Place au cinéma! ... Les mondes de Ralph, Tout ce que tu possèdes, Vol, Elles, Smashed... Voici les résumés et critiques des nouveaux films dans les salles du Québec cette semaine.

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  • LES MONDES DE RALPH (Wreck-It Ralph) (4)

    <strong>États-Unis. 2012. 101 min.</strong> Film d'animation de Rich Moore. Ralph, démolisseur colérique dans un jeu vidéo qui aura bientôt 30 ans, rêve d'être un héros comme son collègue, le réparateur Felix. Sa jalousie le pousse à transgresser la loi des arcades en entrant dans un autre jeu, afin d'obtenir la médaille du mérite, qui ferait enfin de lui un être admiré et aimé. Sous les ordres de la sergente Calhoun, qui combat avec ses hommes des insectes géants extraterrestres, Ralph décroche le précieux trophée, avant d'être parachuté par une des bestioles monstrueuses à l'intérieur d'un jeu de courses automobiles pour filles. Dans ce décor tapissé de sucreries, l'intrus se fait voler sa médaille par le bogue féminin Vanellope, qui en a besoin pour pouvoir s'inscrire à la prochaine compétition. Apprenant que cette petite était interdite de course en raison de son affichage vidéo instable, Ralph accepte d'être son entraîneur, au grand dam du machiavélique roi des bonbons. Pendant ce temps, Felix fait équipe avec Calhoun afin de capturer l'insecte extraterrestre, qui menace de se multiplier dans le jeu de courses et de rendre inopérant tout l'univers des arcades. Si on passe outre les nombreuses publicités déguisées et le message attendu sur l'acceptation de sa vraie nature, il y a beaucoup à apprécier dans ce divertissement familial coloré, en hommage à l'univers des jeux vidéos. L'action ne faiblit pas, les bons gags sont légion, l'animation est de qualité et les performances vocales s'avèrent réjouissantes.

  • TOUT CE QUE TU POSSEDES (4)

    <strong>Canada. 2012. 92 min.</strong> Drame psychologique de Bernard Émond avec Patrick Drolet, Willia Ferland-Tanguay, Gilles Renaud, Isabelle Vincent, Jack Robitaille, Sara Simard, Geneviève St-Louis, Mateusz Grydlik. Pierre Leduc, chargé de cours en littérature à l'université Laval, traducteur à ses heures d'un poète découvert lors d'un récent séjour d'études en Pologne, a construit sa vie de solitaire autour des livres, des mots et du silence. Découragé par l'inculture de ses étudiants, il a déjà pris la décision de quitter son emploi lorsque son père, magnat de l'immobilier, lui annonce qu'il est atteint d'un cancer incurable et qu'il prévoit lui léguer sa fortune. Pierre refuse tout net pareil héritage obtenu de façon douteuse, et se replie sur lui-même. C'est alors qu'Adèle, une adolescente convaincue à raison d'être sa fille, sonne à sa porte. Confronté à sa lâcheté qui l'avait fait autrefois abandonner sa petite amie enceinte, Pierre nie tout. Mais la réalité le rattrape, sous l'impulsion d'Adèle, qui réclame un père dans sa vie, et de son propre père, qui voyant sa fin approcher, lui fait visiter la maison de son enfance, dans le Bas-St-Laurent. Le Québécois Bernard Émond (LA DONATION) poursuit avec constance son dialogue avec ses contemporains à travers ce nouvel opus sur les thèmes de l'héritage et la responsabilité de la transmission. Cela dit, les répliques rares, au ton littéraire, la mise en scène étudiée, l'interprétation tout en retenue, stoppent parfois le film dans son mouvement.

  • ELLES (4)

    <strong>France. 2011. 96 min.</strong> Drame de moeurs de Malgorzata Szumowska avec Juliette Binoche, Anaïs Demoustier, Joanna Kulig, Louis-Do de Lencquesaing, Krystyna Janda, François Civil. Anne prépare la rédaction d'un article-choc sur des jeunes Parisiennes qui se livrent à la prostitution afin de financer leurs études. La journaliste à la pige affiliée au magazine Elle parvient à obtenir les confidences de Charlotte, Française au caractère très rationnel, et d'Alicja, Polonaise moins naïve qu'elle n'en a l'air. À l'écoute de leurs récits, Anne, qui lutte contre ses propres préjugés et la pression exercée sur elle par son mari gardien des apparences, sent le plancher se dérober sous ses pieds. Le repas qu'elle doit préparer le soir même pour le patron de son époux vire à l'improvisation; son fils adolescent sèche les cours et lui fait des misères; son cadet l'ignore, les yeux rivés sur sa console de jeu. Au fur et à mesure que la journée avance, Anne se découvre prisonnière d'un cycle qui n'est pas si différent de celui des jeunes femmes qu'elle interroge pour son article. Au-delà de son énoncé controversé comparant la vie d'une "super-woman" à celle de deux prostituées, ce film courageux mais imparfait emprunte les chemins les plus balisés pour se diriger vers un dénouement consensuel. La réalisation solide et la qualité de la distribution sont autant de valeurs à porter au crédit de cette oeuvre autrement mi-figue mi-raisin.

  • VOL (Flight) (4)

    <strong>États-Unis. 2012. 139 min.</strong> Drame de Robert Zemeckis avec Denzel Washington, Don Cheadle, Kelly Reilly, John Goodman, James Badge Dale, Bruce Greenwood. Le pilote Whip Whitaker est encore sous l'influence de l'alcool et de la cocaïne lorsqu'il monte à bord du petit avion devant conduire 102 passagers d'Orlando à Atlanta, un matin de tempête. Qu'à cela ne tienne, lorsque survient un bris mécanique en vol, son sang froid, son expérience et son sens du discernement lui permettent de poser miraculeusement l'appareil dans un champ de la Georgie. Sacré héros de la nation, Whip doit néanmoins faire face aux enquêteurs de l'aviation civile et aux avocats de la compagnie aérienne, qui voudraient bien lui faire porter le blâme des six décès survenus lors de l'atterrissage d'urgence. L'examen toxicologique effectué sur lui leur en donne les moyens. Alors que son ami du syndicat, ainsi que l'avocat chargé de sa défense, tentent de l'aider à faire tomber la preuve retenue contre lui, ce père divorcé continue de nier son problème d'alcool, et trouve réconfort dans les bras d'une junkie repentante qu'il tire vers le bas. Cet hommage discret à la conformité s'accroche à un scénario solide, aux développements étonnants. La réalisation de Robert Zemeckis (FORREST GUMP) conserve tout du long, et malgré des ruptures de ton, son haut indice d'octane, en particulier lors de la séquence de l'atterrissage forcé. Denzel Washington n'en fait pas trop, ce qui en soi est un plus.

  • THE SESSIONS (4)

    <strong>États-Unis. 2012. 95 min.</strong> Drame biographique de Ben Lewin avec John Hawkes, Helen Hunt, William H. Macy, Moon Bloodgood, Annika Marks, W. Earl Brown. San Francisco, 1988. Paralysé du cou aux orteils, Mark O'Brien vit en permanence allongé sur une civière. Poète diplômé de Berkeley, le quadragénaire gagne sa vie comme journaliste, un travail qu'il effectue depuis le poumon d'acier à l'intérieur duquel il passe le plus clair de son temps. Très croyant, il entretient une amitié soutenue avec le père Brendan. À la suite du départ d'une aide soignante dont il était amoureux, Mark, confronté à sa virginité ainsi qu'à l'angoisse d'une existence dépourvue de plaisir charnel, retient les services de Cheryl, une thérapeute sexuelle qui l'aide à apprivoiser ses besoins, son corps et son insécurité au cours de relations intimes. Au fil de leurs sessions, des liens d'intimité se tissent. Même s'il semble impossible, un sentiment amoureux naît entre eux. Inspirée par la vie du poète Mark O'Brien, cette production touchante se penche sans la moindre prétention sur des questions fondamentales comme l'amour, la sexualité et la foi. En dépit d'une réalisation un peu terne, le film convainc et émeut, surtout grâce au tour de force d'interprétation de John Hawkes (WINTER'S BONE, HIGHER GROUND).

  • SMASHED (4)

    <strong>États-Unis. 2012. 81 min.</strong> Drame psychologique de James Ponsoldt avec Mary Elizabeth Winstead, Aaron Paul, Octavia Spencer, Nick Offerman, Megan Mullally, Mary Kay Place. Outre leur amour l'un pour l'autre, Kate et Charlie ont en commun une passion irrépressible pour l'alcool. Ayant été surprise à vomir devant les élèves de sa classe au lendemain d'une nuit bien arrosée, l'enseignante annonce de but en blanc qu'elle est enceinte. La nouvelle se propage dans l'école où Kate, qui refuse de la démentir, complique ses rapports avec le personnel, et particulièrement avec la directrice de l'établissement. Mais Dave, un collègue compréhensif, a compris le problème de Kate et l'invite à participer aux rencontres des alcooliques anonymes. La jeune femme s'engage alors sur la voie de la sobriété, au grand désespoir de Charlie, journaliste musical incapable d'admettre sa dépendance. Peu à peu, un fossé se creuse entre eux. La force de ce film très réaliste mais sans grande originalité repose sur la sincérité de sa démarche et sa grande justesse de ton. De nombreux personnages secondaires, très bien campés, enrichissent de manière subtile le récit, au centre duquel Mary Elizabeth Winstead (THE THING) fait très bonne figure.

  • L'HOMME AUX POINGS DE FER, (The Man with the Iron Fists)

    <strong>États-Unis. 2012. 95 min.</strong> Film d'arts martiaux de RZA avec Russell Crowe, Jamie Chung, Lucy Liu, RZA , Pam Grier, Dave Bautista. La Chine féodale. Pour empêcher une bande d'assassins de mettre la main sur les réserves d'or de son village, un guerrier solitaire transforme son corps en une arme de combat redoutable, avec l'aide d'un habile forgeron.