POLITIQUE
04/11/2012 06:26 EST | Actualisé 04/01/2013 05:12 EST

Le ministre Réjean Hébert présente son plan d'action pour les soins de première ligne

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MONTRÉAL - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, garde le cap et réitère l'intention du gouvernement Marois d'offrir d'ici deux ans un accès à un médecin de famille à 750 000 Québécois qui n'en ont pas.

La ministre a présenté dimanche son plan pour y arriver, dévoilant une série de mesures qui visent à renforcer la première ligne de soins de santé.

M. Hébert prévoit notamment favoriser la mise en place de nouveaux groupes de médecine de famille (GMF), qui sont, pour l'heure, au nombre de 250 sur le territoire du Québec. Il aimerait que 75 pour cent des médecins de famille adhèrent à un GMF. Il veut également accroître le soutien professionnel dont ces groupes bénéficient.

Ce souhait devrait se traduire par l'embauche de professionnels supplémentaires, dont des infirmières, des nutritionnistes et des travailleurs sociaux, oeuvrant auprès des médecins en GMF. Ces ajouts en ressources humaines permettront une meilleure prise en charge des patients, a indiqué M. Hébert.

Son ministère débloquera 10,5 millions $ pour l'embauche de deux professionnels pour chaque GMF qui aura «atteint sa vitesse de croisière».

Le ministre a aussi annoncé la mise sur pied du Programme québécois d'adoption des dossiers médicaux électroniques, qui doit entrer en vigueur à la mi-novembre. Le programme a pour but l'accélération l'informatisation des cliniques médicales. Les médecins perdront ainsi moins de temps avec la gestion des dossiers et les suivis.

M. Hébert avance que le programme diminuera le nombre d'erreurs de médication grâce à l'adoption de l'ordonnance électronique et réduira le nombre d'examens prescrits en double.

«On met le bouton à "on" le 15 novembre. Là c'est vrai, les cliniques médicales vont pouvoir passer au 21e siècle», a-t-il lancé.

Le ministre péquiste soutient que, depuis les dix dernières années, on a voulu régler les problèmes d'engorgement des urgences et des lits d'hôpitaux en apportant des changements à même les centres hospitaliers.

«Les solutions se trouvent plutôt dans l'extérieur avant que le patient arrive, puis après l'hôpital, avec les soins à domicile», a-t-il résumé.

Par ailleurs, il est d'avis que les stratégies mises de l'avant amélioreront l'attrait de la médecine de famille auprès des étudiants. M. Hébert espère ainsi charmer 50 pour cent de tous les finissants en médecine.

Il croit que les ressources dont disposent les médecins spécialistes comptent pour beaucoup dans le choix de carrière des futurs médecins. «Pour un étudiant qui regarde son choix de pratique, c'est sûr que la médecine spécialisée est une médecine mieux organisée. Dans les hôpitaux, les médecins spécialistes ont accès à l'informatique, à d'autres professionnels de la santé et à une organisation efficace», a-t-il affirmé.

Il veut uniformiser l'environnement de travail pour l'ensemble du réseau.

Les initiatives proposées par M. Hébert ont été saluées par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). Son président, Louis Godin, s'est dit réjoui par cette bonification du soutien professionnel offert aux médecins de famille.

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