MONTRÉAL - Alors que l'aile québécoise du Nouveau Parti démocratique (NPD) était réunie en congrès à Montréal ce week-end afin de discuter du plan d'action pour les prochaines élections fédérales, certaines conversations ont plutôt porté sur un autre scrutin qui aura lieu dans un avenir beaucoup plus rapproché.

Les sondages montrent que la course est serrée entre le président Barack Obama et son rival républicain, Mitt Romney, à deux jours des élections présidentielles américaines de mardi. Mais au congrès du NPD, le choix des participants était clair.

Plusieurs députés néo-démocrates ont fait savoir que leur soutien allait, sans surprise, à M. Obama. Et certains membres de la formation politique ont même traversé la frontière pour aller prêter main-forte à la campagne du président.

Le leader du NPD, Thomas Mulcair, a déclaré qu'il espérait collaborer avec un président qui partageait les valeurs de son parti, plus particulièrement dans le domaine du développement durable.

«Sur cette question, je pense que la position d'Obama est plus prometteuse, a affirmé M. Mulcair devant les journalistes dimanche. Si c'est quelqu'un d'autre qui gagne, je ferai mon devoir et travaillerai avec cette personne dans l'intérêt des Canadiens.»

D'autres personnes présentes au congrès, dont la présidente du NPD, Rebecca Blaikie, ont indiqué qu'elles souhaitaient que Barack Obama obtienne un deuxième mandat.

«J'espère vraiment qu'Obama va gagner», a révélé Mme Blaikie, avant de raconter qu'elle connaissait des militants néo-démocrates au Manitoba qui s'étaient rendus dans le Dakota du Nord pour faire campagne pour le président.

Malgré tout, le congrès a surtout débattu de sujets concernant la politique nationale.

Dans un discours, Thomas Mulcair a exhorté les néo-démocrates à recueillir de l'argent et à recruter de nouveaux membres afin de pouvoir battre le gouvernement conservateur de Stephen Harper en 2015.

Le chef a également confié aux médias qu'il n'était pas inquiet concernant de récents sondages qui laissent entendre que Justin Trudreau, qui brigue présentement la direction du Parti libéral du Canada, pourrait voler des votes au NPD.

«Je suis certain que nous pouvons garder notre mainmise sur le Québec», a déclaré M. Mulcair.

Plus tôt, les délégués présents au congrès avaient discuté de la possibilité de créer une division provinciale du NPD en sol québécois. Si les membres étaient partagés, M. Mulcair a une fois de plus clairement fait savoir son opinion par rapport à cette question.

Selon lui, les néo-démocrates devraient consacrer leurs énergies à faire progresser le parti fédéral dans les intentions de vote en prévision du prochain scrutin.

«Si nous commençons à faire de même sur le plan provincial, nous allons diviser nos forces, a-t-il expliqué. Présentement, nous devons nous concentrer sur une seule chose: se débarrasser de Stephen Harper.»

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    NDP Leader Thomas Mulcair comments on the federal budget in the Foyer of the House of Commons on Parliament Hill in Ottawa Thursday March 29, 2012. If there was any doubt that Thomas Mulcair's political universe revolves around Quebec, it was dispelled by his response to Thursday's federal budget. (THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld)

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    NDP Leader Thomas Mulcair addresses the Economic Club of Canada in Ottawa, Thursday April 5, 2012. (THE CANADIAN PRESS/Fred Chartrand)