Jean Charest se joindra bientôt à un cabinet d'avocats de Montréal

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JEAN CHAREST GRANDCHILD QUEBEC
CP

QUÉBEC - Ce sera en quelque sorte un retour à la case départ pour l'ex-premier ministre Jean Charest, qui a choisi de retourner à la pratique du droit, a appris La Presse Canadienne.

Selon toute probabilité, M. Charest acceptera de jouer un rôle d'avocat-conseil dans un des grands cabinets d'avocats de Montréal, ont indiqué au cours des derniers jours plusieurs sources proches de l'ancien premier ministre.

Si le choix final de la firme n'est pas encore fait, sa décision de renouer avec sa profession d'avocat ne fait pas de doutes dans son entourage.

Durant les semaines qui ont suivi sa défaite électorale, le 4 septembre, M. Charest a reçu des offres fermes de cinq des principaux cabinets d'avocats de Montréal et au moins une d'un cabinet de Toronto.

Avant d'arrêter son choix sur l'un d'entre eux, il a cependant préféré prendre du recul, attendre un peu et partir en vacances pour se reposer après une éprouvante campagne électorale. Il est revenu samedi dernier d'un séjour à l'étranger qui l'a conduit en Europe, notamment à Londres où étudie son fils Antoine, et en Asie.

Ses anciens proches collaborateurs, qui ont requis l'anonymat, indiquent qu'il choisira un cabinet de Montréal qui lui permettra de jouer un rôle d'avocat-conseil, tout en effectuant de façon sporadique des mandats sur la scène internationale et en mettant à profit son vaste réseau de contacts au Québec et à travers le monde.

Admis au Barreau en 1981, M. Charest a brièvement pratiqué le droit à Sherbrooke, avant d'entamer en 1984, à l'âge de 26 ans, une carrière politique de près de trois décennies, tant à Ottawa qu'à Québec.

En troquant un cabinet politique pour un bien plus lucratif cabinet d'avocats, M. Charest suivra la voie tracée par au moins trois de ses prédécesseurs : Lucien Bouchard, Pierre Marc Johnson et Daniel Johnson.

Francophonie

Ces dernières années, les rumeurs persistantes voulant qu'il multipliait les démarches en vue de poursuivre sa carrière à l'étranger après la politique, à la tête d'un organisme international, ne paraissent donc pas fondées, pour l'instant du moins. Car à court terme, ses plans de carrière réels ou présumés à l'international semblent avoir été mis entre parenthèses.

Dans les corridors de l'Assemblée nationale, une de ces rumeurs laissait croire qu'il cherchait à se positionner comme futur secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), poste occupé par Abdou Diouf depuis 2002. Mais de proches collaborateurs assurent que c'est complètement faux et qu'au contraire, M. Charest a milité pour la réélection de M. Diouf à la tête de l'organisation en 2010. On affirme aussi qu'il n'a pas levé le petit doigt pendant son règne de premier ministre ou après pour manifester son intérêt en vue d'obtenir un éventuel poste à l'international.

Plus que tous ses prédécesseurs, durant son règne, l'ex-premier ministre Charest a démontré sa préoccupation pour le rayonnement international du Québec, notamment en effectuant un nombre record de missions à l'étranger et en cultivant un impressionnant réseau de relations et d'amitiés dans plusieurs pays.

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