À la commission Charbonneau, l'avocat d'Union Montréal s'en est pris à la réputation de l'ex-organisateur politique Martin Dumont. Les tactiques qu'il a déployé dans ce but lui ont valu des réprimandes de la commissaire France Charbonneau et du procureur Denis Gallant.

Me Michel Dorval a notamment soulevé que Martin Dumont avait été réprimandé pour avoir consulté des sites adultes pendant « d'innombrables heures » lorsqu'il était conseiller spécial du maire Gérald Tremblay (2001-2004).

Dumont a reconnu avoir consulté de tels sites, mais a démenti que cela était fréquent. Il a plaidé qu'il avait offert sa démission au directeur général du parti, mais qu'elle avait été refusée. Le fait qu'il soit resté à l'emploi du parti ensuite montre selon lui que le parti lui faisait toujours confiance.

La commission Charbonneau a réprimandé Me Dorval pour sa référence aux « innombrables heures » de visionnement et lui a demandé s'il s'agissait d'insinuations ou d'informations vérifiées.

Le procureur de la commission Denis Gallant est aussi sorti de ses gonds. Il a rappelé à la commissaire Charbonneau qu'elle pouvait mettre un terme à un contre-interrogatoire si elle est juge qu'il « n'est pas pertinent [...], qu'il est abusif ou vexatoire ».

« Je pense qu'on charrie », a plaidé Me Gallant.

Me Dorval a fait valoir que le ton de son contre-interrogatoire était « respectueux », et qu'il agissait de la sorte parce que la commission doit juger de la crédibilité du témoin, qui se présente comme un homme intègre.

La commissaire Charbonneau a rétorqué qu'il aurait dû se satisfaire de la réponse du témoin selon laquelle il avait offert sa démission, et qu'il était inutile d'ajouter que cela avait pu se produire pendant « d'innombrables heures ».

Me Dorval a finalement demandé un ajournement hâtif de l'audience, que la commissaire lui a accordé. Me Dorval pourrait poursuivre son contre-interrogatoire à 14 h.

L'avocat d'Union Montréal avait précédemment soulevé que Martin Dumont avait été accusé de vol à l'étalage lorsqu'il travaillait dans un supermarché à la fin des années 90.

Le témoin a admis qu'il avait reconnu sa culpabilité dans cette affaire, survenu dans un contexte psychologique précis, mais qu'il avait reçu une absolution inconditionnelle.

Il a ajouté que le maire Tremblay était au courant de cette affaire lorsqu'il est devenu son conseiller spécial en 2001, et que tout cela ne lui a pas nui quand il a été soumis à une enquête de sécurité effectuée par le gouvernement fédéral en 2007.

Lors d'un échange avec la commissaire Charbonneau, qui s'interrogeait quant à la pertinence de cette affaire, l'avocat a avancé que M. Dumont avait volé de la nourriture pour l'amener au local électoral de Jacques Duchesneau.

Le témoin a noté que cette allégation n'avait ni queue ni tête puisqu'il avait reconnu sa culpabilité en novembre 1999, soit un an après les élections municipales de 1998.

La commissaire Charbonneau a ensuite ajouté à l'intention de Me Dorval : « ce n'était pas correct ce que vous venez de faire ».

Revivez les témoignages du jour

Des contradictions dans le témoignage du témoin

Plus tôt en matinée, Me Dorval a réussi à relever quelques contradictions dans le témoignage du témoin, notamment en ce qui concerne la tenue d'une activité de financement tenue au club St-Denis au profit du comité du Non en vue de la campagne sur les défusions au printemps 2004.

La crédibilité du témoignage de M. Dumont au sujet de la double comptabilité que pratiquait le parti du maire Tremblay lors d'élections municipales partielles organisées en décembre 2004.

Il a aussi maintenu sa version sur le coffre-fort bourré d'argent dans le bureau de l'argentier du parti, Bernard Trépanier.

L'avocat du parti de Gérald Tremblay a notamment présenté au témoin une liste d'une trentaine de chèques qui auraient été remis lors de l'activité de financement tenue au club St-Denis.

Les montants des chèques variaient grandement, allant de quelques centaines à 10 000 $. Plusieurs chèques venaient d'élus ou de particuliers, tandis que d'autres avaient été remis par des entreprises.

En évoquant cet évènement, lundi, Martin Dumont avait souligné qu'une quinzaine de chèques de 10 000 $ avaient été faits au nom de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal (UCCIM), notamment par des entrepreneurs en construction.

Il avait dit que son travail lors de cette réunion consistait spécifiquement à vérifier que les chèques étaient bel et bien faits au nom de l'UCCIM. Devant les questions de Me Dorval, il a admis mercredi matin qu'il avait pu se tromper là-dessus.

Martin Dumont avait aussi dit être allé lui-même chercher un chèque chez Construction Garnier après la tenue de l'évènement. Or, aucun chèque au nom de cette firme n'a été présenté au témoin par Me Dorval.

L'ex-organisateur d'Union Montréal avait en outre soutenu que la rencontre était secrète, et qu'aucun billet n'avait été imprimé pour l'occasion.

Un peu plus tôt, Martin Dumont a admis qu'il avait erré en précisant que la campagne pour les élections partielles dans l'arrondissement Ville Saint-Laurent en 2004 avait duré 30 jours.

La campagne pour ces scrutins tenus le 20 décembre avait en fait commencé le 24 octobre, avec la publication des brefs, a relevé Me Dorval. L'avocat d'Union Montréal s'est étonné que M. Dumont ait fait erreur à ce sujet, alors qu'il était organisateur en chef.

Me Dorval a aussi suggéré que les dépenses autorisées pour ces deux partielles municipales pourraient avoir été le double de celles mentionnées par M. Dumont.

Le témoin a maintenu l'essentiel de sa version à ce sujet, mais a dû concéder que le plafond des dépenses électorales pour ces campagnes était de 52 000 $, et non de 46 000 $, comme il l'avait dit hier. « La nuit a porté conseil », a-t-il dit pour justifier cette erreur.

Me Michel Dorval a aussi avancé que le témoin avait pu servir de prête-nom lorsqu'il a brigué les suffrages pour le parti Nouveau Montréal de Jacques Duchesneau en 1998. Le témoin a nié avec vigueur et a dit avoir été blanchi par le directeur général des élections à ce sujet.

Le maire Tremblay savait qu'il y avait une double comptabilité

Martin Dumont a révélé mardi matin que le maire Tremblay avait été informé que son parti avait tenu une double comptabilité lors d'élections partielles organisées dans l'arrondissement Saint-Laurent en décembre 2004.

Il dit avoir appris cette information lors d'une rencontre qu'il a eue avec l'agent officiel du parti Marc Deschamps et le maire Tremblay environ deux semaines avant le scrutin. M. Dumont avait demandé cette rencontre en raison d'inquiétudes sur le financement de la campagne.

« À cette rencontre là, dans mon bureau et à portes fermées, en bon français j'ai pété une coche », a raconté le témoin. « J'ai dit : "je ne sais pas ce qui se passe, vous ne me mettez pas au courant du financement, il y a des téléphonistes que je sais rémunérées qui ne se présentent même pas à moi, mais directement à M. Trépanier [...] Je veux savoir ce qui se passe, est-ce qu'on [...] risque de dépasser le budget électoral?'' »

« Quand M. Deschamps a sorti la feuille [...], c'est à ce moment que le maire de Montréal Gérald Tremblay s'est levé et a dit : "moi j'ai pas à savoir ça". Il a quitté, il est parti et il a fermé la porte en sortant », a raconté M. Dumont.

En contre-interrogatoire, Me Dorval a indiqué au témoin qu'une des colonnes sur la feuille de M. Deschamps comprenait en fait les dépenses préélectorales, et qu'il ne s'agissait pas d'une double comptabilité. Le témoin a maintenu sa version sans broncher.

Plus tôt en après-midi, Me Dorval avait déclaré aux journalistes que Martin Dumont avait mal compris ce qui s'était passé, et qu'il souhaitait que la commission entende des témoins qu'il propose afin de rétablir la « probité » du maire.

L'avocat d'Union Montréal a formellement demandé à la commission d'appeler à la barre des témoins le contrôleur et l'agent officiel du parti, ainsi que le maire Tremblay lui-même. La commission devra se prononcer à ce sujet.

L'argent comptant coulait à flot dans le bureau de Trépanier

L'ex-organisateur politique a aussi raconté à la juge France Charbonneau comment d'importantes sommes d'argent comptant étaient versées secrètement dans les caisses du parti Union Montréal.

M. Dumont a par ailleurs relaté que l'entrepreneur Nicolo Milioto, de Mivela Construction, avait insisté pour lui remettre une importante somme d'argent en liquide, destinée à Bernard Trépanier, dans une salle de toilette en novembre 2004, lors d'un événement dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Selon Martin Dumont, l'argent coulait à flot dans les bureaux de l'argentier d'Union Montréal, Bernard Trépanier, dans les mois qui ont précédé l'élection municipale de 2005.

Menaces et intimidation

L'ex-organisateur du parti a aussi révélé avoir été menacé de mort par l'entrepreneur en construction Nicolo Milioto, en juin 2007.

M. Dumont, qui était, à cette époque, chef de cabinet du maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, rencontrait alors Nicolo Milioto parce qu'il s'interrogeait sur le montant anormalement élevé d'un contrat accordé à Mivela Construction.

Selon les déclarations de Martin Dumont, c'est à ce moment que Nicolo Milioto lui aurait expliqué que les fondations de ses trottoirs étaient « très épaisses et profondes » avant d'ajouter : « faudrait pas que tu te retrouves dans mes fondations de trottoirs ».

Bref portrait de Milioto

Nicolo Milioto a longtemps dirigé l'entreprise Mileva Construction, une importante entreprise du milieu de la construction et de la réfection de trottoirs à Montréal.

Il a été décrit par l'enquêteur de la commission Éric Vecchio comme un intermédiaire entre les entreprises de la construction de la région de Montréal et les têtes dirigeantes du clan Rizzuto.

M. Milioto a d'ailleurs été vu 236 fois au café Consenza, ancien quartier général du clan Rizzuto, lors de l'opération Colisée, menée par la GRC entre 2001 et 2006.

Dans des images diffusées à la commission Charbonneau, il apparaît souvent en compagnie du patriarche du clan mafieux, Nick Rizzuto. On le voit notamment remettre de l'argent à M. Rizzuto.

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  • François Beaudry

    Le ministère des Transports du Québec avait été mis au parfum dès 2002-2003 par une taupe de l'existence d'un vaste stratagème de collusion impliquant des entrepreneurs de la grande région de Montréal, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/05/05/francois-beaudry-commission-charbonneau_n_5266575.html" target="_blank">a rappelé François Beaudry, un ancien du MTQ</a> qui s'était déjà longuement confié à l'émission <em>Enquête</em>.

  • Florent Gagné

    L'ancien sous-ministre estime que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/25/commission-charbonneau-florent-gagne_n_5212672.html" target="_blank">les critiques adressées au MTQ quant à son manque de vigueur</a> dans la lutte à la collusion au fil des ans sont injustes.

  • Paul-André Fournier

    L'ex-directeur des travaux pour le MTQ à Montréal admet, à la suite de son subordonné Claude Paquet, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/24/ceic-bpr-fraude_n_5206017.html" target="_blank">avoir négocié avec les plus bas soumissionnaires</a> pour deux contrats accordés dans le dossier de la réfection du rond-point l'Acadie afin d'obtenir des réductions de prix, à la demande du sous-ministre adjoint Liguori Hinse, voire du sous-ministre.

  • Robert Marcil

    L'ex-employé de la Ville de Montréal Robert Marcil a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/23/robert-marcil-plaide-coupable-ordre-ingenieurs-commission-charbonneau_n_5198734.html" target="_blank">plaidé coupable d'infractions déontologiques</a> devant le comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs. Il avait témoigné devant la CEIC en février et avait reconnu son «manque de jugement».

  • Claude Paquet

    L'ancien chef de service des projets à la direction territoriale de Montréal du ministère des Transports du Québec a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/17/commission-charbonneau-peche-claude-paquet-ex-cadre-mtq_n_5169126.html" target="_blank">contrevenu aux règles du MTQ</a> dans le dossier de la réfection du rond-point L'Acadie, évoqué par Lino Zambito devant la commission Charbonneau.

  • Jocelyn Dupuis

    L'ex-secrétaire du conseil exécutif de la FTQ-Construction, Alain Pigeon, soutient que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/16/proces-dupuis-syndicat_n_5159982.html" target="_blank">la haute direction était bien au fait des dépenses extravagantes</a> de son ex-directeur général, Jocelyn Dupuis, et fermait les yeux car les sommes réclamées en trop «allaient au bien-être des travailleurs» de la centrale.

  • Guy Desrosiers

    La perte d'expertise au ministère des Transports du Québec et son recours massif aux firmes de génie dans les années 2000 ont eu pour conséquence que<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/15/commission-charbonneau-contrats-mtq_n_5152533.html" target="_blank"> le MTQ n'arrivait plus à assurer un véritable suivi de ses travaux</a>, et donc à contrôler leurs coûts, a fait ressortir l''enquêteur de la commission Guy Desrosiers.

  • Serge Daunais

    Le directeur général de Pavages Maska admet qu'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/14/commission-charbonneau-contrats-mtq_n_5146078.html" target="_blank">il y a eu de la collusion dans le pavage par le passé</a> et que des entreprises s'entendent encore pour ne pas empiéter sur leurs territoires respectifs.

  • Nicolas Hains

    L'ingénieur Nicolas Hains a dressé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/11/commission-charbonneau-contrats-ministere-des-transports_n_5132349.html" target="_blank">un portrait critique de son passage comme estimateur</a> au bureau de Montréal de Construction DJL devant la commission Charbonneau.

  • Marcel Roireau

    Le président de l'entreprise DJL <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/10/commission-charbonneau--apres-sintra-la-commission-entend-djl_n_5125020.html" target="_blank">nie avec véhémence avoir fait de la collusion</a> avec Sintra pour se partager le marché du pavage au Québec et soutient que si DJL est plus présente dans certaines régions, et moins ailleurs, c'est uniquement en fonction d'occasions d'affaires.

  • Normand Bédard

    L'ex-président de Sintra <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/09/commission-charbonneau-sintra-normand-bedard-mtq_n_5116956.html" target="_blank">reconnaît avoir fait de la collusion</a> pour se partager des contrats de pavage, notamment ceux attribués par le ministère des Transports du Québec dès les années 1980.

  • Joe Borsellino

    L'ex-dirigeant de Garnier, Joe Borsellino, avait des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/13/commission-charbonneau-joe-borsellino-liens-rizzuto_n_4958006.html" target="_blank">relations personnelles et professionnelles avec le clan Rizzuto</a>, ont révélé des écoutes électroniques.

  • Martin Cloutier

    Le chef de service à l'Agence du revenu du Québec estime que la fausse facturation des entreprises et les travailleurs au noir entraînent des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/10/des-histoires-de-fausse-facturation-au-menu-de-la-commission-charbonneau_n_4934221.html" target="_blank">pertes fiscales de 3,5 milliards de dollars par année</a> pour Québec.

  • Bernard « Rambo » Gauthier

    Le représentant du local 791 des opérateurs de machinerie lourde pour la Côte-Nord a dû admettre qu'il a avait<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/26/commission-charbonneau-bernard-gauthier_n_4858378.html" target="_blank"> fait appel à l'intimidation</a> pour arriver à ses fins dans le cadre des travaux pour la centrale hydroélectrique La Romaine. Son supérieur immédiat, le directeur général du local 791, Bernard Girard, l'avait rencontré dans ses premières années pour discuter de son « agressivité ».

  • Marcel Pouliot

    L'entrepreneur de l'Estrie a raconté à la commission <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/27/commission-charbonneau--et-si-tas-pas-de-soupe-tas-plus-de-travaux----marcel-pouliot_n_4867807.html" target="_blank">ses déboires récents sur le chantier de La Romaine</a>, un cocktail fait de mauvaises surprises, de tensions avec Bernard Gauthier et de bris mystérieux d'équipements coûteux.

  • Pierre Laprise

    Le chantier de La Romaine sur la Côte-Nord s'est révélé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/25/intransigeance-rambo-entreprise-fernand-gilbert-commission-charbonneau_n_4849971.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise FGL du Saguenay. Bris d'équipements à répétition, embauche à la merci de Bernard « Rambo » Gauthier, travailleurs intoxiqués... du jamais vu en 25 ans selon Pierre Laprise.

  • Jean-François Sabourin

    L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/24/bernard--rambo-gauthier-homme-cle-sur-la-cote-nord_n_4846798.html" target="_blank">enquêteur Sabourin</a>, qui a rencontré près d'une centaine de témoins dans la région entre 2009 et 2011, a expliqué que Bernard « Rambo » Gauthier avait la volonté de contrôler l'embauche pour le chantier de La Romaine.

  • Normand Pedneault

    L'entrepreneur du Saguenay a raconté comment ses frères ont été molestés, après qu'il ait refusé de plier devant les exigences du représentant du local AMI Michel Bézeau et de Bernard « Rambo » Gauthier, représentant du 791. Ils demandaient le renvoi de ses travailleurs du Saguenay en échange de ses hommes. M. Pedneault a éclaté en larmes en racontant <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/20/entrepreneurs-battus-cote-nord-ftq-construction-rambo_n_4815729.html" target="_blank">cet épisode</a>.

  • Daniel Gagné

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/19/commission-charbonneau-le-president-de-linternational-contre-interroge-par-la-ftq-construction_n_4815152.html" target="_blank">Daniel Gagné</a> a révélé avoir appris en mars 2010 que la FIPOE (syndicat des électriciens, FTQ-Construction) aurait conclu des ententes secrètes avec deux poids lourds de l'International, soit Gérard Cyr, le puissant gérant d'affaires du local 144 (tuyauteurs), et Donald Fortin, directeur général de la centrale syndicale.

  • Rock Savard

    L'entrepreneur du Saguenay <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/18/commission-charbonneau-un-entrepreneur-du-saguenay-a-la-barre-des-temoins_n_4808170.html" target="_blank">Rock Savard</a> a raconté à la CEIC comment il a été contraint d'acheter la paix sur un chantier de la Côte-Nord en concluant une entente avec les représentants locaux de la FTQ-Construction, Bernard « Rambo » Gauthier et Michel Bézeau.

  • Serge Larouche

    L'entreprise Ganotec a versé environ 1,2 million de dollars entre 2000 et 2006 à Gérard Cyr, alors président du CPQMC-International et patron du local 144, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-international-ganotec_n_4775741.html" target="_blank">selon le témoignage de son PDG Serge Larouche</a>.

  • Paul Faulkner

    La commission Charbonneau a fait le point sur le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-interesse-international_n_4773080.html" target="_blank">fonctionnement de l'International</a> avec le directeur général du Conseil provincial du Qc des métiers de la construction.

  • Michel Comeau

    L'enquêteur <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/11/commission-charbonneau-enregistrements-commandes-ken-pereira_n_4766593.html" target="_blank">Michel Comeau</a> a rapporté que plusieurs grutiers québécois ont été payés à ne rien faire sur le chantier de la centrale de Péribonka. Il a rencontré quelque 70 personnes en un an afin de prendre la mesure de la discrimination sur les chantiers et de la violence qui y règne.

  • Jacques Sainte-Marie

    Le chantier d'Hydro-Québec à Péribonka aurait été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/17/commission-charbonneau-retour-sur-les-grutiers-de-la-ftq-construction-payes-a-ne-rien-faire_n_4802696.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise allemande Bauer, ce qui aurait entraîné des coûts supplémentaires de plus de 4 M$ indemnisés par la société d'État. Selon Jacques Sainte-Marie, ex-directeur de projet pour Bauer, les doléances des délégués syndicaux étaient constantes, surtout sur le partage des tâches, avec, en arrière-plan, la volonté de « faire sortir les étrangers du chantier ».

  • Eugène Arsenault

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/13/commission-charbonneau-eugene-arsenault_n_4781313.html" target="_blank">Eugène Arsenault</a>, dont le nom est ressorti en marge des allégations portées par Serge Larouche contre le syndicaliste Gérard Cyr, a confirmé que le PDG de Ganotec lui avait confié en 2005 que Léopold Gagnon, alors patron de l'entreprise, versait de l'argent comptant au président de l'International.

  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)


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  • Avril 2009

    Les premiers appels en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction sont lancés à l'Assemblée nationale.

  • Septembre 2009

    L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. Des rumeurs circulent selon lesquelles d'influents politiciens auraient séjourné sur le yacht de l'un des entrepreneurs ayant remporté une partie du contrat.

  • Octobre 2009

    La controverse prend du poids après que l'émission <em>Enquête</em> révèle l'ampleur de la corruption dans l'industrie de la construction, notamment dans les processus d'appel d'offres. Un groupe d'entrepreneurs de la région de Montréal, surnommé le «Fabulous Fourteen», agirait comme un cartel en se divisant les contrats, bloquant ainsi la voie aux compétiteurs, selon les journalistes de Radio-Canada. Un ancien sous-ministre des Transports soutient pour sa part que la mafia contrôle 80 pour cent des contrats de construction accordés dans la région et entretient des liens avec les entreprises du secteur. Les montants versés pour les projets de construction au Québec sont plus élevés qu'ailleurs au Canada, conclut <em>Enquête</em>.

  • Octobre 2009

    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

  • Octobre 2009

    Québec annonce le déclenchement de l'Opération Marteau, une unité policière provinciale établie pour faire la lumière sur la corruption et la collusion dans le domaine de la construction.

  • Mars 2010

    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

  • Mai 2010

    Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel.

  • Août 2010

    La firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux.

  • Octobre 2010

    «Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées».

  • Octobre 2010

    Le Maclean's fait encore des vagues, cette fois en qualifiant le Québec de «province la plus corrompue au Canada». La couverture du magazine montre l'emblématique Bonhomme Carnaval tenant un porte-document débordant d'argent.

  • Novembre 2010

    La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s'affiche en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction, laissant les libéraux de Jean Charest virtuellement seuls à s'y opposer.

  • Novembre 2010

    Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. Le premier ministre reporte un voyage en France avec deux ministres pour s'assurer que son gouvernement ne tombe pas.

  • Janvier 2011

    La commission Bastarache conclut à l'absence de népotisme dans la nomination des juges au Québec.

  • Février 2011

    Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. Ils sont accusés de fraude, d'extorsion, d'avoir proféré des menaces et d'abus de confiance.

  • Février 2011

    Québec annonce la création de l'Unité permanente anti-corruption, bâtie sur le modèle des services d'enquête de la ville de New York.

  • Septembre 2011

    La fuite du rapport explosif de Jacques Duchesneau, patron de l'Unité anticollusion, met le feu aux poudres. L'ancien chef de police conclut que le ministère des Transports est impuissant face à la collusion et que le crime organisé et les entreprises de construction sont responsables des coûts très élevés payés par l'État pour ses projets de construction. Une partie du magot serait ensuite transférée vers les caisses électorales des partis politiques, affirme le rapport Duchesneau.

  • Septembre 2011

    Après la comparution de Jacques Duchesneau devant une commission parlementaire, le gouvernement montre des signes d'ouverture à l'idée de déclencher une commission d'enquête en partie publique, en partie à huis clos.

  • Octobre 2011

    Jean Charest annonce la création d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction présidée par la juge France Charbonneau. Mais le fait que la commission ne relève pas de la loi sur les commission d'enquête et n'accorde pas l'immunité aux témoins suscite un tollé.

  • Octobre 2011

    Le gouvernement Charest complète son recul en annonçant que la commission Charbonneau aura tous les pouvoirs requis et relèvera de la loi sur les commissions d'enquête.

  • Février 2012

    Dans un message vidéo pré-enregistré, la juge France Charbonneau lance un appel aux Québécois afin qu'ils fournissent de l'information à sa commission.

  • 1er octobre 2012

    L'entrepreneur Lino Zambito affirme qu'une cote de 2,5% des contrats publics devait être remise à la mafia, et une autre de 3% au parti Union Montréal, de Gérald Tremblay.