Après avoir attiré plus de 15 000 spectateurs l’année dernière, le spectacle Les Stars chantent Noël récidive en invitant Gino Quilico, Annie Villeneuve, Judith Bérard, Claude Barzotti, Éléonore Lagacé, Extravaguanza, Jean-François Breau et Marie-Ève Janvier à faire résonner leur voix entre les murs de six des plus belles églises du Québec, dont la Basilique de Montréal.

Faisant ses débuts dans la chorale de l’église à trois ans en chantant Bénie sois-tu Marie sur une chaise, avec son père qui lui soufflait les paroles à l’oreille, Marie-Ève Janvier garde plusieurs souvenirs précieux de cette époque. « Mes plus beaux souvenirs musicaux, ce sont les messes de minuit. Pendant longtemps, la chorale du village de Roxton Pond était composée de ma famille et de nos voisins. Je faisais dodo dans les manteaux de fourrures de mes tantes pendant la messe et mes parents venaient me réveiller pour que j’aille faire un solo. À minuit tapant, on arrêtait tout pour écouter mon grand-père chanter Minuit Chrétien. » Le scénario est fort semblable du côté de son amoureux, Jean-François Breau. « J’ai débuté à quatre ans dans la chorale de ma paroisse. Je me rappelle que je portais un polo par-dessus ma chemise, qu’il faisait chaud et que j’avais hâte à la dernière phrase de la messe pour rentrer à la maison et déballer les cadeaux. Quand je retourne dans mon coin, tous ces souvenirs-là remontent. »

Les deux interprètes ne se sont donc pas fait prier pour participer à l’aventure des Stars chantent Noël. « Que l’on soit croyant ou pas, on sent un respect naturel s’installer à l’église, affirme Janvier. On chante en regardant l’autel et il y a une espèce de grandeur un peu intimidante et rassembleuse qui prend toute la place. Les gens chuchotent en entrant et nous offrent une qualité d’écoute encore plus grande que d’habitude. Il y quelque de très solennel, sans rien enlever à la chaleur du spectacle. »

En plus d’imposer une énergie bien particulière, les murs des églises permettent à la voix des chanteurs de voyager beaucoup plus facilement. « On a moins besoin de pousser et la voix devient plus puissante, explique Breau. Comme plusieurs chansons de Noël sont inspirées du monde classique, elles mettent la voix en valeur. C’est probablement pour ça qu’en tant que chanteur pop, ça nous fait triper. La plupart des chansons nous donnent l’occasion de faire des grandes envolées mélodiques et vocales. Ça a quelque chose de jouissif. »

Parmi les moments d’extases vocales prévues dans le lot des solos, des duos, des trios et des numéros de groupe, notons un medley de cinq versions de l’AveMaria, un pot-pourri de chansons d’hiver, un duo Janvier-Breau sur Blue Christmas, un autre formé par Janvier et Marie-Denise Pelletier, ainsi que celui de Breau et de Gini Quilico. « Je connais Gino depuis Notre-Dame-de-Paris, mais c’est encore intimidant pour moi de chanter avec lui, admet le chanteur acadien. Je deviens son public quand je suis à côté de lui sur scène. À mon avis, sa version de Minuit Chrétien va être assez impressionnante. »

Habitués aux expériences professionnelles de groupes (Don Juan, NDP, Quand le country dit bonjour, Un air de famille), Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau seront une fois de plus entourés d’une dizaine de chanteurs, d’une chorale et d’un groupe de musiciens pour faire la tournée des églises de Québec, Montréal, St-Jérôme, Trois-Rivières, Sherbrooke et Ottawa, du 1er au 17 décembre.