À la commission Charbonneau, l'avocat d'Union Montréal s'en est pris à la réputation de l'ex-organisateur politique Martin Dumont. Les tactiques qu'il a déployé dans ce but lui ont valu des réprimandes de la commissaire France Charbonneau et du procureur Denis Gallant.

Me Michel Dorval a notamment soulevé que Martin Dumont avait été réprimandé pour avoir consulté des sites adultes pendant « d'innombrables heures » lorsqu'il était conseiller spécial du maire Gérald Tremblay (2001-2004).

Dumont a reconnu avoir consulté de tels sites, mais a démenti que cela était fréquent. Il a plaidé qu'il avait offert sa démission au directeur général du parti, mais qu'elle avait été refusée. Le fait qu'il soit resté à l'emploi du parti ensuite montre selon lui que le parti lui faisait toujours confiance.

La commission Charbonneau a réprimandé Me Dorval pour sa référence aux « innombrables heures » de visionnement et lui a demandé s'il s'agissait d'insinuations ou d'informations vérifiées.

Le procureur de la commission Denis Gallant est aussi sorti de ses gonds. Il a rappelé à la commissaire Charbonneau qu'elle pouvait mettre un terme à un contre-interrogatoire si elle est juge qu'il « n'est pas pertinent [...], qu'il est abusif ou vexatoire ».

« Je pense qu'on charrie », a plaidé Me Gallant.

Me Dorval a fait valoir que le ton de son contre-interrogatoire était « respectueux », et qu'il agissait de la sorte parce que la commission doit juger de la crédibilité du témoin, qui se présente comme un homme intègre.

La commissaire Charbonneau a rétorqué qu'il aurait dû se satisfaire de la réponse du témoin selon laquelle il avait offert sa démission, et qu'il était inutile d'ajouter que cela avait pu se produire pendant « d'innombrables heures ».

Me Dorval a finalement demandé un ajournement hâtif de l'audience, que la commissaire lui a accordé. Me Dorval pourrait poursuivre son contre-interrogatoire à 14 h.

L'avocat d'Union Montréal avait précédemment soulevé que Martin Dumont avait été accusé de vol à l'étalage lorsqu'il travaillait dans un supermarché à la fin des années 90.

Le témoin a admis qu'il avait reconnu sa culpabilité dans cette affaire, survenu dans un contexte psychologique précis, mais qu'il avait reçu une absolution inconditionnelle.

Il a ajouté que le maire Tremblay était au courant de cette affaire lorsqu'il est devenu son conseiller spécial en 2001, et que tout cela ne lui a pas nui quand il a été soumis à une enquête de sécurité effectuée par le gouvernement fédéral en 2007.

Lors d'un échange avec la commissaire Charbonneau, qui s'interrogeait quant à la pertinence de cette affaire, l'avocat a avancé que M. Dumont avait volé de la nourriture pour l'amener au local électoral de Jacques Duchesneau.

Le témoin a noté que cette allégation n'avait ni queue ni tête puisqu'il avait reconnu sa culpabilité en novembre 1999, soit un an après les élections municipales de 1998.

La commissaire Charbonneau a ensuite ajouté à l'intention de Me Dorval : « ce n'était pas correct ce que vous venez de faire ».

Revivez les témoignages du jour

Des contradictions dans le témoignage du témoin

Plus tôt en matinée, Me Dorval a réussi à relever quelques contradictions dans le témoignage du témoin, notamment en ce qui concerne la tenue d'une activité de financement tenue au club St-Denis au profit du comité du Non en vue de la campagne sur les défusions au printemps 2004.

La crédibilité du témoignage de M. Dumont au sujet de la double comptabilité que pratiquait le parti du maire Tremblay lors d'élections municipales partielles organisées en décembre 2004.

Il a aussi maintenu sa version sur le coffre-fort bourré d'argent dans le bureau de l'argentier du parti, Bernard Trépanier.

L'avocat du parti de Gérald Tremblay a notamment présenté au témoin une liste d'une trentaine de chèques qui auraient été remis lors de l'activité de financement tenue au club St-Denis.

Les montants des chèques variaient grandement, allant de quelques centaines à 10 000 $. Plusieurs chèques venaient d'élus ou de particuliers, tandis que d'autres avaient été remis par des entreprises.

En évoquant cet évènement, lundi, Martin Dumont avait souligné qu'une quinzaine de chèques de 10 000 $ avaient été faits au nom de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal (UCCIM), notamment par des entrepreneurs en construction.

Il avait dit que son travail lors de cette réunion consistait spécifiquement à vérifier que les chèques étaient bel et bien faits au nom de l'UCCIM. Devant les questions de Me Dorval, il a admis mercredi matin qu'il avait pu se tromper là-dessus.

Martin Dumont avait aussi dit être allé lui-même chercher un chèque chez Construction Garnier après la tenue de l'évènement. Or, aucun chèque au nom de cette firme n'a été présenté au témoin par Me Dorval.

L'ex-organisateur d'Union Montréal avait en outre soutenu que la rencontre était secrète, et qu'aucun billet n'avait été imprimé pour l'occasion.

Un peu plus tôt, Martin Dumont a admis qu'il avait erré en précisant que la campagne pour les élections partielles dans l'arrondissement Ville Saint-Laurent en 2004 avait duré 30 jours.

La campagne pour ces scrutins tenus le 20 décembre avait en fait commencé le 24 octobre, avec la publication des brefs, a relevé Me Dorval. L'avocat d'Union Montréal s'est étonné que M. Dumont ait fait erreur à ce sujet, alors qu'il était organisateur en chef.

Me Dorval a aussi suggéré que les dépenses autorisées pour ces deux partielles municipales pourraient avoir été le double de celles mentionnées par M. Dumont.

Le témoin a maintenu l'essentiel de sa version à ce sujet, mais a dû concéder que le plafond des dépenses électorales pour ces campagnes était de 52 000 $, et non de 46 000 $, comme il l'avait dit hier. « La nuit a porté conseil », a-t-il dit pour justifier cette erreur.

Me Michel Dorval a aussi avancé que le témoin avait pu servir de prête-nom lorsqu'il a brigué les suffrages pour le parti Nouveau Montréal de Jacques Duchesneau en 1998. Le témoin a nié avec vigueur et a dit avoir été blanchi par le directeur général des élections à ce sujet.

Le maire Tremblay savait qu'il y avait une double comptabilité

Martin Dumont a révélé mardi matin que le maire Tremblay avait été informé que son parti avait tenu une double comptabilité lors d'élections partielles organisées dans l'arrondissement Saint-Laurent en décembre 2004.

Il dit avoir appris cette information lors d'une rencontre qu'il a eue avec l'agent officiel du parti Marc Deschamps et le maire Tremblay environ deux semaines avant le scrutin. M. Dumont avait demandé cette rencontre en raison d'inquiétudes sur le financement de la campagne.

« À cette rencontre là, dans mon bureau et à portes fermées, en bon français j'ai pété une coche », a raconté le témoin. « J'ai dit : "je ne sais pas ce qui se passe, vous ne me mettez pas au courant du financement, il y a des téléphonistes que je sais rémunérées qui ne se présentent même pas à moi, mais directement à M. Trépanier [...] Je veux savoir ce qui se passe, est-ce qu'on [...] risque de dépasser le budget électoral?'' »

« Quand M. Deschamps a sorti la feuille [...], c'est à ce moment que le maire de Montréal Gérald Tremblay s'est levé et a dit : "moi j'ai pas à savoir ça". Il a quitté, il est parti et il a fermé la porte en sortant », a raconté M. Dumont.

En contre-interrogatoire, Me Dorval a indiqué au témoin qu'une des colonnes sur la feuille de M. Deschamps comprenait en fait les dépenses préélectorales, et qu'il ne s'agissait pas d'une double comptabilité. Le témoin a maintenu sa version sans broncher.

Plus tôt en après-midi, Me Dorval avait déclaré aux journalistes que Martin Dumont avait mal compris ce qui s'était passé, et qu'il souhaitait que la commission entende des témoins qu'il propose afin de rétablir la « probité » du maire.

L'avocat d'Union Montréal a formellement demandé à la commission d'appeler à la barre des témoins le contrôleur et l'agent officiel du parti, ainsi que le maire Tremblay lui-même. La commission devra se prononcer à ce sujet.

L'argent comptant coulait à flot dans le bureau de Trépanier

L'ex-organisateur politique a aussi raconté à la juge France Charbonneau comment d'importantes sommes d'argent comptant étaient versées secrètement dans les caisses du parti Union Montréal.

M. Dumont a par ailleurs relaté que l'entrepreneur Nicolo Milioto, de Mivela Construction, avait insisté pour lui remettre une importante somme d'argent en liquide, destinée à Bernard Trépanier, dans une salle de toilette en novembre 2004, lors d'un événement dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Selon Martin Dumont, l'argent coulait à flot dans les bureaux de l'argentier d'Union Montréal, Bernard Trépanier, dans les mois qui ont précédé l'élection municipale de 2005.

Menaces et intimidation

L'ex-organisateur du parti a aussi révélé avoir été menacé de mort par l'entrepreneur en construction Nicolo Milioto, en juin 2007.

M. Dumont, qui était, à cette époque, chef de cabinet du maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, rencontrait alors Nicolo Milioto parce qu'il s'interrogeait sur le montant anormalement élevé d'un contrat accordé à Mivela Construction.

Selon les déclarations de Martin Dumont, c'est à ce moment que Nicolo Milioto lui aurait expliqué que les fondations de ses trottoirs étaient « très épaisses et profondes » avant d'ajouter : « faudrait pas que tu te retrouves dans mes fondations de trottoirs ».

Bref portrait de Milioto

Nicolo Milioto a longtemps dirigé l'entreprise Mileva Construction, une importante entreprise du milieu de la construction et de la réfection de trottoirs à Montréal.

Il a été décrit par l'enquêteur de la commission Éric Vecchio comme un intermédiaire entre les entreprises de la construction de la région de Montréal et les têtes dirigeantes du clan Rizzuto.

M. Milioto a d'ailleurs été vu 236 fois au café Consenza, ancien quartier général du clan Rizzuto, lors de l'opération Colisée, menée par la GRC entre 2001 et 2006.

Dans des images diffusées à la commission Charbonneau, il apparaît souvent en compagnie du patriarche du clan mafieux, Nick Rizzuto. On le voit notamment remettre de l'argent à M. Rizzuto.

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  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)


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  • Avril 2009

    Les premiers appels en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction sont lancés à l'Assemblée nationale.

  • Septembre 2009

    L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. Des rumeurs circulent selon lesquelles d'influents politiciens auraient séjourné sur le yacht de l'un des entrepreneurs ayant remporté une partie du contrat.

  • Octobre 2009

    La controverse prend du poids après que l'émission <em>Enquête</em> révèle l'ampleur de la corruption dans l'industrie de la construction, notamment dans les processus d'appel d'offres. Un groupe d'entrepreneurs de la région de Montréal, surnommé le «Fabulous Fourteen», agirait comme un cartel en se divisant les contrats, bloquant ainsi la voie aux compétiteurs, selon les journalistes de Radio-Canada. Un ancien sous-ministre des Transports soutient pour sa part que la mafia contrôle 80 pour cent des contrats de construction accordés dans la région et entretient des liens avec les entreprises du secteur. Les montants versés pour les projets de construction au Québec sont plus élevés qu'ailleurs au Canada, conclut <em>Enquête</em>.

  • Octobre 2009

    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

  • Octobre 2009

    Québec annonce le déclenchement de l'Opération Marteau, une unité policière provinciale établie pour faire la lumière sur la corruption et la collusion dans le domaine de la construction.

  • Mars 2010

    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

  • Mai 2010

    Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel.

  • Août 2010

    La firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux.

  • Octobre 2010

    «Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées».

  • Octobre 2010

    Le Maclean's fait encore des vagues, cette fois en qualifiant le Québec de «province la plus corrompue au Canada». La couverture du magazine montre l'emblématique Bonhomme Carnaval tenant un porte-document débordant d'argent.

  • Novembre 2010

    La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s'affiche en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction, laissant les libéraux de Jean Charest virtuellement seuls à s'y opposer.

  • Novembre 2010

    Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. Le premier ministre reporte un voyage en France avec deux ministres pour s'assurer que son gouvernement ne tombe pas.

  • Janvier 2011

    La commission Bastarache conclut à l'absence de népotisme dans la nomination des juges au Québec.

  • Février 2011

    Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. Ils sont accusés de fraude, d'extorsion, d'avoir proféré des menaces et d'abus de confiance.

  • Février 2011

    Québec annonce la création de l'Unité permanente anti-corruption, bâtie sur le modèle des services d'enquête de la ville de New York.

  • Septembre 2011

    La fuite du rapport explosif de Jacques Duchesneau, patron de l'Unité anticollusion, met le feu aux poudres. L'ancien chef de police conclut que le ministère des Transports est impuissant face à la collusion et que le crime organisé et les entreprises de construction sont responsables des coûts très élevés payés par l'État pour ses projets de construction. Une partie du magot serait ensuite transférée vers les caisses électorales des partis politiques, affirme le rapport Duchesneau.

  • Septembre 2011

    Après la comparution de Jacques Duchesneau devant une commission parlementaire, le gouvernement montre des signes d'ouverture à l'idée de déclencher une commission d'enquête en partie publique, en partie à huis clos.

  • Octobre 2011

    Jean Charest annonce la création d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction présidée par la juge France Charbonneau. Mais le fait que la commission ne relève pas de la loi sur les commission d'enquête et n'accorde pas l'immunité aux témoins suscite un tollé.

  • Octobre 2011

    Le gouvernement Charest complète son recul en annonçant que la commission Charbonneau aura tous les pouvoirs requis et relèvera de la loi sur les commissions d'enquête.

  • Février 2012

    Dans un message vidéo pré-enregistré, la juge France Charbonneau lance un appel aux Québécois afin qu'ils fournissent de l'information à sa commission.

  • 1er octobre 2012

    L'entrepreneur Lino Zambito affirme qu'une cote de 2,5% des contrats publics devait être remise à la mafia, et une autre de 3% au parti Union Montréal, de Gérald Tremblay.