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Osisko fait l'objet d'une perquisition du ministère du développement durable

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OSISKO
Osisko. (Photo: Agence QMI) | Agence QMI

MONTRÉAL - Le ministère de l'Environnement a perquisitionné mercredi matin le site de la mine d'or Canadian Malartic de la Corporation minière Osisko (TSX:OSK).

L'action s'inscrit dans une opération d'envergure qui vise à obtenir certains documents pouvant servir dans une enquête pénale dont Osisko fait l'objet, s'est contentée de déclarer Stéphanie Lemieux, porte-parole du ministère de l'Environnement pour l'Abitibi-Témiscamingue et le nord du Québec.

Or si le ministère s'est fait discret sur la nature des perquisitions et de l'enquête, Osisko a quant à elle indiqué que l'opération visait à obtenir des documents liés aux activités de forage, de chargement et de sautage pour certaines dates entre avril 2011 et octobre 2012.

Des médias locaux ont également rapporté, en septembre dernier, qu'Osisko était sous enquête pour sa non-conformité aux règles en vigueur concernant le bruit, la poussière et les explosions.

«Osisko a reçu un certificat d'autorisation pour opérer la mine à Malartic et celui-ci contient certaines conditions, que la minière n'a pas respectées. C'est pour ça qu'il y a eu une perquisition», a résumé l'attachée de presse du ministre de l'Environnement Daniel Breton, Danielle Rioux.

Ce n'est pas la première fois que les pratiques d'Osisko, qui a déplacé une partie de la ville de Malartic pour y creuser une mine d'or à ciel ouvert, sont remises en question.

Une demande d'accès à l'information faite par un groupe de citoyens et dont La Presse Canadienne a obtenu copie indique qu'entre le 19 août 2009 — date du décret délivrant l'autorisation du gouvernement à Osisko relativement au projet minier aurifère Canadian Malartic — et le 15 août 2012, le ministère de l'Environnement a reçu 976 plaintes et 64 avis. Impossible, toutefois, de connaître la teneur de ces plaintes et avis, qui peuvent mener à l'imposition d'amendes à la société.

Les agents du ministère de l'Environnement ont effectué la perquisition en compagnie de policiers de la Sûreté du Québec.

La société minière a dit collaborer pleinement avec les autorités et l'enquête en cours, laquelle n'affecte pas les activités de la mine Malartic.

En outre, la société a affirmé que ses activités respectaient les lois et règlements en vigueur, notamment ceux sur la protection de l'environnement.

L'action d'Osisko a pris mercredi 4 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 8,25 $.