NEW YORK, États-Unis - Maintenant, la LNH et l'Association des joueurs ne se parlent même plus par téléphone.

Alors que le lock-out s'éternise et entreprend un troisième mois, la communication entre les deux parties a été réduite au silence radio. On nage dans l'ignorance la plus totale en ce qui concerne la prochaine étape à suivre, ou même à quel moment la prochaine étape sera entreprise.

«Non, nous n'avons pas communiqué (mercredi), a déclaré le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, à The Associated Press. Il n'y a pas de rencontre de prévue.»

Après quatre journées de discussions à New York, la semaine dernière, les négociations ont été rompues de manière abrupte, vendredi soir. Les pourparlers ont repris dimanche, mais sur des sujets précis seulement, et cette réunion-là a pris fin après seulement 90 minutes.

Le syndicat croit comprendre que la ligue n'a pas l'intention de reprendre les négociations.

«Les joueurs demeurent prêts à reprendre les discussions n'importe quand», a fait savoir le conseiller spécial de l'AJLNH Steve Fehr.

Aucune décision n'a été prise en ce qui concerne l'annulation d'autres matchs, a fait savoir Daly. Jusqu'ici, 327 matchs — ceux prévus jusqu'au 30 novembre en plus de la Classique hivernale du 1er janvier — ont été annulés par la LNH.

D'autres annulations pourraient survenir si une entente n'est pas rapidement conclue. Afin d'amorcer une saison le 1er décembre, plusieurs croient qu'une entente devrait être conclue d'ici la fin de la semaine prochaine.

Cela semble de moins en moins probable, surtout parce que les deux parties ne semblent pas en mesure de trouver un terrain d'entente sur les principaux points qui les séparent. Il n'y a pas que l'argent qui empêche la ratification d'une nouvelle convention collective. Il semble que la mésentente au sujet des contrats des joueurs soit aussi importante.

La LNH souhaite des contrats d'une durée limitée à cinq ans, la mise en place de règles empêchant les termes qui permettent de contourner le plafond salarial, de repousser l'autonomie des joueurs à 28 ans ou après huit années de services professionnels, de réduire les contrats types pour les recrues à deux ans et de ne permettre l'égibilité à l'arbitrage salarial qu'après cinq ans.

En 2004-05, un lock-out avait entraîné l'annulation de toute la saison.