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La Sûreté du Québec (SQ) démantèle un réseau de trafiquants de drogue en Estrie

08/11/2012 08:16 EST | Actualisé 08/01/2013 05:12 EST
AP
FILE - In this Jan. 26, 2011 file photo, containers of bath salts, synthetic stimulants that mimic the effects of traditional drugs like cocaine and speed, sit on a counter at Hemp's Above in Mechanicsburg, Pa. On July 10, 2012, President Obama signed a law banning more than two dozen of the most common chemicals used to make the drugs. Over the past two years health care and law enforcement professionals have seen a surge in use of the drugs, often sold under the guise of bath salts, incense and plant food. (AP Photo/The Patriot-News, Chris Knight) MANDATORY CREDIT

SHERBROOKE, Qc - Plusieurs dizaines de policiers ont été déployés peu après l'aube, jeudi, dans les Cantons-de-l'Est, afin de s'attaquer à des criminels soupçonnés d'oeuvrer dans la production et le trafic d'un type de stupéfiant particulier, le MDPV, couramment appelé sels de bain.

Les quelque 125 agents de l'Escouade régionale mixte de l'Estrie, regroupant des membres de la Sûreté du Québec (SQ) et de corps policiers municipaux, sont munis de 18 mandats de perquisition; 16 personnes sont visées par leur enquête, dont la tête dirigeante du réseau de production de comprimés de cette drogue.

Les perquisitions ont principalement lieu dans la région de Granby mais d'autres localités sont visées. Selon les hypothèses des policiers, le réseau à être démantelé aurait produit quelque 20 000 comprimés de MDPV chaque semaine dans un laboratoire clandestin situé à Sainte-Christine.

Des perquisitions ont aussi lieu à Shefford et à Sherbrooke.

Le 26 septembre dernier, le gouvernement du Canada annonçait qu'il était dorénavant interdit de posséder, d'importer et de trafiquer le MDPV, un ingrédien actif qui entre dans la composition de ce qui est appelé sels de bain.

Le MDPV ressemble aux sels de bains parfumés, en effet, mais il est consommé pour ses effets psychotropes. Il peut avoir pour effet de sévères crises d'anxiété, des psychoses et des hallucinations.

La Sûreté du Québec signale que cette drogue est peu dispendieuse à fabriquer.

Le MDPV fait dorénavant partie de la même catégorie de drogue que l'héroïne et la cocaïne.