Un dealer de Brooklyn vend du pot pour aider les victimes de l'ouragan Sandy

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INSOLITE - La marijuana n'aide pas les victimes de l'ouragan Sandy. L'argent de la marijuana oui. Selon nos confrères du HuffPost crime, la semaine dernière un dealer new-yorkais - appelons-le Dealer de Brooklyn - se serait reconverti dans le caritatif. Il vend toujours du pot, et se sert de ses bénéfices pour venir en aide aux victimes de l'ouragan.

Selon nos confrères, la démarche de l'homme, qui a témoigné sous couvert d'anonymat, est très sérieuse. L'argent va aux victime des Rockaways, un quartier du Queen's dévasté par Sandy, où certains habitants n'ont toujours pas accès à l'électricité. À ce jour, il aurait déjà recueilli plus de 700 dollars pour leur venir en aide.

"Peut-être bien qu'au Rockaways il y a des gens qui voudraient acheter de la marijuana, mais cela ne va pas les aider à trouver de quoi s'habiller, ni à se nourrir", a-t-il expliqué. "Pour les aider, j'avais besoin de transformer l'argent que je gagnais en quelque chose de concret que je pourrais partager avec eux."

Got weed?

Le HuffPost Crime raconte que le jeune homme diplômé a pris cette initiative après s'être rendu compte des dégâts provoqués par l'ouragan à Breezy Point, où quatre-vingt maisons ont été inondées ou incendiées. Lundi dernier, il a donc prévenu toute sa clientèle qu'une partie de ses bénéfices irait aux victimes. Il n'en fallait pas plus pour que son téléphone se mette à sonner.

Depuis, le HuffPost Crime a confirmé qu'il a acheté une cinquantaine de couvertures en laine pour les résidents privés d'électricité. Au total, il aurait récolté 1400 dollars en quelques jours, dont 700 serviront à fournir repas chauds, couches, eau potable et autres biens de première nécessité pour les habitants de la péninsule de Rockaway. Ce qui ne l'a pas empêché de garder un peu d'argent de côté.

Vocation

"Oui, j'ai gagné un peu plus d'argent que d'habitude", a-t-il affirmé, "mais mes clients feraient de toute façon le plein d'herbe". "Avant, je faisais ce travail sans me poser de question, maintenant, j'ai l'impression qu'il a un sens... Je ne fais pas ce que je fais pour m'enrichir ou me retrouver à la tête d'un cartel. J'essaye d'aider, c'est ça mon boulot".

L'altruisme du Dealer de Brooklyn ne s'arrête pas là. À plusieurs reprises, il aurait enfilé ses bottes pour donner un coup de main, aider au transport d'articles de premier secours (légaux) dans le sud de Brooklyn et dans le Queens. Qui a dit que les Américains étaient selfish?

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