Enquête sur les Québécois, leur style de vie et l'impact d'Internet et des médias sociaux

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Et si on s'incrustait dans le style de vie des Québécois? Et si l'on cherchait à définir l'impact d'Internet et des réseaux sociaux dans leur vie? C'est ce qu'ont entrepris les Hebdos Québec et Léger Marketing en poussant plus loin leur enquête « Découvrez le vrai visage du Québec ».

L'enquête a été réalisée auprès de 22 200 Québécois et Québécoises âgé(e)s de 18 ans et plus. Elle met en lumière «l'impact relativement négatif sur les rapports entre les personnes» qui serait causé par les réseaux sociaux. 92 % des sondés déclarent par ailleurs avoir développé une forme de dépendance durant leur vie, parmi lesquels 73 % avouent avoir une dépendance à Internet.

Si près de trois Québécois sur quatre (74 %) ont répondu avoir utilisé ou consulté les médias sociaux au cours de la dernière semaine, à la question «Trouvez-vous que les médias sociaux sont en train de modifier profondément les rapports entre les personnes ?», 47 % ont affirmé qu'ils modifient de façon négative les rapports entre les gens. Un taux qui passe à 52 % dans les régions de la Côte-Nord, de Chaudière-Appalaches et des Laurentides.

On dénote aussi que, plus les Québécois sont âgés, plus ils estiment que les médias sociaux ont un impact général négatif.

Les résultats de cette enquête couvrent l'ensemble du Québec, mais aussi chacune des régions et un total de 111 localités. Des résultats et des opinions qui sont loin d'être uniformes et qui varient d'une région et d'une localité à une autre.

Le Québec serait, en fait, divisé en deux sur cette question. Il y a en effet autant de personnes croyant que les médias sociaux accentuent le fossé entre les générations qu'il y a de personnes affirmant le contraire.

Les Québécois de tous âges et de toutes régions estiment, dans une proportion de 78 %, que les médias sociaux créent une fausse impression de contact humain. Ce taux monte à 82 % sur la Côte-Nord ainsi que dans Lanaudière et à 80 % dans Chaudière-Appalaches.
Par contre, 51 % des gens sont d'avis que les médias sociaux aident à lutter contre la solitude.

Parmi les répondants, un sur quatre affirme avoir été mobilisé sur un enjeu social ou politique par les médias sociaux au cours de la dernière année. Sans surprise, c'est à Montréal que le taux est le plus élevé, avec 31 %. Chez les jeunes de 18 à 29 ans, on parle même de 46 %.

Les médias sociaux auraient de plus influencé l'opinion sur une entreprise, un produit ou un service de 17% des répondants.

Trop d'importance aux médias sociaux dans les nouvelles

Pour 37 % des Québécois, la télévision accorderait trop d'importance, dans les émissions d'affaires publiques et les bulletins de nouvelles, aux nouvelles véhiculées par les médias sociaux. Un résultat qui grimpe à 50 % chez les gens âgés de 60 ans et plus.

Fait intéressant, sur les 92 % de Québécois affirmant avoir développé une forme de dépendance dans leur vie, Internet détrône cette chère télévision avec 73 %. En tête de liste, on retrouve donc le web, la télévision (64%), la caféine (49%) et le sexe (45%).

Mis à part Internet, les réseaux sociaux et les dépendances, l'enquête s'est aussi penchée sur l'horaire des enfants d'aujourd'hui (que 39 % des Québécois trouvent trop chargé), le fait qu'ils sont trop laissés à eux-mêmes (51 % des répondants le croient) et le taxage scolaire. Plus de la moitié pense ainsi qu'il y a plus de taxe dans les écoles aujourd'hui que lorsqu'ils étaient enfants.

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