Les étudiants de deux cégeps et de quelques facultés universitaires ont déclenché une grève aujourd'hui pour répondre à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante.

Les organisations étudiantes veulent dénoncer ce qu'ils appellent la marchandisation de l'éducation et réclament l'abolition des droits de scolarité à l'université.

Une trentaine d'associations étudiantes à travers la province ont répondu à l'appel de l'ASSÉ qui a organisé une semaine de mobilisation qui se terminera le 22 novembre par une manifestation à Montréal.

« Nous voulons ainsi dénoncer la vision de l'éducation selon laquelle les études devraient impérativement répondre aux besoins des entreprises », explique l'ASSÉ sur son site Internet.

Les fédérations étudiantes collégiale et universitaire, la FEUQ et la FECQ, ont cependant refusé d'appuyer ce nouveau mouvement de grève.

La marchandisation de l'éducation

« Nous considérons que l'éducation est une valeur sociale qui bénéficie à l'ensemble de la société et qui par son indépendance devrait être capable d'enrichir les débats politiques, sociaux et scientifiques. Les institutions scolaires sont plus que des centres de formation professionnels, ce sont des lieux d'apprentissage d'un esprit critique et de transmission de la connaissance », plaide l'ASSÉ.

Pour donner du poids à leurs revendications, la trentaine d'associations qui appuient l'ASSÉ se sont donné des mandats de grève allant d'une à plusieurs journées entre le 14 et le 22 novembre.

L'ASSÉ fait valoir que cette mobilisation s'inscrit dans le cadre des actions du Mouvement étudiant international, un mouvement lancé au départ pour coordonner une Journée internationale d'action contre la marchandisation de l'éducation qui s'est tenue en novembre 2008.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante représente environ 69 000 étudiants des niveaux collégial et universitaire au Québec.