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Peu de problèmes, peu d'adhérents

31/10/2012 06:36 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

L'Association des joueurs de la Ligue canadienne de hockey reçoit une réponse tiède de la part des joueurs et des organisations de la Ligue de hockey junior majeure du Québec.

Contrairement aux joueurs du Phoenix de Sherbrooke et des Screaming Eagles du Cap-Breton, plusieurs organisations ne voient pas la nécessité d'un mouvement syndical.

Le propriétaire majoritaire des Olympiques de Gatineau, Alain Cyr, croit que la LHJMQ offre déjà un encadrement supérieur à plusieurs autres ligues au monde.

« Le commissaire Gilles Courteau règle toujours les problèmes avant qu'ils ne deviennent majeurs », a déclaré Cyr.

Il remet également en question la transparence du syndicat et l'information transmise aux joueurs.

« C'est ambigu [...] si j'avais un enfant dans la LHJMQ, je m'informerais de la raison d'être du mouvement avant qu'il ne signe quoi que ce soit. »

Les joueurs choyés

Le défenseur de l'Océanic de Rimouski Samuel Morin ne souhaite pas la venue du syndicat dans son organisation.

« Tout est gratuit : le vestiaire, le gymnase. Notre salaire n'est peut-être pas élevé, mais nous n'avons pas besoin d'être payés pour nous amuser », a-t-il lancé à la blague.

Son coéquipier, l'ailier gauche Francis Beauvillier, a été contacté par le président de l'Association des joueurs, Georges Laraque.

« Nous en avons discuté entre vétérans, a déclaré l'attaquant. Dès que le mot syndicat était prononcé, tous les regards baissaient. »

Améliorations à apporter

Certains joueurs croient toutefois que des améliorations pourraient être la bienvenue.

« Nous sommes gâtés dans la LHJMQ, ce n'est pas une question d'argent, a déclaré le défenseur du Phoenix Vincent Richer. À 19 ans, les joueurs qui veulent poursuivre leur carrière dans les collèges américains ne peuvent pas le faire. »

Le centre des Olympiques de Gatineau Rock Régimbald croit quant à lui que des changements devraient être apportés pour l'accès aux bourses d'études. Sans se déclarer en faveur de l'association, il voit la nécessité d'un syndicat dans ce cas précis.

Pour l'instant, les organisations sont avares de commentaires, mais respectent la décision des joueurs du Phoenix d'adhérer au mouvement syndical.

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