Un élu quitte le caucus du maire Tremblay

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FRANTZ BENJAMIN
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Le conseiller municipal du district Saint-Michel, Frantz Benjamin, ne participera plus au caucus du parti du maire Gérald Tremblay parce qu'il estime qu'« Union Montréal a des réponses à donner à la population montréalaise ».

M. Benjamin ne démissionne pas « pour le moment ». Mais il s'attend à ce que le parti du maire Tremblay « fasse un exercice transparent de reddition de comptes à la population montréalaise, quant aux allégations de toutes sortes auxquelles Union Montréal fait face ».

Dans les prochains jours, il ne votera plus de manière partisane, mais selon les « intérêts des Montréalais ». Il souhaite contribuer à l'exercice de transparence qu'il pense essentiel.

Exaspéré par ce qu'il entend à la commission Charbonneau

Frantz Benjamin a entendu comme les autres citoyens les allégations troublantes de la commission Charbonneau. L'ancien président du Conseil interculturel de Montréal affirme que dans Saint-Michel, plusieurs projets ne peuvent être réalisés, faute de fonds.

Visiblement irrité, il enchaîne en disant : « On vient de déposer un budget qui augmente le fardeau fiscal. Face à tout ce qu'on entend, ce sont des choses qui ne peuvent que nous enrager. »

La majorité des élus et des bénévoles du parti sont honnêtes

Frantz Benjamin pense que la très vaste majorité des militants et élus d'Union Montréal sont honnêtes. Selon lui, il existe une culture de cohésion au sein de ce parti. Il appartiendra à chacun des élus de « poser leur propre diagnostic », dit-il.

Il enjoint la population de ne pas mettre tous les politiciens dans le même panier.

Contribuables en colère

Les gens de Saint-Michel sont très en colère, affirme M. Benjamin.

L'ensemble de la classe politique de Montréal est interpellée, dit-il. Il faut, selon lui, mettre de côté la partisanerie pour « défendre le Montréalais qui, au quotidien, se saigne pour que cette ville fonctionne. Il faut défendre ce Montréalais-là ».

Frantz Benjamin n'a pas précisé combien de temps il donne à son parti pour procéder à cette opération « transparence ».

Malgré la tempête provoquée par la commission Charbonneau, la très vaste majorité des élus sont jusqu'ici demeurés loyaux au maire Tremblay et à son parti.

Plusieurs sources bien informées indiquent que si des défections ont lieu, ce sera vers la fin de l'année. Ils peuvent ainsi conserver le financement public qui leur est donné par la Ville de Montréal pour l'année suivante.

Un article de Davide Gentile

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