POLITIQUE

Le mur budgétaire et l'affaire Petraeus au menu du premier point de presse d'Obama

14/11/2012 01:57 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST
AP
President Barack Obama makes an opening statement during his news conference, Wednesday, Nov. 14, 2012, in the East Room of the White House in Washington. President Barack Obama says the economy cannot afford a tax increase on all Americans and is calling on congressional Republicans to support an extension of existing tax rates for households earning $250,000 or less. (AP Photo/Charles Dharapak)

Au cours de sa première conférence de presse depuis sa réélection, le président Barack Obama a martelé que démocrates et républicains devaient trouver une solution qui permette aux États-Unis de sortir de l'impasse budgétaire. S'il a consacré toute son allocution au mur budgétaire, il a également dû répondre aux questions des journalistes sur l'affaire Petraeus et l'attaque de Benghazi.

Le président Obama a répété qu'il n'entendait pas reconduire les baisses d'impôts de l'ère Bush pour les Américains les plus riches, c'est-à-dire ceux faisant plus de 250 000 $ par année, auxquelles tiennent les républicains.

En l'absence d'entente entre les républicains et les démocrates, les impôts de tous les Américains augmenteront, a-t-il rappelé. « Notre économie ne peut pas se le permettre. Les familles de la classe moyenne ne peuvent pas se le permettre », a-t-il dit.

« Nous ne devons pas tenir la classe moyenne en otage pendant que nous parlons des impôts des riches », a lancé le président, qui s'est à nouveau dit « ouvert au compromis et aux nouvelles idées ».

À défaut d'une entente au Congrès, les baisses d'impôts adoptées sous George W. Bush viendront à échéance le 1er janvier, en même temps qu'entreront en vigueur des compressions dans les dépenses publiques et des hausses d'impôts pour tous les Américains.

Après son allocution, Barack Obama a répondu à plusieurs questions des journalistes, qui l'ont notamment interrogé sur les éventuelles conséquences de la relation extraconjugale de l'ancien chef de la CIA, David Petraeus, sur la sécurité nationale.

« D'après ce que j'ai vu », il n'y a pas de preuve que la sécurité nationale ait été compromise par l'affaire Petraeus, a-t-il dit. « Nous sommes davantage en sécurité grâce au travail du général Petraeus », a-t-il affirmé.

Il a répété que le haut gradé, qui a démissionné la semaine dernière, avait eu une « carrière extraordinaire », autant comme militaire qu'à la tête de la CIA, et que c'est lui qui avait demandé à être relevé de ses fonctions.

Interrogé sur la décision du FBI de ne l'informer de la tenue de l'enquête sur le général Petraeus qu'après l'élection, il a dit faire « confiance » au bureau fédéral d'enquête. Il a ajouté qu'il n'entendait pas s'immiscer dans ses investigations et qu'il n'entendait pas non plus préjuger du résultat de l'enquête en cours.

À la défense de l'ambassadrice américaine à l'ONU

Il s'est également porté à la défense de l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice, pressentie pour succéder à Hillary Clinton à la tête du département d'État.

Plusieurs républicains ont exprimé leur opposition à l'éventuelle nomination de la diplomate, qui avait initialement déclaré que l'attaque contre le consulat de Benghazi, en Libye, n'était « pas forcément un attentat terroriste », mais qu'elle résultait plutôt d'une « manifestation spontanée ayant dégénéré ».

« Si les sénateurs John McCain et Lindsey Graham et d'autres veulent s'en prendre à quelqu'un, ils devraient s'en prendre à moi », a lancé le président américain, qui a vanté le « travail exemplaire » de l'ambassadrice américaine, qui est l'une de ses proches.

« À la demande de la Maison-Blanche », Mme Rice « a apporté le meilleur des éclairages sur la base des renseignements qui lui avaient été fournis », a soutenu M. Obama.

Barack Obama a par ailleurs soutenu qu'il envisageait un projet de loi pour réformer l'immigration après son investiture, en janvier prochain.

Il a également indiqué qu'il n'avait pas rencontré Mitt Romney depuis l'élection, mais a ajouté qu'il avait hâte d'entendre ses idées, vantant le travail accompli par son ex-rival lors de l'organisation des Jeux olympiques de Salt Lake City.

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