INTERNATIONAL - Pour la deuxième journée consécutive, l'armée israélienne a tiré des tirs de semonce vers la Syrie, en réaction à la chute d'un obus de mortier syrien dans la partie du Golan occupée par l'État hébreux. Selon l'armée israélienne, les chars qui ont participé à l'opération de représailles ont touché leurs cibles, la source du tir de mortier.

"Un obus de mortier est tombé près d'une position militaire israélienne dans le centre du plateau du Golan, dans le cadre du conflit interne en Syrie, sans faire ni victime ni dégât", selon le communiqué militaire. Les soldats israéliens ont riposté en tirant des obus de char vers l'origine du tir de mortier, "faisant mouche à plusieurs reprises", indique l'armée israélienne, ajoutant qu'elle a "déposé plainte auprès des forces de l'ONU dans la zone". Selon des sources militaires israéliennes, un engin d'artillerie mobile syrien a été touché.

La veille, le premier incident du genre depuis 1973

L'armée israélienne avait tiré dimanche des coups de semonce en direction de la Syrie à la suite de la chute d'un obus de mortier syrien dans le nord d'Israël, selon un communiqué militaire israélien. La radio publique israélienne a précisé que les soldats avaient tiré vers un secteur proche d'une position de l'armée syrienne, le premier incident du genre depuis la fin de la guerre israélo-arabe d'octobre 1973.

Selon des sources militaires israéliennes, les artilleurs israéliens ont délibérément manqué la position syrienne. Les mêmes sources ont précisé que l'armée avait utilisé un missile antichar Tamuz à haute précision. "Il y a peu de temps, un obus de mortier a touché un poste de l'armée israélienne sur le plateau du Golan près de la frontière israélo-syrienne, dans le cadre du conflit interne en Syrie. En réponse, les soldats israéliens ont tiré des coups de semonce en direction des zones syriennes", a affirmé l'armée dans son communiqué.

Israël a parallèlement déposé plainte auprès des forces de l'ONU stationnées sur le Golan, en avertissant que "les tirs émanant de Syrie vers Israël ne seront pas tolérés et (que) notre réponse sera sévère". "Nous suivons de près ce qui se passe à notre frontière avec la Syrie, et là-bas aussi nous sommes prêts à tout développement", avait auparavant affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire. Un obus de mortier est tombé dimanche matin sans faire de blessé dans le secteur du plateau du Golan contrôlé par Israël, près de la localité d'Alonei Habasham, selon une source militaire israélienne.

Les incidents sur le plateau du Golan se sont multipliés ces dernières semaines. Jeudi, trois obus de mortier tirés à partir de la Syrie -apparemment des projectiles "tirés par erreur lors de combats entre les différentes forces en présence en Syrie", selon l'armée- étaient tombés sur le Golan sans faire ni victime ni dégâts. Et lundi, un véhicule militaire israélien avait été endommagé par des balles perdues tirées depuis le secteur sous contrôle syrien du plateau.

L'ambassadeur israélien à l'ONU Ron Prosor a envoyé récemment une lettre au Conseil de sécurité pour lui demander d'agir, à la suite d'incursions de l'armée syrienne dans la zone tampon sur le Golan. Ces incidents "représentent une dangereuse escalade qui pourrait avoir des implications importantes pour la sécurité et la stabilité de la région", a affirmé M. Prosor dans sa lettre.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie. Malgré l'occupation et l'annexion par Israël d'une partie du Golan syrien, que la communauté internationale n'a pas reconnue, les deux pays n'y ont pas connu d'affrontement notable depuis la fin de la guerre israélo-arabe d'octobre 1973.

Des images des victimes de la crise syrienne avec le diaporama de nos collègues du HuffPost américain

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  • A Syrian boy who fled with his family from the violence in their village, cries as he waits to fill water at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian baby cries as he lays on a swing attached to a tree at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian boy who fled with his family from the violence in their village, stands next to a tent at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian boy who fled with his family from the violence in their village, carries water bottles at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian girl who fled with her family from the violence in their village, rests at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian girl who fled with her family from the violence in their village, washes clothes at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian girl who fled with her family from the violence in their village, washes clothes at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian boy who fled with his family from the violence in their village, sits on a swing at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria. Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • Syrian girls who fled from the violence in their village, wash their clothes at a displaced camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Monday, Nov. 5, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • Tow Syrian girls who fled with their family from the violence in their village, sit in front of a fire next to their tent at a camp, in the Syrian village of Atma, near the Turkish border with Syria, Sunday, Nov. 4, 2012. (AP Photo/ Khalil Hamra)

  • A Syrian boy holds remains of a mortar and shells which are allegedly fired by Syrian Army as mourners carry the coffin of 13-year-old Ahmad bin Muhsin Qarush during his funeral on March 24, 2012 who was reportedly killed two days earlier in shelling by regime forces in the northwestern city of Sermin. (Ricardo Garcia Vilanova/AFP/Getty Images)

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