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Vettel s'en sort bien

27/11/2012 02:45 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Depuis 48 heures, la controverse du drapeau jaune fait réagir les amateurs de F1. Sebastian Vettel a-t-il commis une faute au Brésil ? Aurait-il dû être pénalisé ? La réponse est oui.

Mais pas au moment qu'on croyait. Alors que lundi, on revoyait en boucle le 9e tour de Vettel et son dépassement sur Kamui Kobayashi, apparemment interdit, on peut mardi confirmer qu'il avait le droit de dépasser le pilote Sauber, pour trois raisons :

La première est que la lumière jaune dans le panneau lumineux doit clignoter. Ce qui n'était pas le cas quand il a dépassé la Sauber.

La deuxième est que la zone d'interdiction de dépasser ne commence qu'à l'endroit précis du poste des commissaires et du panneau lumineux. Pas avant. Or Vettel a doublé Kobayashi avant de passer le poste des commissaires.

Enfin, la troisième est que les voitures sont maintenant équipées de deux voyants lumineux jaunes qui s'allument, de chaque côté des inscriptions rouges (changements de vitesse) sur le petit tableau de bord, pour prévenir le pilote qu'il ne peut pas dépasser.

Or sur l'image de la caméra embarquée sur la Red Bull de Vettel, il n'y a pas de voyant allumé de chaque côté des inscriptions rouges du tableau de bord. Il avait donc parfaitement le droit de dépasser Kobayashi.

Mais Sebastian Vettel s'en sort bien, car il a effectivement dépassé dans une zone de drapeau jaune lors du Grand Prix du Brésil.

Il a dépassé au 4e tour une Toro Rosso à l'approche du virage no 4, alors que les voyants étaient allumés sur le tableau de bord.

De plus, il n'avait pas encore atteint le panneau lumineux qui était revenu au vert (petit point à peine visible sur la photo, sur la gauche de la piste). Il n'avait donc pas encore le droit de dépasser un concurrent.

Personne ne l'a remarqué en direct, car le dépassement a eu lieu précisément quand à la télévision, on passait les reprises du départ, comme en fait foi la mortaise en bas à droite.

En décortiquant les images des premiers tours de l'Allemand, un fin observateur l'a remarqué. Mais en direct, en pleine action, la direction de course l'a raté.

Sebastian Vettel s'en sort donc bien. Les erreurs d'arbitrage font partie du sport, on le voit en soccer, en tennis. C'est le cas aussi en F1. De là à dire que Sebastian Vettel ne mérite pas son titre, ne franchissons pas ce pas...

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