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Avec <i>Ésimésac</i>, le conteur Fred Pellerin a écrit un film quasi prémonitoire

22/11/2012 12:32 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

Véritable plaidoyer en faveur de la solidarité et du bien commun, Ésimésac, le deuxième film tiré de l'univers de Fred Pellerin, n'aurait pas pu prendre l'affiche à un meilleur moment qu'aux lendemains du printemps érable.

En entrevue, le célèbre conteur de Saint-Élie-de-Caxton s'étonne d'ailleurs de voir à quel point l'actualité a rattrapé ce long métrage écrit il y a quatre ou cinq ans à partir d'une suite de contes rédigés en 2004, lançant à la blague qu'il avait fait de la prémonition.

Il est vrai que les événements survenus au Québec durant la dernière année jettent un éclairage particulier sur Ésimésac, dont le héros éponyme, un jeune homme né sans ombre mais doté d'une force surhumaine, décide de créer un jardin communautaire pour sortir son village de la misère et de la faim qui le rongent.

La rumeur voulant que le train s'arrêtera bientôt dans la petite localité isolée pousse toutefois les habitants à délaisser peu à peu le projet d'Ésimésac afin d'aller travailler pour le forgeron Riopel, qui préfère vendre des rails au rabais à la compagnie ferroviaire plutôt que de faire pousser des légumes.

Pour Luc Picard, qui a réalisé le film en plus d'y incarner le personnage de Toussaint Brodeur, les thèmes abordés par Ésimésac, comme la crise, l'individualisme et le recours excessif au crédit, ne se limitent pas au Québec et à notre époque.

L'acteur et réalisateur, à qui l'on doit aussi Babine, le premier film basé sur les contes de Fred Pellerin sorti en 2008, espère d'ailleurs qu'Ésimésac ouvrira les yeux à davantage de gens sur l'importance d'avoir un projet de société autre que la recherche de la richesse.Ésimésac, qui met aussi en vedette Nicola-Frank Vachon, Gildor Roy, René Richard Cyr, Marie-Chantal Perron, Sophie Nélisse et Isabel Richer, prendra l'affiche au Québec le 30 novembre.

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