjointement par PwC et la Banque mondiale, dresse le portrait des conditions fiscales des entreprises dans 185 pays du monde. Le taux d'imposition effectif, le nombre de dépôts exigés par le fisc et le temps requis pour produire les documents exigés par les autorités réglementaires sont les principaux critères analysés dans le cadre de ce classement.

Le Canada a nettement amélioré sa position depuis 2010, alors qu'il figurait en 28e position. Cette avancée au classement s'explique en bonne partie par les réductions de l'impôt corporatif annoncées par le gouvernement fédéral et certaines provinces au cours de cette période. En 2012, les entreprises canadiennes ont été soumises à un taux d'imposition de 26,9 %, contre 28,8 % l'année précédente. En comparaison, le taux d'imposition moyen de tous les pays au classement était de 44,7 %.

Le Canada a également amélioré sa position grâce à l'harmonisation des taxes dans plusieurs provinces et aux efforts de réduction du fardeau de la paperasserie pour les petites et moyennes entreprises. L'instauration de systèmes informatisés pour les déclarations de revenus favorise également le Canada face à d'autres pays du monde. Les entreprises canadiennes consacrent 131 heures en moyenne chaque année à produire les documents exigés par les gouvernements, contre 267 heures pour l'ensemble des pays au classement.

« La réduction du temps et des efforts qu'une entreprise doit consacrer à répondre aux exigences réglementaires doit être considérée par les gouvernements comme une mesure de stimulation de l'économie particulièrement efficace », précise le rapport Paying Taxes 2013 de PwC.

Les Émirats arabes unis, le Qatar et l'Arabie saoudite occupent les trois premières positions du classement mondial. Ces pays, dont les richesses pétrolières alimentent déjà les coffres des gouvernements, sont favorisés dans le classement par leurs taux d'imposition inférieurs à 15 %.

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  • 1. LA DETTE DES MÉNAGES

    La dette des ménages canadiens a atteint au nouveau sommet au troisième trimestre, incitant le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, à sonner l'alarme contre le plus grand risque interne à l'économie. Les Canadiens doivent près de 1,51 $ pour chaque dollar qu'ils gagnent, soit davantage que les Américains.

  • 2. LA PIÈGE DE LA CONSOMMATION

    Malgré leur endettement, les Canadiens continuent de consommer... avec de l'argent emprunté. Et ce, notamment parce que les taux d'intérêt sont bas, l'emploi demeure stable et que les Canadiens ne sentent pas la soupe chaude. Une arme à double tranchant, puisque la consommation soutient néanmoins l'économie. (FREDERIC J. BROWN/AFP/Getty Images)

  • 3. LES PROBLÈMES DE LA ZONE EURO

    Quand la Banque TD a revu ses prévisions de croissance à la baisse, elle a mis en cause les difficultés de la zone monétaire européenne comme l'un des principales raisons. Presque toute l'Europe devrait entrer en récession pour le première moitié de l'année. Le Canada devrait subir les contrecoups avec la baisse de la demande pour ses matières premières et ses produits d'exportation. Le marché de l'emploi devrait aussi en souffrir. (ERIC FEFERBERG/AFP/Getty Images)

  • 4. L'ESSOUFFLEMENT DE LA CHINE

    Les signes de ralentissement en Chine se multiplient, en raison des dettes des gouvernements locaux, de l'essoufflement de la production industrielle, de même que le marché immobilier. Ce ne sera pas la catastrophe, mais quand la Chine, devenue deuxième puissance industrielle, a le rhume, c'est tout l'Occident qui éternue. (Aaron tam/AFP/Getty Images)

  • 5. L'ACCROISSEMENT DES INÉGALITÉS

    Le fossé entre riches et pauvres se creuse au pays, et les analystes préviennent que la stagnation des revenus des ménages fera mal à l'économie. Même si l'écart n'est pas aussi grand qu'aux États-Unis, le pouvoir d'achat des Canadiens s'en trouve diminué. (ADRIAN DENNIS/AFP/Getty Images)