PLC: le député Marc Garneau devient candidat au leadership (VIDÉO)

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OTTAWA - L'ancien astronaute Marc Garneau a pris place sur la ligne de départ de la course au leadership du Parti libéral du Canada (PLC), prétendant être non seulement en mesure de battre Justin Trudeau, mais ultimement, Stephen Harper.

Le second député québécois à se lancer dans l'arène est bien conscient de ne pas être le candidat chouchou des sondages. Mais il rejette l'hypothèse selon laquelle sa candidature n'a de valeur que parce qu'elle permet au parti d'éviter le couronnement du fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau. S'il brigue le poste de leader, c'est parce qu'il croit pouvoir gagner.

«Je suis dans la course parce que je veux devenir le chef du PLC et je crois que tous les candidats peuvent être battus», a tranché le député de Westmount—Ville-Marie.

M. Garneau a mis du temps à faire son annonce. C'est qu'il tenait absolument, disait-il, à soupeser ses appuis au préalable. Mercredi, plusieurs s'attendaient donc à ce qu'il se présente aux côtés de membres du caucus prêts à l'appuyer publiquement.

Il a finalement tenu seul ses deux conférences de presse, l'une à Montréal, l'autre à Ottawa. Ça ne l'inquiète pas: les militants finiront au cours de cette course de plus de quatre mois par se rallier à lui, croit-il.

«J'ai l'intention de les impressionner avec, non seulement mes politiques, mais avec mes qualités de leader», a-t-il soutenu. Il a consenti à révéler le nom de son directeur de campagne: Andy Mitchell, un ancien ministre du cabinet de Jean Chrétien.

Le temps n'est pas à la modestie, a-t-il noté, et il a bien l'intention de rappeler qu'il a multiplié les accomplissements au cours de sa vie, qu'il a dévouée au Canada, et que son expérience le place en position avantageuse pour relever le défi du leadership.

Né à Québec, l'homme de 63 ans a d'abord servi dans la marine à titre d'ingénieur, avant d'être recruté pour une mission de la NASA, devenant le premier Canadien à voyager dans l'espace. Il a effectué deux autres missions dans l'espace, puis a dirigé l'Agence spatiale canadienne de 2001 à 2005.

En politique, il a été d'abord été défait lors de l'élection de 2006, dans Vaudreuil-Soulanges, avant d'être élu en 2008 dans Westmount—Ville-Marie, et réélu en 2011.

Il entend désormais faire de l'économie le thème central de sa campagne, se présentant comme un candidat de substance, alors que les détracteurs de Justin Trudeau accusent justement régulièrement ce dernier d'en manquer.

Quant à M. Trudeau, loin de s'inquiéter du fait qu'un autre candidat assez connu du public brigue à son tour le poste de chef du PLC, il y voit un signe de bonne santé de sa formation politique.

«(Ça) démontre que le Parti libéral est capable de rassembler les gens, d'amener différentes idées, de débattre avec des désaccords respectueux sur l'avenir de ce pays», a noté le député de Papineau à l'entrée du caucus à Ottawa.

«C'est un ami, c'est une personne de beaucoup d'idées. Il amène une voix importante pour le parti et je suis très content qu'il soit dans la course», a-t-il conclu.

M. Garneau souhaite se faire rassembleur, capable de représenter tant les Canadiens de l'Ouest que ceux de sa province natale.

«Les Québécois sont tannés des chicanes constitutionnelles, l'économie est leur priorité», a-t-il lancé. Pas question donc de ramener la question de la constitution sur le tapis puisque ce n'est pas la préoccupation des Québécois en ce moment, selon lui, même s'il souhaiterait à terme que le Québec y appose sa signature.

À ses yeux, l'important pour la prochaine élection fédérale sera de déloger le premier ministre actuel, Stephen Harper. Mais pas à n'importe quel prix. En effet, M. Garneau rejette la proposition de la députée libérale de Vancouver et également candidate dans la course, Joyce Murray, qui a récemment proposé de collaborer avec le Nouveau Parti démocratique (NPD) dans certaines circonscriptions pour maximiser les chances de battre les conservateurs.

«Nous travaillons avec le NPD aux Communes, mais je ne suis pas prêt à adopter le plan de Mme Murray», a affirmé M. Garneau. «Si je suis à la tête du parti, les libéraux présenteront 338 candidats dans le pays.»

Outre MM. Garneau et Trudeau et Mme Murray, on compte parmi les candidats déclarés l'ancienne députée torontoise Martha Hall Findlay; l'avocat David Bertschi; la mère de la demi-soeur de M. Trudeau, Deborah Coyne; l'ancienne militaire Karen McCrimmon; le procureur de Vancouver Alex Burton; et l'ex-président du l'aile britanno-colombienne de PLC David Merner.

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